IDBOOX a 3 ans ! Des centaines de cadeaux à gagner !

IDBOOX fête son anniversaire : 3 ans !

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Depuis trois ans, le site d’IDBOOX vous informe quotidiennement sur l’actualité des livres numériques, des tablettes, des liseuses, de la presse, des smartphones, des lectures numériques, des applications pour adultes et enfants.

Pour l’occasion, IDBOOX  ouvre une nouvelle rubrique : Tribune libre, une rubrique mensuelle. Plus d’info
Pour inaugurer cet espace de liberté, c’est Lorenzo Soccavo, chercheur, qui participera à la première tribune dès lundi 28 octobre 2013.

IDBOOX invite tous ceux qui voudraient s’exprimer dans cette rubrique à le faire :

Si vous aussi vous désirez vous exprimer sur un sujet lié aux ebooks, aux appareils mobiles ou au Web, vous pouvez proposer votre texte de moins de 2000 signes tribune libre [@]idboox.com. Si celui-ci est validé par notre rédaction nous le publierons en vous citant.

Une nouvelle rubrique, mais aussi plein de cadeaux, car un anniversaire sans cadeau c’est comme un noël sans bûche ou sans foie gras ! 

IDBOOX et 35 partenaires de renom vous ont préparé des surprises !! Du 28 ocotbre 12 novembre plus de 300 cadeaux sont à gagner : des ebooks pour enfants et pour adultes, des applications, des abonnements presse et livres, des cartes cadeaux, des livres imprimés, du matériel de lecture (tablette, liseuse), des livres audio, de la BD et bien d’autres choses encore!

Je suis heureuse de participer à cette fête avec une édition collector de la série Lacan et la boîte de mouchoirs. Plein d’autres cadeaux et beaucoup de partenaires :

Audioteka, Bookeen, Bookincard, Chemins de tr@verse, Chris Simon, Citronours, CotCotCotapps, Découvertes Gallimard , Edilivre, First, Grund, Fleurus, Gallimard Jeunesse, GoodByepaper, Gulli, HocusBookus, Igomatik, Intel, Izneo, La Bourdonnaye, La montagne secrète, La souris qui raconte, LePetitLitteraire.fr, Marc-André Fournier, Maxime Frantini, Milady Bragelonne, Pango, Relay.com, SlimCriket, Square Igloo, Syntonie, UPblisher, Youboox, Zabouille et Zanzibook.

Alors, jouez et gagnez des cadeaux. Rendez-vous lundi 28 octobre 2013 et suivez concours et festivités  sur #AnnivIDBOOX sur Facebook et Twitter.

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Une séance par mois Amazon tous pays

GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian
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Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC
1ère mise en ligne et dernière modification le 26 octobre 2013.

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Quelle place pour les auto-édités au sein du GLN?

Enfin, les acteurs du numérique tentent un rassemblement : le GLN ( Groupement pour le développement de la Lecture Numérique ) sous forme d’association 1901. Partant sur la base que les acteurs du livre et de la presse numérique sont de plus en plus nombreux, quelques-uns ont décidé de se fédérer pour permettre à tous d’œuvrer ensemble au développement de la lecture numérique sous toutes ses formes.

Le GLN s’impose les trois missions suivantes :

1 — Défendre, fédérer et représenter les intérêts individuels et collectifs de ses adhérents et plus largement des acteurs professionnels francophones de la lecture numérique.

2 — Œuvrer, par tout moyen, au développement économique du secteur.

3 — Se positionner comme force de réflexion et de proposition économique et sociale à l’échelle nationale.

GLN
GLN

 

Belle initiative et pour accomplir ces trois  missions le GLN invite tout le monde, c’est-à-dire :

« prestataires de services, en passant par les bibliothèques, les médiathèques, les constructeurs d’appareils mobiles, les auteurs auto-édités (ou auteurs édités), les éditeurs de presse, les éditeurs purs players et les éditeurs traditionnels, les libraires physiques et les librairies en ligne, les plateformes de distribution alternatives, les développeurs d’application, les distributeurs, l’interprofession, les blogs littéraires, les sites d’information en ligne spécialisés, etc. »

Un mouvement qui part des usages, une liste éclectique et donc ouverte à tous les acteurs du livre numérique. Certes, ils n’ont pas oublié les indés (auto-édités), sans doute parce qu’un des auteurs au conseil d’administration est un auteur qui s’auto-publie, et je m’en réjouis. Je me dis chouette, je suis invitée ! Mais par qui ?
Les gens qui ont mis en place le GLN sont des acteurs reconnus de l’édition numérique, je les connais pour la plupart et je n’ai aucune envie de les dénigrer. Je suis leur travail et j’apprécie leurs compétences. Les voici :

Benoît de La Bourdonnaye, Président du GLN et fondateur de Didactibook ;

Jean-François Gayrard, créateur de NumerikLivres ;

Elizabeth Sutton, responsable du site d’actualités numériques IDBoox ; Karline Demey, animatrice du blog littéraire Un brin de lecture, ou encore Fabien Sauleman, co-fondateur de Youboox, la plateforme de lecture en streaming.

On y retrouve également au sein de son Conseil d’Administration un auteur (Laurent Bettoni), un libraire diffuseur (ePagine, par le biais de David Queffélec), un distributeur (Volumen, via Mathieu Raynaud), un éditeur (John Libbey Eurotext, représenté par Anne Chevalier) et enfin un libraire numérique innovant Sanspapier.com, via son co-fondateur Antoine Garnier.

C’est en épluchant la liste des membres que je commence à douter de l’ouverture réelle à tous les acteurs du numérique, même si au premier abord, j’approuve l’initiative, je ne peux laisser passer un point qui me paraît important, voire crucial. Peut-être cela ne vous a pas frappé, mais moi ça me saute aux yeux. Un auto-édité n’a pas sa place dans une fédération qui est dirigée en partie par des librairies qui ne distribuent pas les livres d’auteurs auto-édités. Il y a comme un non-sens.

Les libraires diffuseurs : Epagine, Volumen, sanspapier.com ne distribuent aucun livre d’auteurs auto-publiés ou indés. Ça fait quand même trois membres qui ne diffusent pas nos livres et dont trois sont au conseil d’administration. J’ajoute à cette liste Youboox sur le site duquel aucune rubrique, ni lien qui mène à une inscription en tant qu’auto-édité. Didactibook est ouvert aux auto-édités bien que cette ouverture n’ait fait l’objet d’aucune publicité auprès de la cible concernée.

Ça ne vous choque pas ? Moi si. Permettez-moi de vous dire que ça ne m’incite pas à adhérer.

Allez encore un petit effort. Soit vous jouez le jeu jusqu’au bout, soit vous faites votre club et continuez l’exclusion qui est de mise dans tout club. Car je ne vois pas comment on peut prétendre fédérer tous les acteurs quand en fait, les membres qui dirigent ou représentent le GLN ont leurs portes fermées à une partie de ceux qui y sont invités et supposés y adhérer.

Pour assurer une vraie représentativité du GLN, il faut abolir ces restrictions qui n’ont aucun sens et se justifient encore moins avec la création d’un tel groupe. Du reste,  si vous connaissiez la masse globale des chiffres de ventes des auto-publiés, vous regretteriez de ne pas les avoir distribué plus tôt.

Je préfère soulever cette anomalie d’entrée et espère qu’elle permettra à tous d’y voir clair dès le départ. Ça ne sert à rien de partir sur un malentendu, sachant qu’il y aura des déçus et que l’on pourrait l’éviter pour ceux-là.

Le GLN se décrit ainsi : “Cette association de compétences multiples aura pour but de fédérer les acteurs francophones du secteur afin de favoriser le développement lié au livre numérique, assurer sa diffusion auprès d’un plus large public, et être force de proposition à l’échelle nationale.,

Allez, encore un effort, si vraiment votre but est de fédérer tous les acteurs du numérique ainsi que les lecteurs,  d’assurer une meilleure diffusion à un vaste public !  Car, les lecteurs, eux lisent  les livres indés ou pas 😉

Pour en savoir plus : site du GLN

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GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian
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Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC
1ère mise en ligne et dernière modification le 16 octobre 2013.

Pourquoi en numérique ? Entretien avec Mohamed Mouras, auteur/blogueur

Aujourd’hui, j’accueille Mohamed Mouras, un blogueur depuis 2009 qui avoue volontiers qu’il aurait dû commencer le blogging bien plus tôt.

Mohamed Mouras n’écrit pas de fictions (pour l’instant), mais il vient de sortir un livre très ciblé au titre très « marketable » de Comment Vendre Son Livre Sans Faire Le Tapin. Un sujet, je pense, qui va vous intéresser. En effet, vendre ses ebooks reste la phase la plus difficile quand on est auteur.

J’ai rencontré Mohamed via Facebook. J’ai tout de suite apprécié sa générosité, son sens du partage, son énergie et une certaine efficacité, non dénuée d’humour, qui m’est familière. Mais place aux questions auquelles il a choisies de répondre.

Blogueur depuis 2009
Blogueur depuis 2009

Mohamed Mouras  répond au cinq questions

1.

Comment es-tu arrivé dans le numérique ?

Par la porte… comme tout le monde, j’imagine 🙂 Tout d’abord un grand merci pour ton invitation Chris. Je suis heureux d’être là J

Plus sérieusement, je suis à la base un blogueur et mes deux blogs principaux sont SemeUnActe.com (dédié au développement pro et perso) et SimpleDad.fr (dédié à la paternité).

J’ai commencé à bloguer en 2010 sur les conseils de ma femme. C’est une blogueuse littéraire depuis 2008. D’ailleurs, elle aime lire sur iPad, n’hésitez pas à faire un tour sur son blog LesLecturesDeLiyah.com et à lui toucher un mot de votre livre.

2.

Sur quelles plateformes les livres sur lesquels tu as travaillés sont distribués ?

Quelque part fin 2011, j’ai sorti mon premier livre, mais c’est vraiment en octobre 2012 que j’ai vraiment décidé de m’impliquer à fond dans la plateforme Kindle.

Pourquoi cette plateforme ? Comme tout le monde je pense : la simplicité et la rapidité de publication font qu’absolument aucune autre plateforme ne peut tenir la comparaison. D’ailleurs c’est la plus rentable et de loin !

J’ai récemment « essayé » de regarder pour publier sur iBooks, j’ai arrêté au bout de 20 minutes avec un mal de crâne. En clair, c’est du Apple. Ils veulent tout faire à leur sauce et rien qu’à leur sauce. Ça arrange bien Amazon qui pendant ce temps ne voit aucun vrai compétiteur se profiler. Ça n’arrange pas les auteurs indépendants, car être trop dépendant d’un seul acteur fait qu’on peut se retrouver du jour au lendemain blacklisté (avec tous les désagréments que cela suppose).

3.

Combien de temps passes-tu par jour à la promotion de ton dernier livre ? Cela empiète-t-il sur ton temps d’écriture ?

En ce moment ? Beaucoup trop si tu veux mon avis :-). Je viens de sortir un livre intitulé Comment Vendre Son Livre Sans Faire Le Tapin. Je suis très content de sa sortie puisqu’il est rentré en 19e position après seulement 16 heures d’existence.

En vente sur Amazon
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Le problème c’est que c’est beaucoup de travail que de le maintenir dans le TOP20 et oui très clairement cela empiète sur mon temps d’écriture.

Qu’on ne se méprenne pas. Je suis très content de la sortie de mes deux derniers livres, tous deux dans le TOP30 mais c’est une chose que les indépendants ne voient pas forcément. Il y a une grosse somme de travail derrière un lancement de livre. Le point final de votre livre n’est que le début. C’est là que les choses sérieuses commencent.

Écrire un livre, c’est simple et c’est fun. Le vendre, ça, c’est plus compliqué ! D’où justement l’écriture de ce dernier livre qui à la base était une sorte de « post-it » personnel. Je l’ai partagé, car je voyais la possibilité d’aider beaucoup de monde et d’être remercié pécuniairement. Le temps me dira si j’avais raison !

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4.

As-tu des conseils particuliers pour les auto-publiés ?

Oui ! Trois.

1. Écrivez ! Plus vous écrivez et plus vous occupez d’espace dans la bibliothèque virtuelle d’Amazon (ou d’un autre).

2. Un livre publié est un livre que vous voulez vendre, n’en ayez pas honte ! Je vois beaucoup d’indépendants qui se drapent dans « la pureté de leur art ». S’ils voulaient réellement rester « purs », ils se seraient contentés d’écrire leur livre, pas de le publier. Sortir un livre veut dire qu’on accepte de jouer le jeu de l’offre, de la demande et de la compétition (pas forcément de la rivalité d’ailleurs).

3. Le mot « marketing » est un mot obscène pour beaucoup. Pourtant, il permettrait à nombre d’auteurs d’apprendre que leurs livres n’est pas mauvais, c’est leur manière de le vendre qui est mauvaise (s’ils ont déjà une manière d’ailleurs… et non avoir une page facebook n’est pas une stratégie marketing).

5.

Comment vois-tu l’avenir de l’édition numérique ?

 En rouge et noir… OK je sors 🙂

Il y a un débat : le livre numérique va-t-il connaitre la même destinée qu’aux États-Unis ou allons-nous conserver notre exception culturelle et les livres numériques ne décolleront jamais en France.

Si vous participez au débat, c’est que vous n’avez rien lu de ce que j’ai répondu plus haut. La France a « absorbé » la totalité des révolutions américaines depuis plus de 20 ans. Si vous doutez de cette dernière révolution, eh bien révisez votre histoire.

Bref, le livre numérique n’en est qu’à ses débuts oui c’est un fait. Mais il fut un jour où tout le monde s’est demandé ce qu’était ce « MP3 »… aujourd’hui nos enfants se demandent ce qu’est un « CD ». Et mes deux enfants se demanderont certainement ce qu’est le « papier ».

Plus sérieusement, je ne peux pas dire à quelle échéance le papier sera inférieur au numérique, mais il n’y a pas à en douter une seule seconde. Ensuite est-ce que le livre papier disparaitra ? Je ne crois pas, mais je pense qu’il deviendra un objet de collection.

Plus intéressant je pense est de se demander : qui des trois géants va tirer son épingle du jeu ? Amazon, Google ou Apple ? Ou est-ce qu’un autre acteur entrera dans la course et bouleversera le tout. Rappelez-vous qu’Amazon Kindle, c’est 2007 aux USA et 2011 en France, tout est dit, je pense !

Merci Chris pour cette opportunité de m’exprimer sur un sujet qui me tient à cœur  🙂

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A propos de l’auteur : Mohamed MOURAS est auteur de six livres que vous pouvez retrouver ici sur Amazon. Vous pouvez télécharger gratuitement son premier livre sur son blog principal SemeUnActe.com/livre-gratuit. Ses sujets de prédilection le leadership, l’efficacité et la motivation. N’hésitez pas à le contacter pour des conseils, il aboie beaucoup, mais mord peu 🙂

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Lire les entretiens précédents d’auteurs auto-publiés :

Entretien avec Isabelle Bouvier

Entretien avec Charlie Bregman

Entretien avec Agnès Martin-Lugand

Entretiens croisés avec Laurent Bettoni

Entretien avec Emily Hill

Entretien avec Fabienne Betting

Entretien avec Florian Rochat

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et acceptent de travailler eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 


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Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos  © Mohamed Mouras

1ère mise en ligne et dernière modification le 15  mars 2013

AllSinnersSerie : retour d’expérience d’écritures en temps réel

Sur mon billet précédent, je vous annonçais la série über interactive AllSinnersSerie de Jeff Balek, projet de « Fiction transmédia et collaborative » en temps réel sur le réseau social Twitter.

Je me suis inscrite pour participer au projet en mon nom, je pensais y participer en tant que l’auteur Chris Simon, mais je ne sais pas comment ç’est arrivé, au deuxième jour deux personnages me sont apparus : un très jeune enfant accompagné de sa gouvernante américaine. C’est donc ensemble que nous avons traversé la tempête s’abattant sur Yumington entre le 28 novembre et le 2 décembre 2012. Je retrace dans ce billet mon experience et publie le texte qui en a résulté (dans lequel j’ai inséré mes intéractions avec d’autres Twitt’actrices/acteurs du projet).

En chiffres ma participation c’est : 80 tweets (dont la majorité sur le dernier jour), 4 intéractions, 3 retweets.

En terme d’expérience : je constate que j’ai mis du temps à démarrer, 1 tweet par jour dans les deux premiers jours, je n’ai pas lu toutes les consignes dès le début sur le site de AllSinnersSerie, ce qui fait que je n’ai pas eu toutes les informations en main dès le départ. Exemple : l’existence du Bar pour rencontrer les autres twitt’actrices et acteurs. J’ai navigué et me suis emparée de l’univers de Jeff Balek à l’intuition et chaotiquement, mais le contexte même du scénario n’était-il pas un chaos !?

Qu’est-ce que ça m’a apporté : j’écris rarement au kilomètre si je puis dire. Je réfléchis beaucoup avant d’écrire et mets sur le papier peu de phrases, ce qui explique mon lent démarrage sur AllSinners. Sur les derniers jours, j’ai écrit au kilomètre, je veux dire sans réfléchir pousser par chaque phrase. C’est un exercice que je pratique rarement. J’ai ressenti une impression  de grande liberté et de spontanéité (mais n’allez pas en déduire qu’il n’y a aucune spontanéité dans mes écrits !) J’ai aussi établi une ponctuation adaptée au format twitter (140 signes maximum) afin de gagner des espaces (chaque tweet devant contenir : #AllsinnersSerie #TwitterFiction) et je publie le texte avec cette ponctuation qui me semble lisible. Et j’ai aussi rencontré de nouvelles têtes sur Twitter et ça c’est cool ! 😉

Qu’est-ce que j’aimerais voir améliorer : l’interaction avec les autres twitt’actrices/acteurs de manière à faire se rencontrer nos personnages dans les décors de Yumington, même tenter d’agir sur leurs trajectoires indivituelles. Il m’a paru difficile dans le projet tel quel de le faire. J’ai tenté de retweeter certains récits que je voyais passer, m’en inspirer parfois dans mon propre récit, interagir avec d’autres twitt’acteurs… Je dis bien j’ai tenté !

Bilan : Positif. J’ai trouvé cette forme d’écriture très addictive et proche de la performance. Le dernier jour j’ai fait deux fois 1h30 de suite de récit tweeté. Je me suis prise au jeu. J’ai apprécié l’urgence (5 jours), la necessité de répondre en intègrant les news de Yumington et surtout me retrouver dans l’univers d’un autre auteur. Je crois que le fait que tout se déroule en temps réel a été libérateur pour moi. C’est une autre forme d’écriture, il faut fournir, faire appelle à son imagination, écrire tout ce qui nous vient à l’esprit. C’est une technique d’écriture plus scénaristique que romanesque. Je ne rendrais certainement pas public un premier jet de scénario, mais ce texte  dont  je ne suis pas sûre de la légimité de le publier dans son entier puisque les tweets du récit n’ont pas été conçus pour une forme de permanence, je le montre ici et  j’assume le récit abracadabrant de cette écriture effrenée ! Une deuxième forme de libération !

Série transmedia et collaborative ent temps réel
Série transmedia et collaborative ent temps réel

Jour 1 : 28 novembre 2012

Horreur ? L’écrivain n’aimait pas ce mot Il lui fit horreur et il l’effaça

Jour 2 : 29 novembre 2012

Elle ne sait pas quoi faire de ce colis daté de 1897 C’est lourd, encombrant, comme sa tête Aspiriiiiine!

Jour 3 : 30 novembre 2012

Episode 1

Impossible d’appeler YouPS De rendre le colis La route inondée ressemblait au Mekong Ouvrir Ne pas ouvrir

Elle appela son fils Espérait qu’il ne contenait rien de périssable Un enfant irresponsable devant la loi

-Je sais que ce n’est pas Noël Noël en novembre ! -Il est trop gros -Ouvre, c’est pour toi -J’en veux pas

-C’est pas pour toi Ouvre ! Il lui sourit et tira sur la ficelle qui céda vu son grand âge

Il tomba sur les fesses La boîte se désagrégea, nauséabonde Elle recula protégeant l’enfant -Ferme les yeux !

Episode 2

Je retweete une Twitt’actrice :

30 Nov Marlene@marlene_tissot

Va savoir si la tempête saura nettoyer tout ça. Effacer le passé de chacun. Remettre les choses nues et claires #AllSinners #TwitterFiction

Retweeted by Chris Simon

Qui m’inspire le tweet suivant :

Une vague de 5 mètres de haut remonta la carcasse gigantesque et les emporta Elle, le petit, les débris du colis

Le petit se retrouva happé entre les côtes du dinosaure en décomposition Elle ne lui lâcha pas la main

Une autre vague la propulsa à son tour dans la cage thoracique du mastodonte dont la puanteur s’estompait

Chutes d’eau, torrents, cascades Il était impossible de savoir si le petit pleurait, si elle était blessée

Le petit suffoquait le visage bleui, elle aussi Combien de temps tiendraient-ils ?

Sur la vague Hawaïenne le Dinosaure redressa ses vertèbres dorsales, puis cervicales

L’eau lui redonnait vie La gueule surplombant la vague déferlant Il respirait, pétant le feu !

La cavité de ses orbites se remplissaient d’une crème gélatineuse et laiteuse formant des globes oculaires

Une interaction avec un Twitt’lecteur :

Chris Simon@Qrisimon

La cavité de ses orbites se remplissaient d’une crème gélatineuse et laiteuse formant dees globes oculaires #TwitterFiction #AllSinnersSerie

Details

30 Nov sc△lp@scaalpaa

@Qrisimon #TwitterFiction #AllSinnersSerie je mange, sinon.

Chris Simon@Qrisimon

@scaalpaa tu as quoi au menu ?

Tweet text 30 Nov sc△lp@scaalpaa

@Qrisimon demi canard rôti « old bohemian style » pic.twitter.com/KuB3m35g

Ils viraient au noir Des rétines se dessinaient Le gaillard trouva l’équilibre sur l’arête de la vague

Le dinosaure épris d’un râle d’épuisement respira profondément. L’oxygène chaud lui arriva en pleine tête

Elle imagina une fenêtre ouverte sur la campagne, se reprit et serra le petit contre l’oesophage du monstre

Je retweete un Twitt’acteur :

30 Nov H_X_Lemonnier ‏@H_X_Lemonnier

#AllSinners #twitterfiction http://www.youtube.com/watch?v=6WNrDCRjd7k … Deux hommes qui ne savaient plus. Un démiurge insolent. Un navire dérouté. Une femme jetée.

Retweeted by Chris Simon

Jour 4 : 1er décembre 2012

Épisode 1

Une déflagration à rendre sourd le dinosaure éclate Il tourne la gueule de gauche à droite de droite à …

En réponse à un des tweets(non retrouvé) de @marlene_tissot tiwtt’actrice, qui fait part de l’explosion d’une baie bitrée !

Des bouts de verres éclatés lui forment des crêtes sur l’échine dorsale jusqu’à la queue qu’il agite

Il ne saigne pas Il a hérité d’une trombophilie de sa grande tante dragon

Le petit aspire l’oxygène, revient à lui Il ouvre les yeux Vivant Pooky Vivant tu es Vivants nous sommes

Nous nous embrassons Rions Le dinosaure est pris d’une crise d’éternuements Ça lui secoue les tripes

Jour 5 : 2 décembre 2012

Épisode 1

Elle avait faim Pookie aussi Le vent cessa et le dinosaure s’immobilisa contre des troncs d’arbres empilés

Il se secoua vivement, queue, crête dorsale, pattes, une par une Perdit quelques bouts de verre

Il escalada les troncs et marcha Il tomba nez à nez avec un engin rouge qui roulait dans sa direction

Comme il ne savait pas ce que c’était Il marcha dessus Un autre arriva dans l’autre sens

Il entendit des hurlements et -Un diplodocus Un diplodocus Il attrapa le bus et le porta à son oeil gauche

Les passagers sautaient par les fenêtres puisque les portes par sécurité leurs restaient fermées

Le chauffeur criait -Le diplodocus est herbivore. Restez calme -Le diplodocus est herbivore

-Prête-nous ton bonnet Comme la fille refusait, le punk, le plus maigre lui arracha et s’en couvrit le crane

L’autre punk, grassouillet, enroula son foulard comme un turban Le diplodocus le regardait avec intérêt

Arrête de bouger, il t’a repéré Les deux punks pacifistes de nature n’en menaient pas large

Et la fille reprit son bonnet et se planqua sous une banquette Le diplodocus laissa tomber le bus et bu

Une énorme flaque d’eau dans lequel il avança et se vit Devant son reflet, il recula se rapprocha recula

Effaré de rencontrer un animal avec une si petite tête et de si grosse pattes

Pendant ce temps, Pookie ne tenait plus en place et commençait à en avoir marre d’être dans le noir

Sa gouvernante américaine le faisait jouer à Simon says pour passer le temps et le rassurer

Deux bus rouges firent un demi-tour voyant le diplodocus boire sur le bord de la route

Deux autres encore Ces demi-tours intempestifs des deux côtés de la route créaient un embouteillage démesuré

D’autant plus qu’il était impossible de faire une sortie de route Les inondations l’en empêchaient

Pookie refusait de jouer à Simon says Il voulait jouer à What’s for dinner? L’état de son humeur s’aggravait

Le diplodocus se trouvait beau Il continuait de fixer la flaque entre chaque gorgée

Pookie se prit une douche, il s’éloigna de l’estomac et se calma No dinner no dinner criait la gouvernante

Épisode 2

L’embouteillage était à son comble et la police n’arrivait pas Certains disaient qu’il n’y en avait plus

Do you like liver? Pookie ne connaissait pas ce mot Elle lui tendit un morceau marron-rouge

Swallow C’est gluant Swallow C’est visqueux Swallow Pookie ferma les yeux et ouvrit la bouche

Je retweete :

2 Dec Natalia@ARRIBASNatalia

En suis-je capable?Vivre sous un seuil d’alerte perpétuel ? Agir ou guetter ? Tuer ou l’être? Prison ou liberté?#AllSinners #Twitterfiction

Retweeted by Chris Simon

Tandis que la gouvernante se tailladait une tranche de foie avec son coupe-ongles porte-clés

Pookie déglutit, tira la langue et fit sa première phrase complète en anglais. This is not veal!

But Pookie what could it be? Trop tard elle avait avalé la tranche et un doute angoissant l’assaillit…

Elle félicita Pookie lui proposant une autre tranche mais il fit la tronche et bouda Le foie verdissait

Pookie, liver makes you speak English! Take more! Whatever liver! Elle était contente de sa trouvaille

Son apprentissage fonctionnait enfin ! 6 mois de babytalks ! Elle entendit une sirène de Police

Et Pookie enchaîna Tududute Tududute à tue-tête dans le ventre du diplodocus Tududute Tududute

Le diplodocus ressentit un malaise, une sorte de nausée spacio-temporel existencialo

Il avait le mal de mer, détourna les yeux de son reflet et tapa de sa queue aux écailles de verre la route

Quel carambolage ! La route ressemblait à une casse quand 150 CRS atterrirent en parachute sur la chaussée

Ils plièrent leur voile distribuèrent des barres en chocolat à petits et grands et approchèrent le monstre

Quand on est herbivore et qu’on a mal au coeur, le chocolat ça peut blesser ou énerver Et ça l’énerva

Il cracha une flamme d’une longueur de 100 mètres et ça réchauffa l’atmosphère

Tout feu tout flamme la gouvernante, Pookie sur les épaules, jaillit de l’estomac

Elle heurta les dents du mastodonte, tomba sur un tapis rugueux et baveux, y roula

Elle fut propulsée, retombant sur le petit pour finir au volant d’une Fiat 500, new look

Les passagers avaient fuit la voiture dont le moteur tournait toujours

Elle poussa Pookie sur le siège passager et accéléra droit devant traversant les flammes

La chaleur intense avait séché les bas côtés de la route et les champs attenants

Intéraction avec  :

2 Dec Natalia@ARRIBASNatalia

@Qrisimon aurais tu pris des champis ? 😮

Chris Simon@Qrisimon

@ARRIBASNatalia Tu n’imagines pas si j’en prenais! ;-O

9:53 AM – 2 Dec 12 ·

Natalia@ARRIBASNatalia

@Qrisimon euh…Je préfère pas l’imaginer non lol

2 Dec Chris Simon@Qrisimon

@ARRIBASNatalia 😉 !

Capturons le monstre hurlaient les CRS fraîchement débarqués

La gouvernante leur fit un sourire et un geste signifiant Good Luck Gentlemen

Pookie brandit le poing par la vitre baissée Hasta la Visa! La 500 longeait des monts étrangement écaillés

Avec son feu, nous sécherons la ville ! répétait le capitaine des CRS, un moustachu Dalinien et dynamique

J’attends les dernières news du soir de Yumington, mais pas de news

Épisode 3

Le mastodonte qui tentait de se débarrasser de son mal, balaya de la queue la 500 qui décolla dans les airs

Vol plané… Pookie et la gouvernante ont la banane. Ils planent puis traversent une baie vitrée

Atterrissent dans un salon bourgeois face à l’écran de télé

Pookie ouvre la portière Une femme de dos dit : Bonne nuit, Stryker ! Two se retourne

Two se précipite dans son salon Voit l’enfant Décidement les enfants aujourd’hui…

La gouvernante américaine reste tête couchée sur le volant Sans vie

Two voit la femme dans la voiture. Morte ? Elle défonce la vitre Hey! Vous m’entendez ?

La gouvernante lève la tête Ça va ? Yes what is your name? Two

I did ask your name! Two ? Two Ce n’est pas un nom, c’est un chiffre

La gouvernante qui n’en était plus à ça près se souvint de son élève, le chercha du regard

2 Dec H_X_Lemonnier@H_X_Lemonnier

#AllSinners #TwitterFiction Ils rigolent. « On dira qu’il était mort « . La portière claque…des flaques… cloaque. Clignote. Crying Raven Bar.

Retweeted by Chris Simon

Where is Pookie ? Il joue sur le tapis dit Two en se servant un whisky je vous en sers un ?

23h35 – FIN

2 DecChris Simon@Qrisimon

@CryingRavenBar je découvre le bar seulement maintenant ! 😉

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Plus d’infos :

 Liste de toutes les histoires des Twitt’actrices et acteurs sur blogs

Le site de AllSinnersSerie

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Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

1ère mise en ligne et dernière modification le 6 décembre 2012.

La Bouche : expérience littéraire pour tous

La Bouche : projet littéraire que j’ai lancé en juin dernier. J’avais envie de rencontrer des auteurs et des lecteurs, mais surtout j’avais envie de les rencontrer autrement.

De même que je dédie un espace sur ce blog aux auteurs auto-publiés, de même j’ai envie ici de prendre un peu de temps et d’espace pour remercier tous les internautes curieux qui suivent La bouche depuis six semaines.

La bouche au moment où j’écris ce billet a atteint les 7024 visites. C’est énorme, et je ne pensais pas qu’autant de lecteurs nous suivraient dans cette exploration littéraire. C’est une des plus belles surprises de cet automne. Merci pour ce cadeau !

C’était un pari étrange. Tenter de lancer un cadavre exquis avec des contraintes et une consigne donnée ;  et guider à chaque texte un auteur à la manière d’un territoire guidant un cours d’eau.

La Bouche, collectif et exploration littéraire

Point de départ  : Une auteure arrive dans une ville qu’elle ne connait pas et se rend dans une maison d’édition pour récupérer un manuscrit qu’elle a envoyé, mais voilà le manuscrit rendu n’est pas complet, il manque la couverture… Lire La Bouche 1

Les mots avant d’avoir du sens sont des sons. Notre bouche, aidée d’autres organes, les produit. Comment à partir de ces sons, l’homme en est arrivé aux mots, puis aux phrases et à la littérature ? C’est-à- dire à pousser le langage, dont l’utilisation première semble être née d’une nécessité : communiquer pour trouver son chemin, demander à boire, à manger, à une autre fonction beaucoup plus inutile, mais peut-être tout aussi fondamentale.

La littérature possède-t-elle un organe privilégié comme le chant ? La littérature, définie souvent par référence aux auteurs passés ou présents : Shakespeare, Proust, Céline, Virginia Woolf, Toni Morrison selon les goûts des uns et des autres. La littérature inaccessible ou abordable selon les cultures. La littérature sacrée et immuable.

Pour la première fois, la littérature sort du domaine du papier, comme des siècles plus tôt le langage était sorti des bouches, et entre dans le domaine des mathématiques, du code. Si « l’écriture c’est faire passer de l’invisible au visible. » comme le rappelle Clarisse Herrenschmidt , comment cette alchimie se produit sur nos écrans ?

La bouche, projet balbutiant, n’est pas une tentative de réponse, mais une tentative d’exploration du phénomène numérique, dans lequel chaque auteur utilise son expérience, son imagination et ses compétences. Un projet dans lequel je voulais tester l’écriture, nos capacités à la faire évoluer, auteurs et lecteurs d’aujourd’hui, auteurs et lecteurs d’un jour ou d’une vie, tous témoins de ce passage des mots vers le code.

Que devient la narration ? La synchronicité et la synchronisation du récit ? Le temps et l’espace ?

Participez ! N’hésitez pas à commenter l’expérience, à partager votre lecture de la bouche, c’est une expérience collective qui souhaite mettre  le lecteur au coeur de l’expérience.

Il nous faut ensemble, auteurs et lecteurs réinventer une littérature capable de donner un nouveau sens à ce monde et ne pas uniquement se contenter (même s’il ne faut pas s’en priver) de reproduire ou lire ce que nous savons qui marche et a marché.

Je remercie tous les lecteurs, les auteurs qui ont participé au projet et le site de La Cause Littéraire, qui sur un concept de quelques lignes, a embrassé l’aventure.

“Sévèrement” encouragée par votre intérêt et votre assiduité, je souhaite, bien sûr, renouveler l’expérience pour votre plaisir, celui des auteurs et le mien.

Les bouches déjà en ligne :

La Bouche, collectif et exploration littéraire

La Bouche 9 de Ray Parnac

La Bouche 8 d’Isabelle Sojfer

La Bouche 7 de Maël Guesdon

La Bouche 6 de Gilles Piazo

La Bouche 5 de Marie de Quatrebarbes

La Bouche 4 de Derek Munn

La bouche 3 d’Anita Fernandez

La Bouche 2 d’Isabelle Pariente-Butterlin

La Bouche 1  de Chris Simon

D’autres auteurs  à découvrir dans les semaines à venir…

GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

1ère mise en ligne et dernière modification le 31 octobre 2012.

Pourquoi en numérique ? Entretien avec Florian Rochat

J’ai rencontré Florian Rochat sur les réseaux sociaux. Tous deux auteurs autoédités, nous échangeons depuis quelques mois informations et tuyaux. C’est donc un mini portrait de son avatar, avec lequel mon avatar communique régulièrement, que je vais faire.

Florian Rochat apparaît comme un aventurier tranquille. Ancien journaliste de presse écrite, radio et télévision, il vit au pied des montagnes du Jura suisse, où il pratique de manière assidue la randonnée et le ski de fond. Il aime “Trekker” et les auteurs de l’ouest américain comme Jim Harrison et Rick Bass. Grand amoureux du Montana, la  « terre d’ancrage » de deux de ses romans, il est tourné vers la Nature et le rapport de l’homme à la Nature. Autoédité très bien informé, il est généreux, ouvert d’esprit et partageur. En aventurier jusqu’au bout, il a choisi d’autopublier en numérique son nouveau roman, La légende de Little  Eagle, qu’il a couplé avec une version papier realisée au sein du programme Create d’Amazon. Florian Rochat a été  le premier à répondre à mon invitation du 31 aôut, et c’est avec un grand plaisir que je vous le présente.

La légende de Little EagleEn vente sur Amazon, iBookStore, Kobo, Fnac... et Smashwords
La légende de Little Eagle
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Tous les formats du livre ici

Résumé : Hélène Marchal, journaliste dans la quarantaine, hérite d’une maison dont elle n’avait jamais entendu parler. Ces lieux avaient abrité un secret de famille que sa mère lui avait révélé peu avant sa mort. Mais en se rendant à Verdeil pour y découvrir son bien, une autre surprise l’attend dans ce petit village bourguignon.
Sur un rayon de bibliothèque où quelques livres ont été abandonnés, elle découvre un bout de papier qui dépasse d’un ouvrage. C’est une copie carbone d’une lettre adressée en 1947 par son grand-père maternel aux parents du premier lieutenant John Philip Garreau, pilote de chasse dans l’armée de l’air américaine… lire la suite

Montana

Florian Rochat répond aux 5 questions

1.

LeBdelaM : Comment as-tu découvert l’auto-édition numérique ?

Début 2011. Quelqu’un m’avait envoyé un article sur le succès d’Amanda Hocking, qui avait autopublié plusieurs livres après  avoir été rejetée par tous les éditeurs et qui en avait vendu 900 000 en moins d’un an sur Amazon. De fil en aiguille, j’ai découvert d’autres pionniers du numérique, notamment Joe A. Konrath, un auteur de polars qui avait écrit une  dizaine de livres et totalisé… 600 refus. Depuis sa première autopublication en 2009, ses ventes approchent  aujourd’hui le million d’exemplaires. Donc, à l’automne 2011, suite à plusieurs refus d’éditeurs pour mon nouveau  roman, « La légende de Little Eagle », je me suis dit que je n’allais pas passer cinq ans (comme précédemment) pour en trouver un éditeur (le mien m’ayant laissé tombé) . j’ai décidé de tenter le coup de l’autopublication

2.

LeBdelaM : Question formatage et couverture, tu t’y es pris comment ?

Je n’ai pas  essayé  de formatter moi-même, je ne suis  pas un « geek » en informatique ! Mais j’ai un ami informaticien qui s’en est chargé, et nous avons fait les procédures de téléchargement ensemble. Même aux Etats-Unis, tous les auteurs ne  formattent pas eux-mêmes. Il y a des dizaines de petites sociétés qui offrent ce service pour quelques centaines de  dollars. Ensuite, j’ai acheté une photo “clean et pro” à un photographe anglais. Mon ami informaticien l’a “habillée” (titre, couleurs) en collaboration avec moi et fait le formatage pour le KDP et Smashwords.

3.

LeBdelaM : Pourquoi Smashwords ? Avantages, inconvénients ?

Smashwords m’est apparu comme un complément à Amazon, parce qu’ils distribuent les livres qu’on publie  chez eux à d’autres plateformes (Apple, Kobo, Fnac, Sony, Diesel, Barnes & Noble…) Voilà pour l’avantage. Quant aux inconvénients, je ne  vois pas… sinon que mes ventes sur ces plateformes-là sont inférieures à celles que j’ai sur Amazon. C’est Amazon qui marche le mieux. Deux opération “gratuites” et limitées dans le temps sur Smashwords ont suscité un peu plus de 100 téléchargements.

4.

LeBdelaM : Comment tu fais la promotion de ton livre ?

Pas de Relation Presse. J’ai essayé (et je continue) de le faire via les Twitter et Facebook, qui sont sensés être les sésames pour la promotion, mais pas vraiment dans mon cas. Le plus souvent avec des “amorces” de mes articles de blog sur le numérique, ou le partage d’articles sur la question ou la littérature en général. Quelques tentatives sur des forums, qui ont marché un peu. Mais les intervenants sur ces forums sont souvent intolérants: “Il fait de l’autopromotion !!!” (La honte…) Et les bloggeurs aussi ne sont pas très ouverts à l’autopublication.

LeBdelaM : Des suggestions pour faire évoluer les mentalités ?

Sacrée  question… La stigmatisation et le mépris pour l’autopublication sont tels en France, pays où les « vrais écrivains » ne  peuvent qu’être ceux reconnus par un éditeur traditionnel… Je crois qu’un problème important est justement la  facilité avec laquelle on peut se proclamer aujourd’hui « écrivain » en s’autopubliant. Beaucoup de livres offerts sur le Kindle Store ou ailleurs me semblent mauvais, et ça fait du tort aux vrais auteurs. Mais il y en a ! Les meilleurs ont une véritable éthique, ce sont des « pros » qui écrivent de bonnes histoires, sur des thèmes intéressants, en se montrant rigoureux sur la structure, la correction, l’édition. Pour reprendre l’exemple américain, beaucoup d’écrivains autopubliés recourent aux service de correcteurs et d’éditeurs indépendants. Cela coûte de l’argent, mais cela en vaut la peine. Reconnaissance: depuis quelques mois, le New York Times inclut les livres autopubliés dans ses listes des meilleures ventes. Il faudra encore un certain temps pour que L’Express ou le Point s’y  mettent…  En ce qui me concerne, j’ai re-re-re-re-lu mon livre maintes fois, y apportant de nombreuses collections  alors que le le croyais « fini ». Je l’ai fait lire par plusieurs lecteurs et lectrices capables de le critiquer au lieu  de me dire: « C’est génial ! », et j’ai souvent (mais pas toujours, ils n’avaient pas forcément raison, et l’auteur doit  être le dernier à trancher) tenu compte de leurs remarques. Cela dit, l’autoédition peut être diabolique: j’ai  retrouvé, après publication, plusieurs coquilles mineures, une référence grossièrement fausse, et une phrase qui ne  voulait rien dire du tout ! L’avantage de l’autopublication, c’est qu’on peut corriger cela facilement et rapidement.  Ce qui a été fait.

5.

LeBdelaM : Entretiens radio et autres

Oui, une émission d’une demi-heure, débat avec un auteur “classique” sur les avantages et inconvénients du numérique. Un très bon article sur un site spécialisé dans l’aviation, et plusieurs blogs/forums aviation et guerre très accueillants.

En vente sur Amazon

l’ A B C

Bonus technique et idéologique de Florian Rochat en trois lettres

A.

LeBdelaM : Sur Amazon couplée avec la version numérique, tu proposes une version papier, comment ça marche exactement ?

J’ai découvert la possibilité du « papier » peu avant mon  autopublication en numérique, avec le service CreateSpace d’Amazon: https://www.createspace.com/ (se logger en ouvrant  un compte, puis cliquer sur « Start a book for free » pour voir comment ça marche. Il faut aussi formater, bien sûr.)  Cette option me semblait très complémentaire au numérique, dans la mesure où une grande majorité de lecteurs potentiels ne sont pas encore équipés de tablettes ou liseuses. Les versions papier ET numérique apparaissent groupées sur les sites d’Amazon. Les lecteurs ont donc le choix du support. La version imprimée, dont la fabrication est gratuite, mais pour laquelle Amazon offre également de l’aide moyennant une somme assez modeste) peut être vendue à un prix très concurrentiel par  rapport à un livre issu de l’édition traditionnelle. Et c’est quand même toujours sympa d’offrir un (« vrai) livre à ses amis et à ses proches… J’encourage chacun à utiliser cette possibilité. Si on connaît un ou quelques libraires, on peut même s’arranger avec eux pour qu’ils offrent le livre dans leur assortiment.

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B.

LeBdelaM : Comment vis-tu, perçois-tu ce nouveau statut pour les auteurs ?

L’autopublication est vraiment une révolution pour les auteurs. Pour ceux qui ne trouvent pas d’éditeurs (parce que les  éditeurs ne peuvent pas tout publier, même si ce sont de bons livres). Pour ceux qui croient qu’en ayant déjà publié chez des éditeurs traditionnels (comme moi, chez 2 différents), ils peuvent encore en trouver un. Mais ce n’est pas  garanti, et ça peut prendre DES ANNÉES… Cinq, pour mon précédent roman, mais le dernier éditeur contacté a eu un coup de coeur et s’est décidé en deux jours !  C’est aussi une révolution pour des auteurs confirmés aux Etats-Unis, où ils sont de plus en plus nombreux à tourner le dos aux éditeurs traditionnels. Parce qu’ils peuvent publier au rythme qu’ils veulent. Parce qu’ils sont payés chaque mois, au lieu de l’être un an après la sortie de leur livre. Parce qu’ils sont mieux rémunérés sur des prix beaucoup plus bas. Parce  qu’ils conservent tous leurs droits: traductions, adaptation cinématographique (pour les chanceux). Un exemple parlant est celui de Barry Eisler, un auteur de thrillers  politiques qui n’est pas un best seller comme James Patterson ou Steven King, mais dont les livres se vendaient tout de  même à quelques centaines de milliers d’exemplaires. Il a refusé une offre de 500 000 $ de son éditeur pour ses deux  prochains livres, et a autopublié le premier (« The Detachment »), ce qui lui a rapporté plus d’argent qu’auparavant.  N’oublions pas que l’auteur, économiquement parlant, est le maillon le plus faible dans la chaîne du livre traditionnel. Un scandale ! Et que les contrats des éditeurs sont léonins dans leurs conditions et restrictions de toutes sortes. Enfin, les livres autopubliés en numérique sont « éternels » sur le Net, contrairement aux livres  imprimés, dont la grande majorité  qui disparait rapidement des librairies.  Je m’intéresse beaucoup, ces jours, à Joël Dicker, un jeune écrivain genervois de 27 ans, dont le polar « La Vérité sur l’affaire Harry Quebert »(Editions L’Age  d’Homme/de Fallois) figure dans les premières sélections pour le Goncourt et le Femina. Il a des critiques canon dans la presse parisienne, et il vit un rêve extraordinaire. Prix ou pas prix, son livre sera sans doute un succès, et je le lui souhaite de tout coeur. Mais voilà: ce genre de situation est l’exception, et donc je ne fantasme absolument pas là-dessus.

C.

LeBdelaM : Projettes-tu de continuer l’autopublication en numérique ?

Oui. Je pense terminer vers la fin de l’année un nouveau livre, « Printemps sans chien, printemps chagrin » (une  « histoire de chiens » sous forme de récit personnel, pour simplifier) et je vais évidemment l’autopublier. Mes chances de succès sont aussi incertaines que chez un éditeur traditionnel, mais qu’importe puisque je n’y peux rien. Mais le  créneau ou la catégorie « Animaux de compagnie » sur Amazon me semble bons et bien visibles. Les auteurs qui  s’autopublient accroissent leurs chances avec chaque nouveau titre ajouté à leur liste sur les plateformes de vente, il  y a un effet boule de neige avec le temps. Le numérique et le nombre d’ereaders augmentent chaque jour, partout. Donc :  écrire, écrire, selon son envie, son inspiration, son rythme. Sans se prendre la tête ni se faire du mouron par rapport aux affres du monde de l’édition traditionnelle ou au succès si désiré, mais toujours en donnant le meilleur de soi- même. Et, comme disait une vieille chanson américano-espagnole, « que sera, sera ».

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Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi bientôt d’autres acteurs qui partiquent la correction, le formatage, etc.

Si vous désirez un entretien veuillez consulter ce billet pour les démarches à suivre.

 

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

1ère mise en ligne et dernière modification le 24 septembre 2012