Pourquoi en numérique ? Un entretien avec Jérôme Dumont

J’ai rencontré Jérôme Dumont via Twitter, nous nous suivons depuis quelques mois. J’ai appris à mieux le connaître à travers son blog, nos brefs échanges, la Radio des Auteurs et cet entretien. Jérôme est pragmatique, direct, déterminé dans ses choix. Il écrit sérieusement sans oublier le plaisir et le jeu. Grand voyageur et auteur de la série romanesque, Rossetti & MacLane, Jérôme Dumont, se présente ainsi :

Avocat de formation, j’ai eu l’occasion de pratiquer pendant près de quinze ans le droit dans divers pays : la Belgique, ma terre d’adoption pendant une dizaine d’années, le midi de la France ensuite, qui m’a vu grandir et, enfin, le Québec, où je réside depuis un peu plus de six ans.

Voulant vérifier l’adage selon lequel « le droit mène à tout, à condition d’en sortir », mes efforts d’évasion furent récompensés en 2008 par une reconversion dans le multimédia, principalement en production de jeux vidéos et d’applications mobiles. J’ai eu le plaisir de participer à la création d’une dizaine de titres depuis et de baigner dans un milieu créatif et déjanté, troquant le costume pour le jeans !

J’ai baigné, depuis mon enfance, dans un mélange de cultures, d’influences et d’expériences qui m’ont permis de satisfaire un trait fondamental de mon caractère : la curiosité ! L’humour et le refus de se prendre au sérieux font également partie intégrante de ma personnalité : le plaisir de faire des bons mots, spirituels, ou pas, je l’ai hérité de ma grand-mère.

C’est toute cette expérience de vie, aussi bien professionnelle que personnelle, qui m’a finalement amené à me lancer dans l’écriture de romans… Sauf que… L’envie était là, pas le déclic.

Jusqu’à ce fameux matin ou les personnages que j’avais en tête depuis un petit moment se mirent à prendre vie: la série des aventures de Rossetti & MacLane était née !

Placée sous le signe des nouvelles technologies, de l’humour et du suspense, on assiste à la naissance d’une complicité entre deux êtres qui auraient très bien pu ne jamais se rencontrer et vont pourtant former un duo très efficace !

Cover_jeux_dangereux_V2.225x225-75En vente aussi sur Kobo et iBookStore

Jérôme Dumont répond aux  5 questions

1.

Comment as-tu défini le prix de ton ebook ?

Il est toujours difficile de mettre un prix sur son travail, qui a demandé peine et sueur. Cela étant dit, il faut considérer deux éléments principaux :
 
    • Le premier : les prix généralement pratiqués par les autres auteurs auto-édités. J’ai pu constater qu’il est très rare pour un auto-édité de proposer son livre à plus de 5 euros. Il faut rester réaliste et se mettre dans la peau du lecteur/découvreur d’auteur. Est-ce que je paierai plus que ce prix pour un parfait inconnu ? Non.
  • Le second : alors que dans un circuit traditionnel d’édition l’auteur ne peut prétendre à plus de 4 à 12% du prix de vente, nous savons que sur les plateformes d’auto-édition, il nous revient entre 50 et 70%. Il faut également en tenir compte dans la fixation du prix.

2.

Qui a formaté ton ebook ?

Depuis l’écriture jusqu’à la mise en marché, j’ai tout effectué seul. Alors que mon premier ouvrage, paru en 2011 fut très difficile à formater (surtout pour Kindle), fort heureusement, il existe aujourd’hui des outils qui facilitent
énormément la vie.
J’utilise Scrivener pour écrire et, outre ses qualités d’outil d’écriture, il présente le gros avantage de compiler très facilement au format .epub ou .mobi.
Il y a quelques paramétrages de base qui peuvent être pénibles (numérotation et/ou titre des chapitres, préservation de l’alignement du texte), mais une fois ces
écueils passés, on compile extrêmement rapidement et efficacement.
J’utilise ensuite Calibre pour envoyer par email mon manuscrit sur mon kindle et vérifier ainsi le formatage.
Enfin, l’usage d’Antidote est indispensable, même si l’outil n’est pas totalement infaillible pour analyser les structures de phrases.
 
 
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3.

Sur quelles plateformes ton livre est distribué ? S’il y a des plateformes sur lesquelles ton/tes livres ne sont pas distribué(s), donnes-en les raisons.

J’ai commencé par distribuer mes livres sur itunes (iBookstore), depuis 2011 pour mon premier livre (plutôt un témoignage qu’une fiction) et j’avais été très satisfait, d’autant que je n’avais strictement rien fait pour le promouvoir. J’ai donc naturellement pensé que pour mes romans, iTunes pourrait être ma plateforme de prédilection. Néanmoins, si les ventes de mon premier livre (qui parle de régime) ont bien marché, pour ce qui est d’une fiction, j’ai constaté que c’était beaucoup plus difficile. De façon très prévisible, c’est la plateforme d’Amazon qui donne les meilleurs résultats (mon livre de régime y figure d’ailleurs depuis 2011 et contrairement à Apple, il ne se vendait pas du tout).

Mes livres sont également distribués sur la plateforme de Kobo. Outre les difficultés techniques (Kobo Writing life est très pointilleux sur le formatage de l’ebook – en ce qui me concerne, ça a été des soucis de UUID dans l’encodage, ainsi qu’un format de date inapproprié dans les méta-données qui m’ont causé des soucis), les ventes restent anecdotiques et j’ai eu, aux débuts de la publication, toutes les difficultés à trouver mes ouvrages sur le site de Kobo…

Enfin, les livres sont également offerts sur la plateforme de Google, où les ventes sont encore plus anecdotiques que sur Kobo et la procédure de mise en ligne assez ardue.

La facilité et l’efficacité de la plateforme d’Amazon est, à ce jour, inégalée et je ne m’étonne pas que la grande majorité des auteurs auto-publiés se tournent vers cette dernière. J’ai par ailleurs récemment formaté mes livres pour les rendre disponibles en version papier, grâce à la plateforme Create Space. J’attends impatiemment les épreuves papier pour me faire une idée concrète de la qualité mais, là encore, passée une apparente complexité, Amazon a bien fait son travail.

J’envisage également de rendre mes livres disponibles au format audio, et je voulais utiliser la plateforme d’Amazon (www.acx.com) pour ce faire. Malheureusement, en l’état, il est indispensable de disposer d’une adresse aux Etats-Unis pour pouvoir procéder. Je vais me plonger plus en détail dans la question, car l’idée (qui m’a été suggérée d’ailleurs par un beta-lecteur que je remercie au passage) me semble intéressante. Sauf que, pour le moment, la mise à disposition sur amazon semble se limiter à amazon.com, ce qui en atténue encore largement l’intérêt.

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4.

Démarches-tu les blogs et sites de critiques. Combien de critiques as-tu obtenu sur ton/tes livre(s)? Es-tu satisfait(e) de tes relations avec ces sites et blogs ?

J’ai eu la chance d’être remarqué par un blog en démarrage RL21, qui a du reste critiqué mes deux premiers livres, sans que je ne les aie démarchés.

Je les ai contactés pour les remercier et nous avons gardé de très bons contacts ; ils font partie de ma liste prioritaire pour l’envoi de mes ouvrages lors de leur parution, de même que quelques lecteurs qui m’ont fait la gentillesse de me contacter directement et dont un, en particulier est devenu un beta-lecteur extrêmement précieux, avec qui j’ai eu le plaisir de longuement discuter de mes bouquins et de ma démarche.

J’ai également proposé mon livre en lecture commune sur un forum dédié au livre numérique, qui a été retenu. Les critiques sont globalement très positives et ce qui l’est moins m’a permis de m’améliorer.

On peut citer : le blog du Chat Fou

« L’écriture est fluide, la lecture l’est autant, c’est ce que j’appelle un roman de gare, un vrai. Et ce n’est pas péjoratif du tout, c’est le livre qu’on peut avoir dans un coin et lire d’un coup comme par petits bouts, même s’il n’est pas haletant, il est bien prenant, bref c’est un moment agréable. »

Ou encore :  Caput Mortuum

« Au final, cet ebook possède un énorme atout, son histoire, mais malheureusement, le texte manque de rythme et possède des longueurs. Ceci dit, d’une part, j’aime bien le personnage principal Maître Gabriel Rossetti et d’autre part, j’aime l’originalité du roman, je vais donc jeter un œil aux suites des enquêtes de Rossetti et MacLane. »

Ou bien : L’Avis de Deidre

« Mes attentes ont été en partie comblées. Jeux dangereux est un policier plutôt classique dans son approche, mais avec un style sympathique et maîtrisé et une très bonne idée de base. J’ai beaucoup aimé être projetée dans le milieu des jeux sociaux, et en apprendre un peu plus sur leur mode de fonctionnement. J’ai par contre parfois été perdue par du vocabulaire un peu trop technique et des descriptions trop nombreuses. L’histoire peine à démarrer, mais les personnages sont assez attachants pour que cela ne soit pas dérangeant. Le personnage d’Amandine, particulièrement, m’a beaucoup plu. »

Les aspects plus critiques de ces commentaires m’ont permis, je le pense, de m’améliorer, de fluidifier mon style et d’être plus attentif à la construction de mes intrigues.

J’ai beaucoup apprécié la diversité des commentaires positifs, qu’il s’agisse de tel ou tel personnage, des particularités retenues par chaque commentateur, même si, lors de la lecture de chaque critique, on a un peu l’impression de passer un grand oral !

Mais ça fait partie du jeu, et je pense qu’il faut se soumettre de bonne grâce à la critique dès lors qu’on met à disposition du public ses ouvrages.

En dehors de ça, j’ai sollicité pas mal de sites, blogs et autres et je dois avouer que, si la plupart répondent très poliment, la majorité a l’air très surchargée !

Cela dit, les prises de contact avec certains sites permettent parfois de faire connaissance avec des gens passionnés et ouverts aux nouveaux auteurs.

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5.

  • Quelles sont les actions qui ont le plus d’impacts sur tes ventes ? Peux-tu quantifier ces actions ?

Incontestablement, la gratuité.

Pour « amorcer la pompe », j’ai misé sur la gratuité pendant une période d’une dizaine de jours (le livre ayant été rendu gratuit sur iTunes et Kobo, Amazon s’est ajusté automatiquement, comme c’est leur usage).

Le résultat a été au-delà de mes espérances : près de 330 téléchargements gratuits en quelques jours, qui m’ont permis de me hisser numéro 1 des téléchargements gratuits sur Amazon.fr pendant presque trois jours !

Lorsque le premier ouvrage est redevenu payant, j’en ai réduit le prix à 0,99 euro et j’ai pu constater que non seulement les ventes du premier volume se maintenaient, mais surtout que les ventes du deuxième et du troisième volume ont largement décollées également (alors même que les prix sont plus élevés pour ces ouvrages : 2,99 et 3,99).

Je sais que certains auteurs sont réticents à la gratuité. En ce qui me concerne, j’ai adopté une démarche pragmatique : n’étant pas connu, il m’a semblé que c’était un bon moyen d’être découvert. Ce qui m’a valu de bonnes et de moins bonnes critiques, mais une fois encore, c’est le jeu.

Sans doute que mon expérience en développement d’applications mobiles, dont la grande majorité sont aujourd’hui disponibles en free to play m’a influencé et « décomplexé » vis-à-vis de la gratuité, mais au final, lorsqu’on écrit et qu’on met son livre à disposition du monde entier, on souhaite être lu !

La gratuité permet d’obtenir une visibilité qui me semble somme toute très intéressante ; à l’occasion de la sortie du quatrième épisode des aventures de Rossetti & MacLane, j’en ai profité pour célébrer l’événement par une nouvelle période de gratuité du premier tome.

Le blog de Jérôme Dumont

Déjà 4 volumes
Déjà 4 volumes

Lire les entretiens précédents d’auteurs auto-publiés :

Thibault Delavaud

Claire Roig

Jacques Vandroux

Marie Fontaine

Entretien avec Laurent Bettoni

Entretien avec Éric Nicolas

Entretien avec David Gaughran

Entretien avec Charlie Bregman

Entretien avec Agnès Martin-Lugand

Entretiens croisés avec Laurent Bettoni

Entretien avec Emily Hill

Entretien avec Fabienne Betting

Entretien avec Florian Rochat

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et  travaillent avec eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 

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Mes autres publications sur Amazon, Kobo et iTunes
Mes autres publications sur Amazon, Kobo et iTunes

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos – crédits : nui7711 – fotolia.com

1ère mise en ligne et dernière modification le 9 janvier 2014

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Pourquoi en numérique ? Un entretien avec Thibault Delavaud

Je connais Thibault Delavaud depuis peu de temps. Je l’ai découvert à travers son blog et nous nous suivons sur Twitter. À travers nos échanges sur les réseaux et par courriels, j’ai apprécié son volontarisme et sa vigueur. C’est un auteur consciencieux et dévoué à son écriture et aux univers qu’il invente. Le thème de sa novella, Eden, est un vrai thème dans la tradition des grands auteurs de science-fiction ; et, qui lui a été inspiré lors d’un voyage dans les grands espaces américains. N’avons-nous jamais eu envie de vivre à l’époque où la terre était un immense paysage sans homme ?  N’avons-nous jamais rêvé d’être la première créature humaine à fouler ce paysage ? Mais place à l’auteur d’Eden, Thibault Delavaud qui se présente ainsi :

Eden en vente sur Amazon
Eden en vente sur Amazon

Je m’appelle Thibault Delavaud, né en 1986 à Paris. J’écris depuis mon adolescence et c’est lors de mes études supérieures que je commence la rédaction de nouvelles de science-fiction.  Lorsque je découvre l’auto-édition numérique au début de l’année 2012, je décide de me lancer. Je retravaille mes textes et je publie six nouvelles sur Amazon à partir du mois d’avril 2012. J’ai notamment écrit Eden (une Novella, une centaine de pages), qui a enregistré plus de 500 ventes, depuis sa publication en septembre 2012. Je suis passionné par la littérature et j’apprécie quasiment tous les genres (avec un faible pour la science-fiction, évidemment). Je lis beaucoup de grands classiques de la littérature française et anglo-saxonne dont j’essaye de m’inspirer. Je raconte mon parcours d’auto-édité sur mon blog, j’y parle aussi de mes dernières lectures et y partage également mes réflexions et mes analyses sur la littérature.

Thibault Delavaud répond aux  5 questions

1.

Pourquoi l’auto-édition et non pas l’édition ?

L’auto-édition s’est imposée comme une évidence. Comme je le précisais dans ma bio, lorsque j’ai découvert que l’auto-édition se développait en France, j’ai tout de suite saisi l’opportunité. Je ne songeais pas à envoyer mes nouvelles à un éditeur : la nouvelle est un format que les éditeurs apprécient peu car difficile à publier et le genre (la science-fiction) est assez spécifique. Je ne me sentais pas prêt, passer par une maison d’édition traditionnelle me semblait difficile, long, très incertain… A l’inverse, l’auto-édition me donnait la possibilité d’apprendre, de faire les choses par moi-même et surtout de pouvoir échanger avec mes lecteurs, afin qu’ils me donnent leur avis, pour que je puisse progresser dans mon écriture. L’auto-édition, c’est la garantie de la liberté totale.

Eden en vente sur Amazon
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2.

Fais-tu des promotions ponctuelles (changement de prix, gratuité…) ? Sur quelles plateformes ?

J’ai fait plusieurs promotions, des gratuites et des baisses de prix. Je trouve que les promotions gratuites ne sont pas aussi efficaces qu’elles peuvent le paraître. Les lecteurs vont télécharger le livre (et pourquoi sans priver, c’est gratuit) mais il n’est pas sûr qu’ils le liront. Il sera un livre parmi l’immense pile des livres gratuits téléchargés par le lecteur. Il y a tellement de livres en promotion gratuite sur Amazon que finalement, cela ne permet pas tellement au livre de se démarquer.  En revanche, afficher clairement que l’on fait une baisse de prix sur un livre me paraît plus judicieux : le lecteur a davantage le sentiment de profiter d’une offre et le livre n’est pas galvaudé. Amazon limite le nombre de jours en promotion gratuite mais on peut à loisir modifier le prix de vente, donc il y a une meilleure flexibilité. Par contre, il est vrai que c’est à l’auteur de communiquer sur la réduction puisqu’Amazon ne fera rien.

3.

Combien de temps passes-tu par jour à la promotion de ton dernier livre ? Cela empiète-t-il sur ton temps d’écriture ? Utilises-tu les réseaux sociaux ? Lesquels et comment ?

Depuis que j’ai publié mes nouvelles (à partir d’avril 2012), j’ai passé beaucoup de temps à en faire la promotion, au détriment de l’écriture. Je passe beaucoup de temps également à écrire des articles sur mon blog mais l’essentiel de mes efforts a été porté sur la promotion de mes ouvrages. J’utilise quasi-exclusivement les réseaux sociaux : Facebook et Twitter (annonce de promotions relatives à mes nouvelles, liens vers mon book trailer, les nouveaux commentaires clients…). Surtout, plus que de faire de la « pub » ou de la promotion, je prends soin de parler de mes « actualités » et de rester au contact de mes lecteurs et de ceux qui s’intéressent à mes écrits et à mon blog. De cette manière, je dialogue directement avec des auteurs, des lecteurs, des connaissances rencontrées sur Internet…  Cela a été très enrichissant car j’ai ainsi pu rencontrer et échanger avec beaucoup de personnes et des passionnés par la lecture et l’écriture.

En vente sur Amazon
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4.

As-tu fait une présentation de ton livre dans un « trailer » et le diffuses-tu sur le net ? Sur quels sites ?

J’ai réalisé un book trailer pour Eden, que l’on peut voir sur Youtube mais aussi sur mon blog et sur Facebook. Le book trailer est un outil efficace mais qui n’est pas indispensable. Cela a un gros inconvénient : il est difficile d’attirer un vaste public. Autant les gens peuvent voir directement les posts sur Facebook et Twitter (même s’ils les lisent en diagonale), autant il faut  réussir à convaincre les internautes de cliquer sur la vidéo et mobiliser leur attention.

5.

Quelles sont les actions qui ont le plus d’impacts sur tes ventes ? Peux-tu quantifier ces actions ?

C’est la question que je me pose le plus souvent et qui est la plus difficile à résoudre. Etant donné que le nombre de ventes est limité car le marché des ebooks est très petit, il est difficile de véritablement déterminer si les actions « marketing » ont un impact immédiat réel ou si finalement elles donnent de la visibilité qui se révèlera payante sur le plus long terme. Je constate malgré tout que mes « annonces » sur Facebook en sponsorisant mes posts entraînent quelques ventes, une petite dizaine à peine généralement, sur des milliers de personnes touchées par mon post. Cela marche mais, compte tenu du coût de la campagne, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Je m’interroge… Je constate aussi une hausse de mes ventes (toujours très limitée) après la publication de nouveaux articles sur mon blog, quel que soit le sujet de ces articles. Preuve qu’il faut avant tout produire de la qualité. J’ai récemment donné une interview vidéo au site monBestSeller.com et elle a eu un impact modéré en termes de ventes mais énorme en termes de visibilité sur Internet.

Eden en vente sur Amazon
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Mais ce qui a eu le plus d’impact sur mes ventes n’a rien à voir avec mes actions « marketing ». Il s’agit des commentaires clients Amazon.  Eden a été très bien noté, ce qui m’a beaucoup aidé. Mon grand regret est qu’Amazon ne permet pas de faire de la publicité au sens traditionnel. Pour être visible, il faut que le livre fasse partie des meilleures ventes mais cela implique que des exemplaires s’en soient déjà vendus ! La combinaison hausse des ventes et critiques positives est évidemment la meilleure solution pour enregistrer des ventes significatives sur le long terme.  Reste à créer cette combinaison…

Eden en vente sur Amazon
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Le blog  de Thibault Delavaud

La page Amazon de Thibault Delavaud

 

Lire les entretiens précédents d’auteurs auto-publiés :

Claire Roig

Jacques Vandroux

Marie Fontaine

Entretien avec Laurent Bettoni

Entretien avec Éric Nicolas

Entretien avec David Gaughran

Entretien avec Charlie Bregman

Entretien avec Agnès Martin-Lugand

Entretiens croisés avec Laurent Bettoni

Entretien avec Emily Hill

Entretien avec Fabienne Betting

Entretien avec Florian Rochat

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et acceptent de travailler avec eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 

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Photos  ©Thibault Dalavaud

1ère mise en ligne et dernière modification le 6 octobre 2013

Pourquoi en numérique ? Un entretien avec Claire Roig

Claire Roig est un des rares auteurs auto-publiés avec qui j’ai déjeuné. Les réseaux sociaux provoquent aussi ce genre de rencontres. Claire m’avait contacté, car elle avait envie d’auto-publier un texte. Nous n’avons hélas pas pris de photo de cette rencontre, mais autour d’une omelette-salade et d’une tarte aux pommes, nous avons parlé d’écriture, de littérature, d’animation d’ateliers d’écriture, d’auto-publication et d’Amazon Kindle.

Claire est une femme sensible, extrêmement calme en apparence, ce qui la rend un peu mystérieuse… Nous nous sommes trouvées une habitude commune, nous buvons du café uniquement dans les cafés ou chez les autres, jamais chez nous. Politesse ou peur de déplaire ? Goût des autres ? Plaisir de tout partager ? Je vous laisse choisir..

Je suis plus que ravie de publier un entretien de Caire Roig et de vous présenter son livre qui depuis a vu le jour sur Kindle : Les mains coupées.

Claire se présente avec les mots de Claire :

Je suis animatrice d’ateliers d’écriture depuis octobre 2011 dans les Hauts-de-Seine (région parisienne). Mon travail se base, principalement, sur la mémoire et sur la fiction. J’ai cette passion de l’écriture depuis mes dix ans. Et grâce à mon métier, je peux transmettre cette passion.

J’ai commencé par écrire de la poésie à l’adolescence. C’était une façon de m’exprimer et de dénoncer ce qui me semblait injuste dans mon quotidien.

Puis il y a eu un tournant, vingt ans après. Je participais aux ateliers d’écriture d’un écrivain, Michel Manière. Et j’ai eu envie d’aller plus loin, d’apprendre et de progresser dans ma façon d’écrire. Bref, trouver ma voix (et ma voie), sachant que rien n’est acquis. L’écriture est à (re)conquérir à chaque fois. Mes yeux et mes oreilles se sont ouverts. J’ai compris, tardivement, qu’il ne faut pas attendre l’inspiration pour écrire. L’inspiration, c’est du bluff, une excuse pour ne pas écrire. Si je veux écrire et publier mon travail, je dois oser mettre les mots sur le papier et retravailler le texte. Ça prendra le temps que ça prendra. A chacun son rythme de travail.

J’ai écrit beaucoup de nouvelles non abouties, avec beaucoup de blancs et de trous. Quand j’écris, la musique est présente dans ma tête. Et quand elle disparaît, je ne me décourage pas, j’écris, avec des périodes plus ou moins régulières. La musique dans ma tête est indispensable car elle rythme mes mots, mes phrases. J’oralise quand j’écris. J’aime entendre les mots. J’oralise à voix haute ou en silence. C’est ma manière d’aborder, d’apprivoiser l’écriture.

2013-09-10

Claire Roig répond aux  5 questions

1.

Quelle est ton expérience dans l’édition avant le numérique ?

Mon expérience dans le monde de l’édition traditionnelle me laisse un goût amer. Je vais passer certains détails. J’ai signé un contrat avec une maison d’éditions en mars 2012. Le contact avec le personnel était quasi inexistant. Quand j’envoyais un mail ou lorsque je téléphonais, je n’avais pas de réponses. Par contre, quand eux prenaient la peine de me téléphoner ou de m’envoyer un mail, j’étais responsable. Responsable de quoi ? Je n’ai jamais compris. Je crois, pour l’avoir déjà vécu dans d’autres circonstances, que c’était une façon de rejeter leurs failles et incompétences sur mon dos. Bref, me culpabiliser d’une faute imaginaire. J’ai vécu des mois dans un état éprouvant. Finalement, le livre papier est sorti le 31 janvier 2013. Or la maison d’éditions a demandé un redressement judiciaire quinze jours après. De cette expérience, j’en sors salie et exploitée. J’en sors aussi plus autonome quant à mes choix.

Enn vente sur Amazon (tous pays)
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2.

Pourquoi le numérique ?

Le numérique s’est avéré être la solution pour faire vivre mon livre. Avant ça, des personnes m’ont fait confiance. Pour eux et pour moi, je devais, je dois continuer. D’autre part, si quelqu’un écrit depuis longtemps, comme moi, et prends des heures considérables pour écrire, pourquoi ses textes resteraient-ils au fond d’un tiroir ? Ou sur la toile, par le biais d’un blog, par exemple ? Ecrire est un travail et l’auteur mérite son salaire.

3.

Qui a formaté ton e-book ? Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ? Quels sont les conseils que tu peux donner ?

J’ai formaté le livre moi-même grâce à un livre publié par Amazon (Préparation de votre livre pour Kindle) pour les apprentis comme moi. Les difficultés rencontrées sont d’ordres techniques : enlever les retours chariots pour les remplacer par des espacements au niveau des paragraphes ; et la table des matières qui ne fonctionnait pas. J’ai donc supprimé celle-ci. Le seul conseil que je peux donner à quelqu’un qui veut formater son livre, c’est de ne faire aucun formatage dès le début de l’écriture du texte dans le fichier. Bref, attendre la fin du livre pour commencer le formatage du fichier.

2013-09-10

4.

Fais-tu des promotions ponctuelles (changement de prix, gratuité) ? Sur quelles plateformes ?

Pour mon livre, Les mains coupées, j’ai fait deux opérations de gratuité. Ce fut une erreur : erreur d’une débutante dans l’autoédition. Car la gratuité laisse à penser que l’on peut faire tout et n’importe quoi sur Internet. C’est-à-dire que le lecteur potentiel peut acquérir des livres gratuitement, et que c’est son droit. Or non, ce n’est pas le cas. Tout travail mérite un salaire. D’autre part, le lecteur du numérique ne prend plus le risque de la découverte d’un livre, d’un auteur, d’un style, d’une voix. Le lecteur prend ce risque dans une librairie traditionnelle, alors pourquoi pas pour une librairie numérique ? J’avoue que quelque chose m’échappe. Et en même temps, la gratuité permet de découvrir un auteur qu’on n’aurait pas découvert autrement. C’est paradoxal. La gratuité peut être bien pour le commencement mais, surtout, elle ne doit pas être généralisée. C’est un mode de fonctionnement à double tranchant.

5.

Si tu as déjà publié en maison d’éditions papier : peux-tu décrire les avantages et désavantages de l’auto-publication numérique comparée à l’édition papier ?

Pour ma part, je vois plus de similitudes que de divergences. Dans les deux situations, il faut trouver son lectorat, son public, ses lecteurs, ceux qui n’hésiteront pas à investir dans votre prochain livre. Dun côté, dans l’auto-publication numérique, on doit compter sur soi-même, tout repose sur mes épaules. Il y a, évidemment, l’entraide entre auteurs qui permet de ne pas se sentir isolée. Un livre numérique ne prend pas de place dans un appartement (même si j’aime le livre papier). Le seul « hic », me semble-t-il, est la vente. Comment faire connaître son livre à un public et comment faire pour que ce public vous fasse confiance ? D’un autre côté, s’auto-publier permet de ne pas tomber dans le piège de certaines maisons d’éditions qui se réclament professionnelles, mais qui au final, dépouillent l’auteur de son œuvre, de son argent, et surtout, de son énergie et de son élan pour créer.

Merci Chris.

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Le blog  de Claire :  En mode écriture

 

Lire les entretiens précédents d’auteurs auto-publiés :

Jacques Vandroux

Marie Fontaine

Entretien avec Laurent Bettoni

Entretien avec Éric Nicolas

Entretien avec David Gaughran

Entretien avec Charlie Bregman

Entretien avec Agnès Martin-Lugand

Entretiens croisés avec Laurent Bettoni

Entretien avec Emily Hill

Entretien avec Fabienne Betting

Entretien avec Florian Rochat

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et acceptent de travailler avec eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 

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Photos  ©Marie Fontaine ©Julian Mason (Flickr CC BY 2.0)

1ère mise en ligne et dernière modification le 25 août 2013

Pourquoi en numérique ? Un entretien avec Jacques Vandroux

Derrière le nom de Jacques Vandroux se cache une équipe soudée, en couple dans la vie, composée de Jacques, le romancier, et de Jacqueline, son épouse et agent littéraire. Grenoblois d’adoption et tous deux ingénieurs.

Je les ai rencontrés sur les réseaux sociaux et dans les groupes d’auto-publiés. Ils ont fait un joli succés avec Au Cœur du Solstice le dernier roman de Jacques. Publié en février 2013 et qui affiche au compteur 5 500 copies vendues à ce jour.

Dans la tranquillité de l’été, ils ont publié un guide Grimpez vers le top 100 dans lequel ils relatent leur expérience étape par étape. Ce nouvel ebook, dont une version papier vient tout juste de sortir, intéressera tous les  auteurs qui se posent des questions sur l’auto-publication numérique. Les guides sérieux sur le sujet et basés sur l’expérience d’un succès sont encore rares en français, cette rubrique tente de vous les présenter. J’espère que le guide de Jacques et Jacqueline répondra à vos attentes et vous encouragera et soutiendra dans vos démarches.

En attendant, place aux deux J !

Jacques a toujours aimé écrire, et c’est en 2005, qu’il a commencé son premier roman, Les Pierres Couchées, pour passer les heures d’attente stériles au cours de ses nombreux déplacements. Écrire est pour lui un moment agréable. Il ne peut malheureusement pas s’y consacrer autant qu’il le souhaiterait, bien pris par ailleurs, par son métier et sa vie de famille. Deux romans ont pourtant suivi, et un autre est en train de voir le jour, en espérant qu’il aura autant de succès que les précédents.

Jacques-line quant à elle, est quelqu’un qui a la tête sur les épaules. Elle s’intéresse aux nouvelles technologies, sans pour autant être une experte. Un peu plus disponible que Jacques, c’est elle qui s’occupe de tout ce qui n’est pas écriture : formatage, couvertures, publication numérique et papier, aspects administratifs et légaux, relectures et corrections, création et alimentation d’un blog, et enfin, marketing et relationnel. C’est elle, par exemple, qui écrit le premier jet des interviews de Jacques, dont celle-ci. Des tâches finalement conséquentes, surtout lorsqu’on débute. Avec la parution de Grimpez vers le top 100, un guide pour bien débuter dans l’auto-édition numérique, dans lequel elle partage cette expérience, Jacques-line sort un peu de l’ombre.

Cette aventure éditoriale à deux a été une expérience de couple vraiment exaltante qui nous a fait découvrir un monde nouveau, et rencontrer, aussi bien virtuellement que dans la vie réelle, des gens passionnés. Mais ne nous emballons pas ! Sinon, nous n’allons pas réussir à répondre aux questions de Chris.

Disponible sur Amazon, Itunes, Kobo, Kobo by Fnac, chapitre.com
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Jacques et Jacqueline  répondent aux  5 questions

1.

 Pourquoi l’auto-édition numérique et non pas l’édition ?

Après l’écriture de son premier roman, Jacques a fait le tour d’un grand nombre de sites internet et de forums consacrés à l’édition. Ce qu’il y a lu l’a découragé. Une moyenne d’un manuscrit pour 600 acceptés, cela laisse peu de chances d’être l’élu, surtout pour un primo-romancier qui n’a aucune expérience. Et puis… on ne se voyait pas envoyer un manuscrit de plus de 600 pages A4 à une centaine de maisons d’édition. La perspective d’être édité un jour est donc restée dans le domaine de l’utopie, du « Un jour… peut-être ».

Plus tard, nous avons découvert l’auto-édition numérique par hasard, grâce à l’émission Capital dans laquelle David Forest présentait son parcours. Nous nous sommes dit « Pourquoi pas nous ? ». Nous étions totalement inexpérimentés, mais nous nous sommes lancés par jeu, espérant une centaine de ventes dans l’année. Après le succès des deux premiers romans, nous avons hésité à nous faire éditer par un éditeur numérique pour Au Cœur du Solstice. Mais nous avions envie de rester maîtres du jeu. Nous ne voulions pas nous engager, avec l’idée qu’un éditeur ayant pignon sur rue nous ferait peut-être une proposition intéressante. Nous sommes de doux rêveurs.

Pour Grimpez vers le top 100, un livre qui parle d’auto-édition numérique, le choix s’est imposé de lui-même.

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2.

Vous avez fait la couverture ? Basée sur quels critères ? Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées, les conseils que vous pouvez donner ?

Ah, la couverture… vaste sujet ! Un point sur lequel notre marge de progression reste importante. Sans connaissance dans les logiciels graphiques, nos couvertures sont totalement artisanales, et nous l’assumons. Certains les trouvent sympas, d’autres ne les trouvent pas terribles, question de goût. Nous, on aime bien ! Elles ont au moins le mérite d’attirer l’œil et n’ont pas empêché le succès des romans de Jacques. Pour l’avenir, nous avons prévu d’en modifier certaines, et pourquoi pas un jour de faire appel à un professionnel. Mais cela prend du temps de chercher  et trouver la perle rare qui réalisera la couverture de nos rêves, tout en respectant une certaine éthique.

Pour Grimpez vers le top 100, nous avons eu un coup de pouce : des conseils personnalisés de Laurent Bettoni, que nous remercions. Il est vrai que cette dernière couverture fait un peu plus professionnelle que les précédentes.

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3.

Faites-vous des promotions ponctuelles (changement de prix, gratuité…) ? Sur quelles plateformes ?

Pour Grimpez vers le top 100, vendu 2.99 euros, nous n’avons pas prévu de faire de promotion ponctuelle. Ce livre est déjà vendu à bas prix par rapport au travail de recherche qu’il y a derrière, et nous ne souhaitons pas le brader. Jacques-line a écrit ce guide pour valoriser son expérience et en faire profiter ceux qui le souhaitent. Elle a cherché à en faire un guide sérieux et complet. Les premiers commentaires des lecteurs semblent montrer que le pari est réussi.

Pour Au Cœur du Solstice Amazon nous a proposé une offre éclair Kindle. Une occasion qui ne se refuse pas ! Cela permet de  monter rapidement dans le top 100 des ventes et de toucher de nouveaux lecteurs. Sur les autres plateformes, il n’y a pas eu de promotion.

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4.

Quelles sont les actions qui ont le plus d’impacts sur tes ventes ? Peux-tu quantifier ces actions ?

Beaucoup d’actions peuvent être mises en œuvre pour tenter d’augmenter les ventes. La plupart sont très chronophages, et il est vraiment difficile de quantifier exactement leur impact. Nous n’avons, par exemple, aucune idée du nombre de nouveaux lecteurs que notre blog a pu nous amener.

Par contre, l’action qui apporte le plus de ventes et de nouveaux lecteurs est, dans notre cas, la publication d’un nouveau livre. Si un auteur dispose de peu de temps, il vaut mieux à notre avis, qu’il se concentre en priorité sur l’écriture.

5.

Démarches-tu les blogs et sites de critiques. Combien de critiques as-tu obtenues sur ton/tes livre (s) ? Es-tu satisfait (e) de tes relations avec ces sites et blogs ?

Au Cœur du Solstice bénéficie de quatre chroniques dont une seule a été sollicitée. Toutefois, nous ne systématiserons pas ce genre de démarche. Nous avons du mal à solliciter les gens d’emblée, sans avoir au préalable créé une relation avec eux. . Et puis… certains chroniqueurs ont une Pile à Lire tellement longue ! Par ailleurs, la recherche de blogs adéquats peut s’avérer longue lorsqu’on ne connaît pas ces milieux. Cependant, même si l’impact sur les ventes est très difficile à quantifier, il est toujours agréable de voir son livre commenté par un lecteur ou une lectrice qui a pris le temps de lire le roman et de donner son avis. Nous avons ensuite lié des liens cordiaux avec les chroniqueurs.

D’ailleurs, j’en profite pour lancer un appel : si jamais un chroniqueur lit ces lignes et souhaite chroniquer un de nos livres, qu’il n’hésite pas à nous contacter !!

L’intérêt du numérique, c’est aussi qu’il n’y a pas d’urgence. À titre d’exemple, La femme sans peur de Jean-Philippe Touzeau est paru en décembre 2012  et fait un tabac six mois plus tard.

Pour sa promotion, chacun peut donc aller à son rythme, et qui sait, peut-être la magie du numérique opérera-t’elle ?

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Blog de Jacques Vandroux :

http://www.jacquesvandroux.blogspot.fr

 

Lire les entretiens précédents d’auteurs auto-publiés :

Entretien avec Marie Fontaine

Entretien avec Laurent Bettoni

Entretien avec Éric Nicolas

Entretien avec David Gaughran

Entretien avec Charlie Bregman

Entretien avec Agnès Martin-Lugand

Entretiens croisés avec Laurent Bettoni

Entretien avec Emily Hill

Entretien avec Fabienne Betting

Entretien avec Florian Rochat

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et acceptent de travailler avec eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 

GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos  ©2013 Jacqueline Vandroux & Jacqueline Vandroux

1ère mise en ligne et dernière modification le 31 août 2013

Pourquoi en numérique ? Un entretien avec Marie Fontaine

En 2011, nous étions peu nombreux à nous auto-publier en numérique, et tout naturellement j’ai rencontré Marie Fontaine via les réseaux sociaux. Nous tentions, dans un esprit d’entraide et de partage, de comprendre les rouages et les possibilités de cette nouvelle pratique balbutiante en France.

Au cours de ces deux années, j’ai échangé beaucoup avec Marie. C’est une auteure courageuse, généreuse et comme moi, elle est bilingue. Quelques ebooks plus tard… Je suis ravie qu’elle réponde aux cinq questions de la rubrique.

Marie vient d’auto-publier son premier roman, Gemini. Cette nouvelle publication lui a donné envie de partager son expérience sur l’auto-édition. Gemini est entré dans le Top100 Amazon dès sa sortie et a tenu 18 jours. Un beau record compte tenu de son prix. Je la laisse se présenter avec ses mots :

Je n’aime pas beaucoup parler de moi, je préfère laisser mes livres le faire à ma place…

Sachez seulement que le français n’est pas ma langue maternelle mais que je lui voue une passion sans bornes, au point de n’écrire que dans cette langue. Tous ses pièges sont pour moi des délices.

Marie Fontaine
Marie Fontaine

Je vis dans le sud depuis mon arrivée en France, à l’âge de deux ans. Dans ce cadre privilégié, je contemple la nature, la vie, la mort, les gens. J’essaye de restituer mes impressions dans mes écrits, nouvelles, courts récits, romans, et bientôt, une série en numérique, grande nouveauté pour moi.

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Marie Fontaine répond aux  5 questions

1.

 Pourquoi l’auto-édition et non pas l’édition ?

Je dois tout d’abord signaler que j’ai été éditée pour mon roman Gemini (version papier) par une maison d’édition traditionnelle, qui aujourd’hui n’existe plus, malheureusement… Malheureusement parce que le contact avec l’équipe était chaleureux, humain. L’auteur avait carte blanche, nous étions bien loin de l’écriture politiquement correcte exigée de nos jours par la plupart des grands noms de l’édition.

Un peu échaudée par cette herbe brusquement coupée sous mes pieds, je ne me voyais pas piocher de nouveau dans mes réserves d’énergie et  de temps, pour partir à la recherche d’un nouvel éditeur. Je ne voulais qu’écrire, sans être parasitée par ces à-côtés épuisants et chronophages. Je me suis donc tout naturellement tournée vers l’auto-édition. J’ai vraiment conscience que l’existence d’Internet, avec tous les outils proposés à la création, quelle qu’elle soit, est une véritable aubaine pour les artistes en général, et les auteurs en particulier, aussi bien professionnels qu’amateurs. J’ignore si je me serais lancée dans l’édition de mon écriture si La Toile ne s’était pas tissée.

Au-delà de l’évidente facilité, j’ai choisi l’auto-édition pour deux autres raisons…

La première : je suis du genre perfectionniste et j’aime l’idée de pouvoir garder un œil sur mes créations à chaque phase nouvelle. Avec l’auto-édition, je suis bien servie : je peux tout gérer, de A jusqu’à Z.

La seconde : je ne supporterais pas d’être censurée. Seule l’auto-édition offre ce respect-là à l’auteur. Je veux pouvoir garder ma liberté de ton, écrire ce que je veux, comme je veux. Je veux que mes textes soient publiés sans qu’aucune virgule n’y soit changée. C’est moi et moi seule qui écris mes textes (je n’ai pas de nègre!). En tant qu’auteur, je m’estime capable (et obligée) de donner à lire un texte impeccable, sans avoir à dépendre de l’avis de Pierre ou de Paul. Il m’est arrivé, par le passé, de demander l’avis de ce que l’on appelle des bêta-lecteurs. Ces avis, bien souvent, même s’ils se voulaient amicaux, auraient fini, si je les avais suivis, par dénaturer complètement ma plume…

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2.

Pourquoi le numérique ?

Je suis et serai toujours une fervente défenderesse du livre dans sa version papier. Mais j’estime qu’il serait regrettable de rejeter en bloc les nouvelles technologies. Personne n’a jamais pu stopper la marche du « progrès ». Les choses changent, en matière d’édition, nous assistons en direct à son évolution. Ce serait dommage de passer à côté et de se laisser engluer dans une attitude passéiste. J’ai donc pris mon courage à deux mains et je me suis penchée sur la question. De fil en aiguille, j’en suis arrivée à formater mes manuscrits de façon à les diffuser en numérique. En définitive, c’est relativement simple. Le numérique offre de nombreux avantages : facilité, rapidité, visibilité. Pourquoi s’en priver ? Cependant, je suis très inquiète quant à l’avenir du livre papier, je déplore les fermetures en cascade des librairies. Pour moi, l’idéal serait que numérique et papier se complètent plutôt que de se combattre. C’est pourquoi mes publications en numérique auront dans quelque temps leur pendant en papier.

3.

Qui a formaté ton e-book ?

J’ai plusieurs e-books édités en numérique, que j’ai moi-même formatés. Je suis loin d’être une spécialiste en informatique et j’ai surtout eu des problèmes au moment de passer à la conversion de mes fichiers en Epub ou Mobi. En demandant à droite à gauche sur le net, j’ai fini par savoir quels logiciels utiliser pour avoir le meilleur résultat possible.

Dans le cas de Gemini, comme je souhaitais bénéficier du Label Qualité Auto-édition, j’ai fait appel aux services de la plate-forme Auto-édition, gérée par Bruno Challard. Les services d’aide à l’édition de cette plate-forme sont gratuits, tous fournis par des bénévoles passionnés, dans le cadre d’un « Troc-services ». Il suffit de s’enquérir des disponibilités des uns et des autres pour avoir un délai de traitement des fichiers relativement court, une semaine, en gros.

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4.

Comment as-tu défini le prix de ton e-book ? Les raisons ?

J’ai jeté un coup d’œil aux prix pratiqués sur les sites de vente en ligne et j’ai essayé de couper la poire en deux. À moins d’1 €, sauf s’il s’agit d’une courte nouvelle, je pense que le livre perd toute sa crédibilité, le lecteur pensant que l’auteur brade ses ouvrages. Si l’on suit le cheminement de sa pensée, un ouvrage bradé ne peut pas être bon. Sinon, pourquoi l’auteur le braderait-il ? À l’inverse, on trouve des e-books dont le prix dépasse parfois très largement le prix de 10 €. Je trouve cela très prohibitif, il n’est pas normal qu’un livre numérique soit vendu quasiment au même prix qu’un livre papier, les coûts de fabrication du premier étant nettement plus bas. Pour ma part, un prix aux alentours de 5 € pour un roman est tout à fait correct. N’en déplaise à certains qui trouvent ce prix encore beaucoup trop haut, écrire n’est pas un jeu facile. C’est un travail à part entière pour lequel on en arrive très vite à ne plus compter les longues heures passées en recherches, écriture, relectures, corrections. Je suis désolée, mais tout travail mérite salaire.

5.

Sur la couverture de Gemini, ton premier roman, figure un Label Qualité Auto-édition. C’est le premier e-book que je vois avec ce label. Peux-tu expliquer de quoi il s’agit et comment ça fonctionne ?

L’idée de ce label est née en réaction à la vague de médiocrité de (trop) nombreux e-books auto-édités, qui font ombrage aux bons e-books et ne participent pas du tout à sortir l’auto-édition de son carcan de mauvaise réputation. On peut lire sur les sites de vente en ligne les témoignages de nombreux lecteurs en colère, parce qu’ils ont l’impression de s’être fait avoir. Ces lecteurs-là n’ont qu’une envie : tourner définitivement le dos aux auteurs auto-publiés. C’est pour leur donner des repères dans la jungle numérique que ce label s’est mis en place.

L’auteur qui souhaite en bénéficier adhère à la Charte Qualité et soumet son manuscrit aux contrôleurs du site Auto-édition, cité plus haut. Chaque contrôleur vérifie minutieusement les pages qui lui sont confiées et remplit une grille qui liste tous les critères « qualité » demandés. Tant que les objectifs ne sont pas atteints, le manuscrit est rejeté. Ces critères concernent plus particulièrement la forme. Le fond est plus délicat à traiter, c’est quelque chose de très subjectif, ce qui plaît aux uns déplaira aux autres et vice-versa. Les contrôleurs veillent tout de même à ce que les textes aient un minimum de cohérence et soient écrits dans un français correct. Je remercie ici mes trois contrôleurs : Bruno Challard, Jiva Bahati et Charlie Bregman.

Je suis très heureuse que Gemini ouvre le bal…  Merci beaucoup pour cette entrevue, Chris !

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Les blogs de Marie :

Marie Fontaine sur KAZEO

Ses chroniques sur DARKLIMELIGHT

Page auteur sur Amazon de Marie Fontaine

 

Lire les entretiens précédents d’auteurs auto-publiés :

Entretien avec Laurent Bettoni

Entretien avec Éric Nicolas

Entretien avec David Gaughran

Entretien avec Charlie Bregman

Entretien avec Agnès Martin-Lugand

Entretiens croisés avec Laurent Bettoni

Entretien avec Emily Hill

Entretien avec Fabienne Betting

Entretien avec Florian Rochat

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et acceptent de travailler avec eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 

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Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos  ©Marie Fontaine ©Julian Mason (Flickr CC BY 2.0)

1ère mise en ligne et dernière modification le 25 août 2013

Pourquoi en numérique ? Un entretien avec Éric Nicolas

Eric Nicolas n’est pas un auteur de fiction, mais il est un vrai mobo (Mobile Bohemian) ou digiborigène et a trouvé dans la publication numérique un moyen de vivre en phase avec ses aspirations. Il est essentiellement un auteur de contenus informatifs, mais son site : La Plume Autonome , va intéresser tous les auteurs, y compris les auteurs de fiction. Je suis inscrite à la newsletter de son site depuis plusieurs mois et j’en apprécie les vidéos pédagogiques et les conseils. La Plume Autonome est une mine de renseignements et de How to do… J’ai donc proposé à Nicolas de répondre aux questions de Pourquoi en numérique ? Chaque auteur possède une expérience unique venant enrichir l’expérience collective. J’espère que vous trouverez dans son guide et sur son site l’aide nécessaire au développement de vos publications.

Après un échange sur Skype, je confirme qu’Éric Nicolas possède les qualités de son site. Il est généreux, intuitif et pédagogue. Je recommande aux auteurs de suivre sa newsletter qui les aidera sur nombreux points très concrets dans leur démarche d’auto-publication.

Je laisse Éric se présenter :

Marketeur en ligne et auteur éditeur indépendant en numérique depuis deux ans sous plusieurs noms de plume, avec du contenu informatif publié sur Kindle, mais aussi plus récemment sur Ibookstore d’Apple et Kobo. J’ai découvert l’auto-édition grâce à Christian Godefroy et commencé à publier en anglais sur Amazon Kindle, puis en français dès le premier jour de l’ouverture sur le marché francophone.

Éric Nicolas
Éric Nicolas

Au tout début, je vendais à peine un puis deux/trois ebooks par semaine, qui sont devenus cinq par jour, 20, 30 etc pour un revenu « passif » complémentaire dans un premier temps et un revenu à part entière aujourd’hui grâce à a vente de milliers d’ebooks chaque mois, dans des domaines différents. À ce jour, je publie plus de 30 ebooks dans des niches variées, dont un peu plus d’une vingtaine en français et un peu plus d’une dizaine en anglais, sous différents noms d’auteurs. Dans la foulée, j’ai lancé le blog « La Plume Autonome » ainsi qu’une communauté d’auteurs indépendants débutants et avancés, que j’aide à travers une newsletter gratuite et des vidéos + une conference-room sur Skype, le tout pour venir en aide à d’autres collègues auteurs indépendants ou qui souhaitent se lancer dans l’aventure et peuvent y trouver gratuitement du soutien de groupe pour leur démarrage d’activité. En parallèle, j’ai une activité de marketing d’affiliation un peu en français, mais surtout en anglais sur supports américains (vidéo-marketing) dans plusieurs niches, de façon quasiment automatique en référençant des vidéos sur Youtube pour faire des démos de produits auxquels je suis affilié. J’adore voyager (souvent), lire, cuisiner, apprendre de nouvelles choses et aider les autres à se développer pour vivre comme moi de leurs passions. Mon idéal est de permettre à un maximum de personnes de développer leur carrière tout en aménageant du temps libre, grâce au web.

Éric répond aux  5 questions

1.

Pourquoi l’auto-édition et non pas l’édition ?

Si tu permets un préambule, merci pour ton accueil et à tous ceux et celles qui nous lisent. J’ai choisi l’auto-édition par pur esprit d’indépendance. Cela s’est imposé à moi parce que comme pour n’importe laquelle de mes activités, je m’imaginais pas devoir attendre le bon vouloir de tiers pour agir, en l’occurrence d’un éditeur pour publier. Surtout en plus quand on connait la pingrerie de la plupart de ces derniers, et qu’on compare avec les pourcentages qu’on gagne en étant auteur-éditeur indépendant !

2.

Pourquoi le numérique ?

Je crois beaucoup en l’avenir du numérique. Christian Godefroy qui en était un précurseur prévoyait déjà, avant même l’invention de la tablette et du smartphone ou encore même du Kindle, qu’un jour nous allions pouvoir lire sur des supports électroniques transportables. Cette phrase était toujours restée dans un pan de ma mémoire, même si je me suis mis à publier bien longtemps après. Une autre raison peut-être d’avoir fait ce choix, est que je suis un geek hyperactif qui adore tout ce qui est numérique :))

Plus sérieusement, vu que je publie non pas de la fiction, mais uniquement du contenu informatif comme des guides pratiques par exemple, je trouve l’idée de pouvoir remettre le contenu à jour séduisante, car elle permet de proposer du contenu toujours frais, en temps réel, et de tenir compte des suggestions de lecteurs lorsqu’elles sont constructives.

La plume autonome aussi sur Facebook
La plume autonome
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3.

Vérification du formatage sur liseuses et tablettes. Quels problèmes as-tu rencontré ? As-tu pu les régler ? Si oui, facilement ? Difficilement ?

Vaste sujet ! Aaahh ce formatage – il m’en a fait passer des heures à se cogner parfois la tête contre les murs, surtout avec Open Office qui est un remarquable outil pour toutes sortes de documents, mais un vrai cauchemar pour le formatage Kindle ! Au départ j’utilisais un logiciel qui aujourd’hui est « has been » (Mobipocket) ensuite j’ai enchainé avec Calibre et toujours quelques galères même en utilisant Word.

Puis j’ai pris un système ultra-rapide et très sympa pour formater en ligne mais aujourd’hui, je ne me préoccupe même plus de formatage grâce à un autre logiciel étonnant qui prend tout en charge, en permettant aussi de publier plus d’ebooks en un temps record. Je fais d’ailleurs la démo de ce logiciel sur un article de mon blog tant je le trouve incroyablement génial pour le temps et le rendement qu’il permet de gagner.

4.

Utilises-tu des stratégies différentes selon les livres que tu publies et pourquoi ?

Oui, car lorsque tu publies du contenu informatif il faut s’assurer de bien appréhender ton marché et comme je publie sur plusieurs marchés avec des profils d’auteurs différents (noms de plume) je ne m’adresse pas toujours aux mêmes audiences et du coup, la stratégie varie d’un sujet à l’autre. Ceci étant dit, je suis pas un « stratège » dans l’âme, et je pense qu’il faut aussi une part de feeling, d’intuition qu’on développe au fur et à mesure qu’on publie. Par ailleurs le fait même de publier plusieurs ebooks et pas focaliser sur seulement un est une stratégie en soi, qui peut aussi très bien fonctionner pour de la fiction: J’ai des amis/collègues auteurs américains de fiction qui affirment avoir boosté les ventes de leur premier bouquin après avoir sorti d’autres de la même série ou du même thème.

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5.

Es-tu satisfait de tes relations avec tes lecteurs que ce soit sur ton blog ou sur les plate-formes comme Amazon ?

Oui. Si on prend l’exemple de mon guide de publication : Comment bien gagner sa vie en publiant facilement je mets un point d’honneur à entretenir d’excellentes relations avec la plupart de mes lecteurs, d’autant que nous partageons une passion commune pour l’auto-édition numérique.

Le blog (que j’avais créé bien avant de sortir le guide) et la newsletter gratuite Secrets d’auto-édition me permettent d’apporter à mes collègues auteurs indépendants un vrai suivi et du soutien dans leur activité, ainsi que la « Skyperoom des Plumo’s » une conference-room virtuelle que j’ai créée pour leur permettre d’échanger tuyaux et commentaires entre eux, tout en apportant ma contribution.

Sur Amazon, le guide a + de 50 commentaires positifs qui viennent du cœur, et seulement 2/3 critiques de grincheux ce qui est à la fois une logique mathématique et un mal nécessaire car fort heureusement, on ne peut plaire à tout le monde et il existe des profils de gens à qui on préfère de toute façon… Ne pas plaire !

Pour la plupart de mes autres publications j’avoue ne pas avoir cherché à tisser des liens avec les lecteurs, même si j’apprécie la plupart de leurs commentaires sur Amazon je préfère – s’agissant d’ebooks publiés sous d’autres noms – garder un peu de distance tout en me mettant en quatre pour leur apporter du contenu de valeur.

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Lire les entretiens précédents d’auteurs indés :

Entretien avec Laurent Bettoni

Entretien avec David Gaughran

Entretien avec Charlie Bregman

Entretien avec Agnès Martin-Lugand

Entretiens croisés avec Laurent Bettoni

Entretien avec Emily Hill

Entretien avec Fabienne Betting

Entretien avec Florian Rochat

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et acceptent de travailler avec eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 

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Photos  ©Éric Nicolas

1ère mise en ligne et dernière modification le 21 juillet 2013

Pourquoi en numérique ? Un entretien avec Laurent Bettoni

J’ai déjà échangé avec l’auteur, Laurent Bettoni, dans un entretien croisé. Aujourd’hui je l’invite à répondre aux cinq questions. Sa double expérience à la fois dans l’édition traditionnelle et l’édition indé numérique lui permet d’émettre une excellente analyse de la situation, mais Laurent Bettoni ne se contente pas d’une analyse, il propose des pistes et des solutions. Voici comment il se présente lui-même :

Souvent empreints de références de la pop culture, les récits de Laurent Bettoni évoquent la fragilité des êtres et explorent l’âme humaine jusque dans ses recoins les plus sombres, où il aime à penser qu’une part de lumière, aussi faible soit-elle, scintille encore. Son regard n’exclut donc pas l’humour ni la bienveillance. Loin des clivages traditionnels et réducteurs entre littérature blanche et littérature noire, il se définit comme un auteur de littérature « grise », qui mêle les genres.

Laurent Bettoni
Laurent Bettoni

Son premier roman, Ma place au paradis, a été publié aux éditions Robert Laffont. Est parue en avril 2013 le premier épisode de sa série littéraire, intitulée Les Costello, une série mordante (éditons La Bourdonnaye). Son prochain roman, Arthus Bayard et les Maître du temps (Don Quichotte éditions), paraîtra le 17 octobre 2013.

Cet homme qui vit avec son temps s’intéresse également aux nouveaux modes d’écriture et d’édition. Il a publié avec succès en indépendant, Écran total (roman), Les Corps terrestres (roman), Le Bois mort (nouvelle), Léo et l’araignée (récit jeunesse), Léo et le monstre sans visage (récit jeunesse). Les trois derniers textes ont été adaptés, mis en musique et diffusés sur France Musique.

Laurent Bettoni est également auteur sociétaire de la Sacem et critique littéraire pour Service littéraire, La Cause littéraire et, à partir septembre 2013, pour IDBOOX.

Laurent répond aux  5 questions

1.

Quelle est ton expérience dans l’édition avant le numérique ? 

Mon premier roman, Ma place au paradis, est paru chez un éditeur traditionnel, Robert Laffont. Mais comme je n’étais pas connu, comme mon nom n’était pas vendeur, je n’ai pas eu la chance de bénéficier ni d’une campagne de communication ni d’une campagne de publicité. Et malheureusement, la personne grâce à qui j’avais été publié est décédée un an après la sortie du livre.

Il s’agissait de Laurent Bonelli, un grand libraire, un grand amoureux des livres, un « passeur de mots », comme il se définissait joliment lui-même. C’est lui qui m’a « découvert ». Après avoir dévoré mon manuscrit dès qu’il l’a eu entre les mains, il l’a transmis à l’éditeur, et une semaine plus tard je signais le contrat. Un vrai miracle ! J’ai eu une chance insolente, sur ce coup-là.

À la mort de Laurent, qui était devenu un ami, l’éditrice qui s’occupait de moi s’est montrée moins enthousiaste que lui sur mes textes. Et je n’ai carrément pas obtenu de réponse de sa part sur le dernier que je lui ai adressé. Élégant, n’est-ce pas ? Mais rétrospectivement, je peux affirmer que c’était un mal pour un bien. Le roman en question s’intitule Écran total, et il s’agit de mon premier succès d’auteur indé en numérique. Ce qui m’amène à la question suivante.

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2.

Pourquoi le numérique ?

Avant tout, je tiens à préciser que je n’oppose pas, et que je n’opposerai jamais, le numérique au papier – ça, c’est un combat d’arrière-garde, totalement injustifié et stérile. Je les considère simplement comme deux supports de lecture, complémentaires l’un de l’autre.

J’ai actuellement 6 livres en numérique, et j’ai sorti en papier tous ceux qui remplissaient les conditions pour CreateSpace, le service d’impression à la demande (ou print on demand, ou POD) partenaire d’Amazon.

Fort de mon expérience de l’édition traditionnelle, l’édition indé en numérique m’est rapidement apparue comme le moyen de proposer mes textes directement aux lecteurs sans perdre mon temps ni mon énergie inutilement auprès de prétendus professionnels. Car après tout, le seul juge est le lecteur, et c’est son seul verdict qui m’intéresse.

Le numérique en indé, pour l’auteur, c’est donc avant tout la liberté.

Liberté de proposer son texte sans autre censure que la sienne, fidèle à l’idée qu’il s’en faisait lui-même initialement.

Liberté de s’adonner à plusieurs genres (littérature générale, polar, thriller, humour, etc.) et plusieurs formats (roman, nouvelle, théâtre, poésie, etc.).

Liberté de décider de la création graphique de sa 1re de couverture et de sa 4e de couverture.

Liberté de décider de son texte de 4e de couverture et de son texte de présentation aux lecteurs.

Liberté de définir sa politique tarifaire et de la modifier à volonté, dans le cadre d’offres promotionnelles ou de simples ajustements.

Liberté de consulter ses ventes en temps réel et de percevoir ses royalties tous les mois.

Liberté d’être rémunéré à hauteur de 70 % de royalties !

Enfin, l’édition indé en numérique peut permettre à un auteur de se faire repérer par un éditeur traditionnel. Libre à lui d’accepter ou non ensuite les clauses du contrat. Mais l’auteur se trouvera indéniablement dans une meilleure position pour négocier si c’est l’éditeur qui vient le chercher, et non si c’est lui qui se met à plat ventre pour n’obtenir qu’une lettre type de refus, plusieurs mois après avoir envoyé son manuscrit. Et encore, quand on lui répond.

Pour le lecteur, le numérique, s’il est proposé à des prix honnêtes, offre la possibilité de découvrir de nouveaux auteurs, d’acheter 4 ebooks pour le prix d’un livre papier grand format, de ne pas encombrer sa bibliothèque – qui de toute façon ne pourra plus rien contenir de plus un jour ou l’autre –, d’ajuster la taille des caractères (pratique pour les personnes âgées ou mal voyantes), d’emporter en déplacement 4 000 livres dans sa liseuse, d’en acheter à n’importe quel moment, y compris en pleine nuit, par simple téléchargement.

Par ailleurs, je suis persuadé que le numérique, pour toutes ces raisons, conduira à la lecture des personnes qui n’y seraient peut-être pas venues sans cela. Le numérique permet la démocratisation de la lecture, qui reste encore et toujours une occupation d’élite. Cela en arrange sûrement beaucoup, ce qui me demeure incompréhensible. Je ne peux pas accepter la rétention de la culture par une caste autoproclamée supérieure. Cette seule idée me fait horreur.

Les livre auto-publiés de Laurent Bettoni
Les livres auto-publiés de Laurent Bettoni 

3.

 Comment as-tu défini le prix de ton ebook ? Les raisons ?

J’ai traité cette question, avec le détail des calculs, sur mon blog, « Écran total », dans un article intitulé « Le juste prix du livre numérique (quand on est un auteur  indépendant) », voici le lien qui y renvoie :

http://cowboysetindies.blogspot.fr/2013/02/le-juste-prix-du-livre-numerique-quand.html

Je vais résumer ici.

J’ai pris comme point de départ la référence, à savoir le livre papier à 20 € TTC, soit 18,96 € HT. Partant de là, deux raisonnements.

Premier raisonnement, on considère comme justes les 8 % que perçoit l’auteur sur ce prix HT. Ce qui donne 1,52 €. Et donc, on y ajoute les taxes en vigueur ainsi que les pourcentages prélevés par les e-librairies, pour obtenir le prix de vente, soit 2,50 € au mieux

Second raisonnement, on considère comme injuste un système dans lequel le créateur de l’œuvre ne perçoit que 8 % du prix HT de son œuvre, quand il pourrait en percevoir au moins 20 % (pour l’explication, consulter l’article sur mon blog), ce qui donnerait 3,79 €. Soit un prix de vente de 6,15 € au mieux.

Mes livres d’auteur indé sont proposés à 3,99 €, ce qui se situe donc dans une fourchette de prix plutôt basse, et je songe sérieusement à augmenter un peu ce prix, pour le passer à 4,99 €. Car si je défends la démocratisation de la culture – et en particulier l’accès à la littérature pour le plus grand nombre – je ne suis pas pour brader le travail du créateur. Il existe un juste milieu, une zone de satisfaction pour tout le monde. Je crois que nous atteignons parfaitement cet équilibre avec un livre à 4,99 € (ce qui, je le souligne encore, reste 4 fois inférieur à un livre broché de 20 €).

J’en suis malade quand je constate que des auteurs indés, dans le but de – croient-ils – se faire connaître, gagner en visibilité et grimper dans le top 100 Amazon, diffusent leurs livres gratuitement. Cela m’attriste pour le message ainsi véhiculé, car s’ils se font connaître ce n’est certes pas de la bonne manière mais en se dévalorisant d’emblée aux yeux des lecteurs. Implicitement, ce qu’on dit à un lecteur en proposant son livre gratuitement, c’est : « Je suis tellement nul, mon livre est tellement mauvais, que je suis obligé de le donner. Alors, par pitié, téléchargez-le, c’est la dernière étape avant que je me suicide. »

L’écriture d’un livre représente des mois, voire des années, de travail. Ça ne vaut pas rien. Et si l’on pense que ce qu’on a écrit ne vaut rien, alors ayons la décence de ne pas le présenter aux lecteurs, même gratuitement. Le lecteur n’est pas notre poubelle.

En revanche, une offre promotionnelle, à un prix plancher ou symbolique, sur un temps court, au moment du lancement du livre, peut apparaître comme une excellente approche.

Mais de grâce, ne demandons pas l’aumône d’un téléchargement aux lecteurs ! La meilleure solution pour les intéresser à nos œuvres est de susciter leur désir par des couvertures, des présentations et des résumés attrayants. Et surtout par des livres qui soient des livres (j’y reviendrai dans la dernière question).

4.

Sur quelles plates-formes ton livre est-il distribué ? S’il y a des plates-formes sur lesquelles ton/tes livres ne sont pas distribué(s), donnes-en les raisons.

Mes livres sont distribués sur Amazon, Chapitre.com, Fnac/Kobo, et Apple.

Je n’ai aucune action ni aucune part dans aucune plate-forme, mais la seule qui soit vraiment pro et qui veuille réellement promouvoir les auteurs indés, c’est Amazon. Elle progresse constamment, recherche sans cesse la moindre amélioration, tant dans l’interface d’utilisation de sa plate-forme KDP – sur laquelle nous déposons les livres – que dans la visibilité qu’elle offre aux auteurs.

Amazon a récemment créé un onglet « ebooks Indés » sur sa page d’accueil consacrée aux ebooks, de la même manière qu’en musique il existe le rayon indé – soit dit en passant, le plus novateur et le plus inventif. C’est la meilleure façon de braquer les projecteurs sur les auteurs qui choisissent ce mode de publication et de rendre leurs œuvres aussi visibles que celles issues de l’édition traditionnelle.

Mais Amazon va encore plus loin, puisque, dès la rentrée 2013, elle mettra en avant des auteurs indés qui publient leur premier roman, et qui figureront ainsi à côté de ceux de la sempiternelle et monotone rentrée littéraire traditionnelle, avec son lot de petits arrangements entre amis, de renvois d’ascenseur et de partage du gâteau entre gens du même monde.

Enfin, Amazon, reverse les royalties aux auteurs tous les mois par virement bancaire. Le rêve…

Je ne suis pas naïf, je sais pertinemment qu’Amazon mise sur les best-sellers, chez les indés, mais cette e-librairie donne équitablement les moyens à chaque auteur indé de devenir un best-seller. Après, ce sont les goûts des lecteurs et les campagnes de communication des auteurs qui font la différence. Et peut-être aussi leur talent.

Chapitre.com m’apparaît comme la deuxième plate-forme digne d’intérêt. Mais elle est tout de même à la traîne, et l’interface d’utilisation est un calvaire pour l’auteur, qui doit éditer lui-même ses propres factures et les envoyer à la compta. Celle-ci paye à reculons et toujours très en retard.

Cela m’embête d’autant plus de le dire que j’entretiens d’excellents rapports avec les personnes qui s’occupent de cette plate-forme (ils sont venus me chercher après mon succès avec Écran total, et ça démontrait donc une volonté de leur part de se lancer dans la publication indé), mais c’est la vérité, les faits n’ont pas encore suivi les intentions.

Toutes les autres supposées grandes plates-formes, sans exception, méprisent littéralement les auteurs indés, je pense en particulier à la Fnac/Kobo, Apple et GooglePlay qui les refuse carrément. Il est de plus impossible d’établir le moindre contact avec ces gens-là, la palme revenant à Apple.

Le souci, c’est qu’il est difficile de faire sans, pour l’instant, car les formats de lecture diffèrent entre Amazon et eux. Amazon possède un format captif (Mobi), ce qui est très contestable, les autres fonctionnent avec l’ePub. Donc ne publier que sur Amazon te condamne à ne pas être lu par les possesseurs de liseuses d’ePub. Cela dit, la configuration étant ce qu’elle est aujourd’hui, tu réalises presque 100 % de tes ventes sur Amazon, quand tu es un auteur indé, puisque les autres ne font rien pour mettre tes livres en avant.

Nouvel épisode, le 4 !
Nouvel épisode, le 4 !

5.

Peux-tu décrire les avantages et désavantages de l’auto-publication numérique comparée à l’édition papier ?

De la même manière que je n’oppose pas le numérique au papier, je n’opposerai pas la publication indé à l’édition traditionnelle. D’ailleurs, mon prochain roman – Arthus Bayard et Les Maîtres du temps – paraît le 17 octobre chez Don Quichotte, un éditeur traditionnel ; ma série littéraire – Les Costello, une série mordante – est publiée chez un éditeur traditionnel (numérique), La Bourdonnaye, depuis le 15 avril ; et un autre de mes romans sera probablement publié en 2014 aussi chez un éditeur traditionnel. Le seul impératif reste à mes yeux la qualité.

Et il faut bien reconnaître – même si ça me fait mal au c… de me résoudre à ce constat, étant donné les positions que je défends – qu’en la matière l’avantage revient encore à l’édition traditionnelle. On peut penser ce qu’on veut de leurs contenus (je ne me montre pas particulièrement tendre, à ce sujet), mais les livres proposés par les maisons d’édition sont de vrais livres. Ils renferment de vrais textes écrits le plus correctement possible (bien qu’il reste toujours, là aussi, des coquilles), selon les règles grammaticales, orthographiques, syntaxiques et typographiques établies ; ils se parent de vraies couvertures aux maquettes et aux illustrations professionnelles ; ils possèdent une vraie mise en page.

Si la publication indé ne présente que des avantages, dans la mesure où l’auteur conserve la maîtrise totale sur la production de son œuvre, elle souffre d’un gros handicap, comparativement à l’édition traditionnelle, qui réside dans son amateurisme. C’est ce qui tuera dans l’œuf ce courant, encore naissant en France, à moins que ses représentants ne réagissent. La professionnalisation de la publication indé apportera la reconnaissance des médias, des journalistes, des critiques, des blogueurs, des libraires, des diffuseurs, et surtout… des lecteurs.

Dans leur esprit, un véritable auteur est celui dont les ouvrages sont publiés par un éditeur traditionnel. Aux auteurs indés de prouver le contraire et de gagner leurs lettres de noblesse par leur talent et leur professionnalisme.

À ce propos, même si j’ai l’impression de jouer au marchand de tapis, je me permets de parler un peu de mon activité d’accompagnement littéraire, « Laurent Bettoni, accompagnement littéraire ». Je propose diverses prestations, de la correction de texte (je suis correcteur professionnel, diplôme de Formacom) à l’accompagnement complet, et j’incite fortement les auteurs indés à recourir à ce genre de services. Leurs œuvres ne s’en porteront que mieux, leur lectorat aussi, et le courant indé d’une manière générale.

Et, non, un tonton fort en dictées ou un ami prof de français ne remplaceront jamais un correcteur professionnel.

Voici le lien qui renvoie sur mon site : http://laurentbettoni.wix.com/accomp-litteraire

D’autre part, je t’annonce un scoop, Chris. À partir de septembre, en plus de chroniquer dans Service littéraire et La Cause littéraire, je chroniquerai aussi sur IDBOOX (site dédié au numérique qui accueille des milliers de visiteurs par jour). Exclusivement des livres existant en version numérique (ils pourront bien sûr exister en papier). Et les livres des auteurs indés y seront les bienvenus… pour peu qu’ils soient pro. Je chroniquerai donc indépendamment des indés et des « tradis ». Ce qui revient à dire que je chroniquerai des livres écrits par des auteurs, sans autre distinction que le talent.

Enfin, toujours dans l’intention de faire connaître de nouvelles plumes issues de la publication indé, je lance un appel à projets pour la collection « Pulp », que j’ai créée et que je dirige chez La Bourdonnaye. Tous les renseignements utiles sont ici : http://www.labourdonnaye.com/collection/8/Pulp

Voilà, le monde littéraire se trouve à portée de main des auteurs indés, à eux de savoir le conquérir, de s’en donner les moyens.

Nouvel épisode, le 4 !
Nouvel épisode, le 4 !

 

Lire les entretiens précédents d’auteurs auto-publiés :

Entretien avec David Gaughran

Entretien avec Charlie Bregman

Entretien avec Agnès Martin-Lugand

Entretiens croisés avec Laurent Bettoni

Entretien avec Emily Hill

Entretien avec Fabienne Betting

Entretien avec Florian Rochat

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et acceptent de travailler avec eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 

GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos  ©Laurent Bettoni

1ère mise en ligne et dernière modification le 16 juillet 2013