Entretiens croisés entre Chris Simon et Laurent Bettoni_4. Numérique et démocratie ?

Cette rubrique est née d’une idée de Laurent Bettoni. Il m’a proposé ces entretiens croisés entre son blog Écran total et le mien. J’ai accepté aussitôt.  Nous produisons tous les deux des ebooks. Et si ma carrière d’éditée a pris son envol en numérique, j’ai publié longtemps sur la toile et en revues papier. De même que Laurent a publié chez des éditeurs avant de se lancer dans l’aventure de l’auto-publication numérique.

© @Louise_imagine & ©Laurent Bettoni
© @Louise_imagine & ©Laurent Bettoni

Nous échangerons autour de six questions. Chaque question sera publiée en alternance sur mon blog et sur celui de Laurent Bettoni Écran total. « Croisé » signifie que nous avons établi un véritable cross-over entre nos deux blogs ; les questions 1, 3 et 5 seront traitées sur Le baiser de la mouche, les questions 2, 4 et 6 sur Écran total.

Au-delà du plaisir que nous prenons tous deux à échanger et à partager sur le thème du livre et de l’autoédition numériques – un vrai plaisir littéraire – nous espérons susciter des réactions, des réflexions, des débats. Un engouement, qui sait…

Sans cloisonnement sans préjugé faisons place à la 4e question :

Lire la Question 4  sur Ecran Total

Lire les Q1, Q2 Q3

Bibliographies

Des ebooks de 0,00 à 4,00 Euros
Des ebooks de 0,00 à 4,00 Euros

Chris Simon :

Laurent Bettoni :

GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

 

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos © Louise_Imagine, © LaurentBettoni

1ère mise en ligne et dernière modification le 4 janvier 2013

Entretiens croisés entre Chris Simon et Laurent Bettoni_3. Papier/numérique, des ennemis ?

Cette rubrique est née sur une idée de Laurent Bettoni. Il m’a proposé ces entretiens croisés entre son blog Écran total et le mien. J’ai accepté aussitôt.

Nous échangerons autour de six questions. Chaque question sera publiée en alternance sur mon blog et sur celui de Laurent Bettoni Écran total. « Croisé » signifie que nous avons établi un véritable cross-over entre nos deux blogs ; les questions 1, 3 et 5 seront traitées sur Le baiser de la mouche, les questions 2, 4 et 6 sur Écran total.

Au-delà du plaisir que nous prenons tous deux à échanger et à partager sur le thème du livre et de l’autoédition numériques – un vrai plaisir littéraire – nous espérons susciter des réactions, des réflexions, des débats. Un engouement, qui sait…

Q 3

Que penses-tu de la rivalité papier/numérique ?

 

 

Chris Simon(Photo @louise_imagine)
Chris Simon
(Photo @louise_imagine)

Chris Simon. La rivalité se trouve au niveau financier. Un livre papier se vend en plus grande quantité (même en auto-publication) qu’un livre numérique. C’est l’état du marché actuel. Seulement l’auteur en numérique gagne autant que l’auteur en papier. Je m’explique : sur un livre vendu 2,99€ sur Amazon, Amazon me reverse 1,98€, c’est plus que les 10% de droits d’auteur pratiqués par la plupart des maisons d’éditions papier sur un livre à 18,00€. Chez un éditeur numérique, l’auteur touchera autour de 30 % et bénéficiera de tous les services d’une maison d’édition à compte d’auteurs. L’éditeur numérique ÉLP reverse jusqu’à 60%. Je le signale car ce tarif est rare.

L’argent, donc. Le numérique remet en cause le partage des revenus et des coûts sur un livre au profit de l’auteur et du lecteur. En effet, le prix des livres numériques des auteurs auto-publiés et des Pure Players est très en dessous du tarif pratiqué par les maisons d’éditions papier. C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

En tant que lectrice j’apprécie de pouvoir lire en abonnement le catalogue (plus de 600 titres) de Publienet pour 95,00€ par an. En tant qu’auteur, j’apprécie de gagner de  30 % à 70 % (en auto-édition) des ventes de mon livre et non pas 10%.

L’argent aura raison de ce débat numérique/papier qui n’en est pas un. Le papier n’est pas mort, mais le ebook ne tue pas d’arbres et n’est pas trop gourmand en électricité sur liseuse.

Laurent Bettoni
Laurent Bettoni

Laurent Bettoni. Opposer le papier au numérique, c’est comme si je disais à un pote : « Écoute vieux, je viendrais bien chez toi, mais tu te chauffes à l’électricité. Et moi, ce que je préfère, c’est le silex et la torche, y a que ça de vrai, tu comprends ? Alors, ça va pas être possible. » Stupide. Proprement stupide.

Le papier et le numérique sont juste deux supports de lecture différents, pour deux usages différents, l’un n’excluant pas l’autre, mais le complétant au contraire. Évidemment, je préfère l’objet livre à une tablette ou une liseuse. Un livre – surtourt ceux de chez Lunatique qui sont des œuvres d’art – est autrement plus sexy, plus charnel, plus sensuel qu’un ordinateur de poche froid et numérique. Je ne suis pas comme ces mecs qui se la racontent en prétendant qu’ils sentent le papier, qu’ils le caressent, qu’ils écoutent la couverture craquer, etc. Perso, je n’ai jamais vu aucun de ceux-là sniffer un livre, ni caresser les pages, ni s’émouvoir d’une couverture qui craque, parce que les livres qu’on achète aujourd’hui ne sentent que la colle qui pue à mort, que leurs pages ne possèdent aucune nervure, vu qu’on édite sur du papier recyclé et archirecyclé, et que les couv. sont cartonnées, voire vernies, et non en vieux cuir, alors pour les entendre craquer, bonjour ! Bref, je ne suis pas comme ces personnes, mais je préfère, quand j’en ai la possibilité, tenir un livre entre les mains plutôt qu’un reader. Seulement, je m’intéresse aussi au contenu, à la quantité et à l’apect pratique. Là, une liseuse est imbattable. Quand je pars en vacances, tous mes livres tiennent dans ma liseuse. Pour les chroniques que je rédige, j’ai besoin de lire pas mal de livres. Les recevoir en numérique éviterait l’encombrement de ma bibliothèque. Et si le livre m’a plu, rien ne m’empêche de l’acheter ensuite en broché.

Il est important de signaler, à cet égard, qu’une des grandes plates-formes d’autopublication numérique propose également les livres en version papier, en impression à la demande, ce qui contente tout le monde. Chez ce libraire en ligne, mes romans sont ainsi disponibles en ebook et en papier.

Enfin, si on pense aux élèves, les tablettes de 150 grammes remplaceront bientôt, j’espère, les kilos de manuels qu’ils se coltinent sur le dos à longueur d’année. Là encore, vive le numérique.

Et le numérique permet le livre enrichi, qui peut trouver tout son sens dans les ouvrages pédagogiques ou pratiques. Mais pas que. Avant, il y avait les livres-disques ; demain, il y aura les livres-films.

à suivre…

Retrouvez la Question 4 demain 4 janvier 2013 sur Ecran Total

Il vous manque une question ? Lire la Q1, Q2

Chris Simon & Laurent Bettoni
Chris Simon & Laurent Bettoni

Bibliographies

Des ebooks de 0,00 à 4,00 Euros
Des ebooks de 0,00 à 4,00 Euros

Chris Simon :

Laurent Bettoni :

GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

 

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos © Louise_Imagine, © LaurentBettoni

1ère mise en ligne et dernière modification le 3 janvier 2013

Entretiens croisés entre Chris Simon et Laurent Bettoni_1.

La page a déménagé. Cliquez sur le lien pour lire l’article :  Entretiens croisés entre Chris Simon et Laurent Bettoni_1

 

Chris Simon & Laurent Bettoni
Chris Simon & Laurent Bettoni

Bibliographies

Des ebooks de 0,00 à 4,00 Euros
Des ebooks de 0,00 à 4,00 Euros

Chris Simon :

Laurent Bettoni :

GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

 

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos © Louise_Imagine, © LaurentBettoni

1ère mise en ligne et dernière modification le 1er janvier 2013

Pourquoi en numérique ? Entretien avec Sabine Lauret, blogueuse.

J’accueille aujourd’hui, Sabine Lauret, propriétaire du Blog Ma Bibliothèque bleue et première blogueuse littéraire dans Pourquoi en numérique ? J’ai croisé Sabine pour la première fois en 2011 dans un groupe de lecture : le club des lecteurs numériques.

Quand je cherchais à faire lire mon premier ebook en mai 2011, c’est tout naturellement que je l’ai sollicitée, elle était une des rares blogueuses littéraires à lire en numérique et n’avait aucun à priori sur l’auto-édition. Elle reste aujourd’hui rare dans la blogosphère à privilégier la pratique de la lecture numérique. Pour cette raison, je tenais à ce qu’elle soit la première blogueuse de la rubrique.

Sabine Lauret lectrice et blogueuse
Sabine Lauret lectrice et blogueuse

Indépendante, curieuse et grande lectrice, Sabine lit entre 80 et 120 livres par an et se définit comme une bouquinovore. Elle a acheté sa première liseuse en 2008. Elle voit le numérique comme une fabuleuse alternative au papier. Elle y trouve de nombreux avantages et aime défendre ce support qui trouve ses détracteurs au sein de non-utilisateurs convaincus « mais pas très convaincants » souligne-t-elle. Depuis un an, elle organise multiples rencontres autour de lectures avec des auteurs de Provence, où elle vit, en collaboration avec les acteurs économiques de la région. Voici comment elle se présente :

Amoureuse des livres depuis mon plus jeune âge et malgré des études littéraires, je travaille aujourd’hui dans la logistique. Je vis ma passion au travers d’un blog, créé en 2004 dans le seul but de découvrir les possibilités du web et partager mes lectures avec mes copines aux quatre coins de la France. Aujourd’hui, c’est en moyenne 300 pages de Ma Bibliothèque Bleue qui sont consultées quotidiennement. Des partenariats avec des éditeurs et des auteurs auto-édités se sont mis en place au fil du temps.

Sabine Lauret répond aux cinq questions + une

1.

Pourquoi le numérique ?

Je dévore les livres et je suis souvent amenée à me déplacer. J’ai vu dans le numérique la solution à mes problèmes de transport de volumes lourds et/ou encombrants. Plus d’arguments sur France Culture 24h du livre

2.

Lis-tu un genre particulier ? Si non, comment choisis-tu les livres sur lesquels tu travailles ?

Je lis des romans, des nouvelles, du polar, de la poésie, des essais, principalement. Je ne sais pas apprécier les romans historiques, de Science-Fiction ou de Fantasy. Je choisis mes lectures selon mes envies du moment, un coup de coeur sur la couverture, une 4ème de couv qui allèche ou encore aux vues de l’actualité qui peut gravir autour d’un titre ou de son auteur.

Tablette
Tablette

3.

À quel moment la bouqinovore a pris le clavier ? Y a-t-il eu un événement particulier?

J’ai  commencé à tenir un blog à un moment de ma vie où j’avais un besoin de m’exprimer, alors que j’étais muselée dans ma vie personnelle et professionnelle. Le blog était le nouveau mode d’expression à la mode (c’était juste après les « pages perso » du début de l’internet en France). À l’époque, mon forfait était de 20h par mois et j’ai dû le changer pour un 50h par mois afin de pouvoir explorer les mises en pages, les différents langages du web, la gestion des photos… j’ai rapidement voulu faire une différence entre ce que je vivais chaque jour et mes lectures.

J’adore le bleu, je voulais parler des livres que j’avais dans ma bibliothèque, voilà comment est née Ma Bibliothèque Bleue. 

4.

Au regard de toutes tes lectures es-tu impressionnée /intimidée par les écrits et les auteurs des livres que tu as dévorés ?

J’aime être surprise par une qualité d’écriture ou l’originalité d’un récit, par les mots qui savent faire s’emballer mon coeur, me donner la chair de poule, me mettre la larme à l’oeil … J’aime les rencontres avec les auteurs qui parlent passionnément de leur travail. J’ai été fortement intimidée par Henning Mankell. Lorsque je l’ai rencontré, malgré l’humilité qui le caractérise, j’avais beaucoup d’appréhension à l’aborder. J’ai bafouillé trois mots en anglais et j’ai eu beaucoup de mal à lui dire ô combien je suis fan de ses livres et en complète adoration devant son personnage Kurt Wallander. Mais c’est bien un cas isolé, car je n’ai éprouvé aucune retenue face à Marc Lévy par exemple.

Je n’écris que sur les livres que j’ai aimés, en partie ou dans l’ensemble. Le but de mon blog étant de donner envie de lire, je ne vois aucun intérêt de fustiger un titre que je n’ai pas apprécié. Si ce n’est pas à mon goût, c’est certainement au goût de quelqu’un d’autre … Tous les titres présents dans mon blog sont des livres que j’ai lus. C’est un principe chez moi. Je ne veux pas écrire mon avis comme un simple « copier coller » d’un site commercial.

La légende de Little Eagle
Liseuse

5.

Comment vois-tu l’avenir de l’édition numérique ? 

L’édition numérique doit passer le cap de la révolution pour s’installer pleinement dans les mentalités et/ou usages de lecture.

Et ton avenir ?

Après des collaborations sur les livres d’auteurs comme avec La vieille dame, le rien… et les autres de Karine Carville ; et des années de blogosphère, j’aimerais, aujourd’hui, travailler dans (la chaîne ?) le réseau du livre, mais je ne sais pas véritablement comment orienter mon action. J’ai un projet qui me tient à coeur et qui verra peut-être le jour en 2013. Ce sera peut-être l’étincelle …

6.

Quels sont tes souhaits sur l’évolution, le développement de l’édition numérique ?

Le développement de l’édition numérique doit permettre de passer outre la simple « copie » du livre papier. Elle doit proposer des versions « enrichies », des bonus au livre qui pourront pleinement justifier les tarifs qui sont pratiqués aujourd’hui.

Suivre Ma Bibliothèque bleue sur Facebook, Twitter

 

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 


GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

 

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos  ©Coralie Wernberg ©Florian Rochat

1ère mise en ligne et dernière modification le 9 décembre 2012

Pourquoi en numérique ? Entretien avec Lise Capitan, traductrice.

Read this post in English/Lire ce billet en anglais

Dans ma série Pourquoi en numérique ? J’introduis aujourd’hui le premier entretien avec une prestataire d’e-books qui est ouverte à toute proposition de travail avec un auteur auto-publié. La traduction est une phase importante dans la vie d’un auteur. Avoir son oeuvre traduite dans une autre langue lui donne la possibilité de rencontrer de nouveaux lecteurs et d’ouvrir sa carrière sur de nouveaux marchés. À l’ère du numérique et de la globalisation, la traduction va devenir une évidence. Il n’y aura plus besoin d’avoir atteint les plus hauts records de ventes à l’échelle nationale ou reçu le prix Goncourt pour se lancer à la conquête des marchés étrangers. Il y a deux semaines, j’ai reçu un courriel de Lise Capitan. Elle m’a contacté très spontanément pour me proposer un entretien avec l’auteur Irlandais auto-publié, David Gaughran, pour qui elle a traduit Passons au numérique et une nouvelle. Bien sûr, cela m’a intéressé de suite, d’une part parce que j’ai lu Passons au numérique et j’espère accueillir David bientôt ici ; et d’autre part, parce que Lise Capitan est traductrice et propose ses services.

Lise Capitan traduit  d el’anglais & l’espagnol au français

Diplômée en traduction et rédaction, Lise Capitan a commencé par travailler pour le jeu vidéo en 2001. Voilà trois ans qu’elle est à son compte et s’intéresse de plus près au milieu de l’édition.

Aujourd’hui, elle traduit, adapte, révise et rédige de l’anglais et l’espagnol vers le français. Ses domaines de spécialité sont le jeu vidéo et la littérature. Lise travaille actuellement sur une nouvelle de SF contemporaine, un roman victorien et une romance contemporaine (pour des maisons d’édition).

C’est avec une grande modestie et un esprit éclairé que Lise a accepté l’entretien. Nos échanges ont été simples, directs et chaleureux. Lise apparaît comme une personne à l’écoute, et qui prête une grande attention aux détails. Qualités essentielles pour la traduction !

Buy it on Amazon Kindle

Let’s Get Digital is also available from: see the list

Five questions to know Lise Capitan

1.

Comment es-tu arrivée dans le numérique ?

Grâce à Twitter. Passionnée de littérature et de traduction, j’ai trouvé sur Twitter beaucoup de personnes très intéressantes à suivre. De fil en aiguille, j’ai réalisé qu’il existait toute une communauté autour des livres numériques. J’ai suivi leurs actualités, leurs débats, parfois animés. Il m’arrivait de ne pas très bien comprendre les raisons de cette animosité. Et puis un jour, j’ai sauté le pas : je me suis acheté une liseuse. À partir de cet instant, j’ai compris qu’on ne pouvait pas rester entièrement neutre sur le livre numérique. Au stade balbutiant où il se trouve, tout n’est pas complètement au point, et souvent il faut prendre parti : pour ou contre les DRM (Digital Rights Management), les pirates, les éditeurs…

2.

Pourquoi le numérique ?

Ce que j’aime dans l’édition numérique, c’est la notion d’ouverture. Depuis que je suis à mon compte, je m’intéresse à l’édition traditionnelle, mais j’ai toujours eu l’impression qu’il me manquait quelque chose pour entrer dans ce cercle, comme si les portes restaient fermées parce que je ne connaissais pas les bonnes personnes. Avec le numérique, c’est différent, le champ des possibles est plus vaste. Un jour, un twittos m’a gentiment indiqué qu’un auteur auto-publié irlandais cherchait à établir une liste de traducteurs prêts à travailler dans l’auto-publication. Je me suis manifestée, et en l’espace de quelques mails, je signais un contrat avec David Gaughran pour traduire son premier livre Passons au numérique. Après cette première collaboration réussie, il est en train de faire traduire ses autres livres (deux recueils de nouvelles et un roman historique).

En vent sur Amazon.fr ou us

3.

Quelles sont les prestations que tu proposes ?

Je propose des services de traduction, d’adaptation et de révision de l’anglais et l’espagnol vers le français. Je peux aussi rédiger des textes en français, et bêta-lire des ouvrages rédigés en français. Je travaille principalement dans le jeu vidéo (tous genres et toutes plateformes confondus) et les littératures dites populaires (SF, fantasy, feuilleton, romance).

4.

Rencontres-tu tes clients ou tout peut se faire via le net ? Comment travailles-tu avec ton client ? As-tu un mode de fonctionnement particulier ?

Dans mon métier, tout peut se faire uniquement par internet, ou presque. Il m’arrive de travailler avec certains clients sans avoir jamais entendu le son de leur voix, même au téléphone. J’essaie tant que je le peux d’aller à la rencontre de mes clients, qu’ils soient auteurs, éditeurs ou autre, mais ce n’est pas toujours possible. Dans tous les cas, quel que soit le mode de communication choisi, je mets un point d’honneur à privilégier une grande transparence tout en cultivant une certaine convivialité. D’après mon expérience, ce sont des petits plus qui peuvent vous donner l’avantage sur la concurrence. Aussi, en travaillant avec des auteurs auto-publiés, je m’implique un maximum dans la promotion du livre en essayant de faire jouer mon propre réseau et en guidant l’auteur vers les plateformes les plus intéressantes pour parler du livre.

5.

Quels sont tes souhaits sur l’évolution, le développement de l’édition numérique ?

Pour l’instant, le marché du livre numérique en France n’est peut-être pas énorme (encore que, j’ai entendu récemment que ça augmentait pas mal). Mais il va irrémédiablement s’agrandir. Ce que j’aimerais par-dessus tout, c’est qu’on cesse les débats stériles papier/numérique, comme si c’était le support qui était important. En fait, c’est la lecture qui est importante. Pas mal d’acteurs du numérique l’ont compris, et certains éditeurs papier aussi s’y mettent lentement. J’aimerais que les gens continuent à lire, quel que soit le support, et qu’ils en soient fiers.

Pour en savoir plus sur Lise ou la contacter visitez son BLOG. Pour la suivre sur Twitter : @lisecapitan ou sur FaceBook

Traduction de l’anglais et l’espagnol au français

 

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 


GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos © David Gaughran, ©Lise Capitan

1ère mise en ligne et dernière modification le 14 novembre 2012

Why Going Digital? An interview with translator Lise Capitan

Lire cet entretien en Français/read this post in French

In my series of self-published writer interviews Pourquoi en numérique ? (Why Going Digital?), I have decided to open it to professionals who can bring to French writers a better level of publishing; to this end, I am pleased to introduce to you a translator. Translation is an important step in the career of an author. Recently, Jason Matthews, a self-published writer, had one of his Indie Authors Hangouts about this matter @ Indie Authors Hangout #30

Having their work translated into another language, gives an author a chance to reach new readers and to open new markets. In the era of digital publishing and global markets, translation is becoming mandatory. An author doesn’t have to wait to sell millions of copies in her own country or to receive a literary award to think globally – the digital publishing is global! Two weeks ago, I received an email from Lise Capitan. She contacted me with an offer to interview the Irish self-published writer David Gaughran. She had translated his book Let’s Get Digital into French. I was pleased and am hoping to interview David very soon, and especially as I have read his book.  I am thrilled now to be offered the opportunity to interview a translator:  Lise Capitan

Lise Capitan translates from English & Spanish to French

After graduating in Translation & Writing in France, Lise started freelancing in Paris for the video game industry. During her free time, she started working on literary translations.

Today, she translates from English and Spanish into French and writes in French. She mainly works on video games and popular fiction. She is currently working on several projects including a short story by David Gaughran and three translations for a digital publishing house (a contemporary SF short story, a Victorian novel and a romantic novel).

Lise is very modest and organized. I liked the simplicity of our exchanges. She is straight-forward, warm and very kind. She listens attentively and is very detail oriented. I enjoyed doing the interview with her, so I hope you’ll enjoy it as well.

Buy it on Amazon Kindle

Let’s Get Digital is also available from: see the list

Five questions to know Lise Capitan

1.

How did you hear about digital publishing?

Through Twitter. Literature and translation are my passions. So, I started to follow people who I thought were really worth following on Twitter about those subjects, and I quickly realized that there was a whole community around e-books. I have been following news and discussions about it. Sometimes, I didn’t understand why some of them were so passionate about certain issues. But, one day, I took the plunge: I bought an e-reader. From this very moment, I understood that no one can stay neutral where digital reading is concerned. E-books are still in their infancy, things are not perfect, and more often than not, you have to take sides: are you in favor of DRM (Digital rights Management)? What about piracy issues ? Should authors have a publisher or self-publish their work ?

2.

Why did you get into digital publishing?

The thing I like about digital publishing is the open-minded spirit of it. I’ve been interested in traditional publishing ever since I’ve been a freelancer, but I have always had the feeling that I was missing something to enter this industry, as if the doors were closed to me because I did not have the right connections. In digital publishing, things are different; there are way more opportunities. One day, someone tweets me that an Irish self-published author was looking for translators willing to work with self-published writers. I did contact him and a few e-mails later, I was signing a contract with David Gaughran to translate into French his first book Let’s Get Digital. And since this first experience went well, David is now having his other books (two short stories collections and a historical novel) translated.

Buy it in French on Amazon.fr or us

3.

Could you describe your work and your services?

I can translate, adapt and copyedit from English and Spanish into French. I can also write in French and beta-read French texts. I mainly translate/write for video games (all genres and platforms) and popular fiction (SF, Fantasy, series, romance).

4.

Do you meet your clients or can you do everything on the web ? How do you work with your clients ? Do you have a specific method?

In my field, almost everything can be done via the Internet. Sometimes, I work with clients whose voice I have never heard, even on the phone. I try as much as I can to go out there and meet my clients, whether they are writers, publishers or just video games companies, but it’s not always possible. In all cases, whatever the communication medium we chose, I always do my best to offer total transparency and friendliness. From my experience, these are qualities that might give you an advantage over your competitors. And when I work with self-published authors, I get as involved as I can in the book promotion, trying to use my own personal network and guiding the writer to find the platforms that are best suited for his books in French.

5.

Do you have any wishes, thoughts for the business of digital publishing?

For now, the e-book market is rather small in France (I heard ebooks sales are progressing and sales of e-readers as well, though). I know it will inevitably grow bigger. What I would like above all, is that we stop these useless discussions about paper against digital, as if all that counted was the material aspect of things. In fact, it’s the act of reading that matters. Many digital publishers have understood that and some traditional publishers are also slowly getting into that. I really wish people would go on reading – be it on paper, e-reader, tablet, smart phone – and continue to be proud of it.

To know more about Lise  or contact her check her BLOG. To follow her on Twitter : @lisecapitan or on FaceBook

English & Spanish to French

Why going digital? is a series of interviews with Digital indie and Self-Published Authors, as well as professionals who work with them, helping them to create high quality books . 

If you want an interview, please read the form and choose 5 questions. Authors should look  here (Partie 1), non auhtors there (Partie 2)
If your French hasn’t been refreshed  since High School, don’t worry. Contact me, we’ll work out something.


GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

 

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos © David Gaughran

1ère mise en ligne et dernière modification le 14 novembre 2012

Pourquoi en numérique ? Entretien avec Emily Hill

En vente sur Amazon Kindle et papier

J’ai remarqué Emily Hill pour la première fois sur Twitter. Comme elle venait de proposer une traduction en français de son ebook Les histoires de fantômes et les imprévus (Ghosts Stories and the Unexplained) sur Amazon Kindle, j’ai eu envie d’ouvrir la rubrique aux auto-publiés anglophones. Emily n’en est pas à son premier ebook aux États-Unis, mais c’est son premier livre numérique traduit et publié en français.

Emily Hill est d’origine canadienne et auteure d’histoires de fantômes. Elle vit à Edmonds, petite ville au nord de Seattle (état de Washington). Sur son site, Emily Hill, au son d’une musique étrange, vous invite à répondre à un questionnaire pour tester vos connaissances et vos goûts en matière de fantômes et autres êtres surnaturels. Cette approche ludique reflète bien l’atmosphère et l’ambiance des univers qu’elle invente dans ses livres. Emily aime avant tout raconter des histoires, c’est ainsi qu’elle se définit elle-même :

J’aime une bonne histoire, bien ficelée, qui étonne, qu’elle soit ecrite dans un style économe ou un lyrisme volubile, avec des phrases courtes et energiques ou longues et alambiquées – Ça m’est égal ! Mais racontez moi une histoire, ou mieux encore, laissez-moi vous raconter une histoire – Et vous ferez mon bonheur !

Amateurs de Fantômes, d’univers surnaturels, je vous invite à lire son premier livre traduit en français qu’elle dédie à ces ancêtres francophones, venus du Canada.

En vente sur Amazon Kindle

Résumé du livre :

Depuis que ma mère – et toute ma famille _ sont morts, j’ai hérité de leurs photos qui ont circulé de main en main pendant des années. L’autre jour, j’étais en train de contempler une photo de papy Jimmy, deuxième mari de ma grand-mère. Son premier mari, Earl, était mort en 1925, d’une drôle de façon, alors que ma mère avait à peine 13 mois…

Existe en aussi en version papier sur Amazon

Emily Hill et Histoire de fantômes 1

Emily Hill répond aux 5 questions

1.

Pourquoi l’auto-édition et non pas l’édition ?

Au moment même où j’ai terminé mon premier manuscrit et où je me sentais prête à me lancer en tant qu’auteure, la crise économique secouait l’Europe. C’était au printemps 2009, la crise avait déjà frappé aux États-Unis.  Je revenais d’un séjour en France. J’avais visité la normandie, les villes de Nantes et Paris. Je ne pouvais que constater la baisse des ventes des livres et la fermmeture des maisons d’édition ou du moins leurs frilosités face à l’économie morose.

Donc pour publier, il m’a fallu penser autrement, en dehors du circuit traditionnel, et être inventive ! À cette époque, L’auto-publication n’avait pas bonne presse. Elle était surnomée “la pente obscure” (The dark side).  On ne pouvait pas être plus marginal que ça !

2.

Quelle est ton expérience dans l’édition avant le numérique) ?

Mes ancêtres canadiens francophones ont atterri à Baltimore (état du Maryland), après avoir été expulsés du Canada. Une fois bien établis, ils sont devenus propriétaire d’une imprimerie.Mes grand-pères et tous mes oncles ont tous travaillé soit dans l’imprimerie et soi pour les quotidiens de presse – C’est devenu un gène dans la famille!

3.

Pourquoi en numérique ?

Mon mentor à l’époque m’avait mise en garde. L’Auto-publication papier est confidentielle car sans distribution, alors que l’ebook non seulement est largement distribué et pourrait devenir le mode de lecture du futur ! De plus un livre papier de qualité professionnelle,] peut être très cher à produire.

4.

Ton livre est-il classé dans un genre particulier ? Si non, comment le répertories-tu sur les plateformes ?

Oui, j’écris des histoires de fantômes, donc je les répertorie dans Mysticisme et contes folkloriques.

5.

Comment as-tu défini le prix de ton ebook ? Les raisons ?

J’ai lu Dean Wesley Smith, qui a écrit 100 ebooks. Je suis ses conseils en matière de distribution et de prix.

Traduction française Catherine Bedeski

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 

GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos © Emily Hill

1ère mise en ligne et dernière modification le 5 novembre 2012

Pourquoi en numérique ? Entretien avec Fabienne Betting

En vente sur Amazon Kindle
et smashwords

NOUVEAU ! Version Originale !  sur Smashwords(tout format)

Je ne connaissais pas du tout Fabienne Betting, j’étais donc contente de découvrir une nouvelle  auteure auto-éditée ! Nos échanges par courriels se sont passés sans heurt. Fabienne est une personne directe et franche avec une pointe d’ironie sous-jacente dans le ton. En voyant sa photo, et en lisant  sa bio et le résumé de Version originale !, son premier roman, je n’ai pu m’empécher de sourire.  La dérision est un élément important de sa personnalité. Voici comment elle se présente elle-même :

Fabienne Betting a commencé sa carrière littéraire en écrivant des nouvelles qui lui ont valu le prix Vedrarias 2000 et le prix de la nouvelle policière de Dôle en 2007. Spécialiste internationale du quatrième pays balte, la Mesménie, elle lui consacre son premier roman, « Version Originale ! », qui compte déjà des centaines de lecteurs à travers le monde. Rejoignez le mouvement : Tous en Mesménie !

Fabienne aborde l’auto-édition avec nonchalance et une honnête paresse qui la rend très sympathique et invite la chance à donner le coup de pouce nécéssaire à son pari.

En vente sur Amazon Kindle
et Smashwords

Résumé du livre :

« Version originale ! »,  c’est l’histoire du jeune Thomas serveur chez McDo après avoir abandonné ses études littéraires. Il avait une bonne raison pour laisser tomber : une déception amoureuse dont l’objet était  sa prof de mesmène, langue du quatrième pays balte. Pressé par sa copine de trouver autre chose, il trouve une annonce dans « 20 minutes » juste faite pour lui : « Recherche traducteur pour le mesmène vers le français. Rémunération très bien. »

Malgré ses connaissances plus qu’approximatives de cette langue, il est incapable de résister et répond à l’annonce. Le commanditaire, estonien à l’air louche qui répond au nom de Sergeï, lui donne trois semaines  pour traduire presque 200 pages. Thomas se met au travail avec ardeur, et il traduit tant bien que mal, arrange à sa sauce les détails qu’il comprend mal, corrige ce qu’il prend pour des inepties.

Au final il s’en sort,  rend sa copie au mystérieux Sergeï, touche son dû et n’entend plus parler de sa traduction… jusqu’au jour où la Mesménie se retrouve à la une des journaux, et où le livre qu’il a traduit devient un succès de librairie.

A partir  de là, il va de surprise en surprise : Sergeï a disparu, on le menace d’un procès pour vol de manuscrit, il passe pour l’auteur du livre et Mali, sa belle prof de mesmène resurgit dans sa vie…

Fabienne Betting

Fabienne Betting répond aux 5 questions

1.

Pourquoi l’auto-édition et non pas l’édition ?

Soyons honnête : tout auteur de roman aimerait être publié par les voies « officielles » de l’édition ; c’est encore aujourd’hui le meilleur moyen d’accréditer un livre et je ne suis pas différente des autres.

Soyons réaliste : se faire éditer par une grande maison d’édition quand on est totalement inconnu, quand on ne connait personne dans le milieu ou dans la sphère médiatique, c’est presque mission impossible. Je ne fais pas le procès des maisons d’édition mais je pense qu’elles reçoivent trop de manuscrits pour les examiner attentivement. A la rigueur, si on vise le public adolescent avec des histoires de magiciens, ou si on écrit sur des sujets très vendeurs comme la politique ou l’érotisme, a-t-on une petite chance d’être remarqué. Une idée serait de mêler l’ensemble et de proposer un titre du genre « François Hollande contre les vampires libidineux de Belleville » mais je n’aurais pas le talent d’écrire un tel chef d’œuvre.

Pour les petites maisons d’édition, le problème est différent. Il faut les identifier, comprendre leur ligne éditoriale, comprendre si le roman que l’on propose correspond à cette ligne. C’est un travail assez ardu, et pour mon livre qui est une histoire souriante qui ne vise aucun public en particulier, je n’ai pas su le mener à bien.

Il me restait l’auto-édition que je connaissais mal et que j’imaginais fastidieuse et onéreuse. Par pur hasard, peu de temps après la finition de mon roman, j’ai lu sur la toile un article sur Amazon et sur sa plateforme de livres numériques ouverte à l’auto-édition. J’ai donc essayé et j’ai trouvé un moyen simple et rapide d’avoir accès à un grand nombre de lecteurs potentiels dont je suis ravie.

2.

Pourquoi le numérique ?

Le numérique est le format idéal pour l’auto-édition. Il permet de fixer un prix raisonnable et assure une certaine visibilité du produit quand on le diffuse à travers des plateformes telles qu’Amazon.

Et puis je crois fermement à l’avènement des liseuses numériques dans les années ou même les mois à venir. Nous savons qu’aux Etats-Unis elles ont de plus en plus d’utilisateurs mais il n’y a pas qu’outre atlantique que les lecteurs les adoptent.  J’étais à Moscou la semaine dernière et j’ai vu dans le métro que plus de la moitié des gens lisaient sur des supports numériques !

A mon sens, l’exception Française ne vient pas tant de l’attachement au format papier, même si cet attachement existe, qu’au  problème de l’offre en numérique qui est encore réduite et surtout du coût puisque les livres numériques restent souvent au même prix que leur version papier grand format, ce qui est proprement scandaleux. Malgré ces inconvénients, les liseuses présentent tellement d’avantages, notamment le choix de la taille de caractères, le poids, l’encombrement, que je suis sûre qu’elles finiront par d’imposer.

Illustration du roman Version Originale

3.

Ton livre est-il classé dans un genre particulier ? Si non, comment le répertories-tu sur les plateformes ?

La question du genre est particulièrement délicate pour moi. J’ai écrit un livre d’aventures que j’espère assez drôle mais qui  n’appartient pas à une catégorie particulière. Au début je l’ai laissé dans « littérature générale » sur Amazon et j’ai eu la surprise de le voir entouré par « la guerre des boutons » et « le Kamasoutra », ou bien par « A la recherche du temps perdu » et « les aventures de Sherlock Holmes ».  Je n’y voyais pas d’inconvénient mais je devais bien reconnaitre que le mélange ma semblait incongru. Je l’ai alors transféré dans des sections plus spécialisées telles que « Humour et BD » et « Policier et Suspens » mais là encore, je n’avais pas l’impression qu’il avait trouvé sa place. Si les lecteurs de cet article veulent bien me donner leur avis après avoir lu mon livre, je suis preneuse !

4.

Comment as-tu défini le prix de ton ebook ? Les raisons ?

J’ai d’abord envisagé de proposer le livre gratuitement sur Amazon et puis j’ai changé d’avis pour deux raisons : d’abord, même si j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce livre, c’est un vrai travail d’écriture, très chronophage, et je pense que tout travail mérite salaire. Ensuite, et surtout, je pense que les lecteurs qui vont payer un livre seront plus exigeants quant à son contenu et auront plus tendance à laisser un commentaire et c’est ce que je recherchais. Pour fixer le prix, cela a été plus difficile. Je voulais un montant raisonnable tout en étant significativement moins cher que les livres papiers et finalement  je me suis laissée guider par Amazon qui avait un prix conseillé, je ne sais pas sur quel critère, mais qui m’a paru convenable aussi je l’ai laissé à ce prix-là.

Version Originale ! Illustration

5.

Démarches-tu les blogs et sites de critiques. Combien de critiques as-tu obtenu sur ton/tes livre(s)? Es-tu satisfait(e) de tes relations avec ces sites et blogs ?

L’auto-promotion est une notion indissociable de l’auto-édition mais c’est une tâche bien différente de celle de l’écriture. J’ai essayé de démarcher certains sites, dont ID BOOX où Elizabeth Sutton m’a fait une très gentille critique mais dans l’ensemble je n’ai pas beaucoup démarché de blog, essentiellement par manque de temps et de connaissances de ces sites. Par contre, j’ai eu l’agréable surprise d’avoir été remarqué par certains d’entre eux et j’ai eu une dizaine de très bonnes critiques sur Amazon, qui ne sont pas de mon fait ni de celui de mon entourage. Je le précise car autant je suis partisane de l’auto-édition, autant l’auto-éloge me parait préjudiciable et discrédite l’ensemble des livres auto-édités.

Quand je l’ai pu, je me suis mise en contact avec les personnes qui avaient eu la gentillesse de commenter mon livre.

Sites sur lesquels on peut trouver les commentaires sur mon livre :

Les jardins d’Hélène Libfly, Le.cas.ss. Le blog de Tilly

l’ A B C de Fabienne Betting

A. Comment as-tu fait le formatage ?

Je l’ai fait moi-même sous Windows 7, avec word2010, pas très difficile pour Amazon et j’ai été trop paresseuse pour le formater et le mettre sur les autres sites comme iBookStore et Kobo.
La plus grande partie du formatage se fait pendant l’écriture, en respectant quelques règles simples :
1/ Utiliser les fonctions de mises en page pour définir les retraits de début de texte et les dialogues plutôt que mettre des espaces ou des tabulations  qui sont mal pris en compte à la conversion
2/ Bien penser à insérer un saut de page à la fin de chaque chapitre
3/ Pour centrer les titres et les illustrations, utiliser le bouton permettant de centrer le texte. De même utiliser le bouton « justification » pour la mise en forme des paragraphes.
4/ Pour les illustrations; insérer les images en jpg et ne pas faire de copier/coller.
J’ai passé beaucoup de temps à reformater les dialogues : J’avais mis un trop grand retrait au départ car j’écrivais en format A4 et, au moment de la conversion, ce retrait n’a pas été réduit alors que la longueur des lignes l’était, elle ! Le résultat était très vilain et j’ai du revoir ma copie.

De très bons conseils de formatage sont donnés à :
https://s3.amazonaws.com/kdp-na/files/Building-Your-Book-for-Kindle-FR.pdf

B. Combien as-tu vendu d’exemplaires à ce jour ?
A ce jour, j’ai dépassé les 150 exemplaires en un an avec une seule plateforme (Amazon Kindle)

C. Es-tu satisfaite du rythme de tes ventes ? considérant que tu es inconnue et que c’est ton premier roman.
En fait je suis plutôt agréablement surprise, autant par le nombre de commentaires favorables que par les ventes. Ça me donne envie de faire de la promotion mais à vrai dire je ne sais pas trop comment m’y prendre, et j’ai l’impression que Florian Rochat a tout à fait raison dans son entretien, quand il dit que l’auto-promotion est mal vue.

Version Originale ! Illustration

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi bientôt d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc.

Si vous désirez un entretien veuillez consulter ce billet pour les démarches à suivre.

 

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos © Fabienne Betting

1ère mise en ligne et dernière modification le 9 octobre  2012