Connaissez-vous, un lieu pour écrire, ouvert à tous ?

C’est à une soirée rencontre DES MOTS, DES PAS & DES CURIOSITÉS d’Éric Poindron, soirées littéraires dont j’aime les charmes et la générosité, que j’ai fait la connaissance de l’auteur et très réputée animatrice d’atelier Virginie Lou-Nony. Une auteure qui parle du silence de l’écriture, pas du bruit qu’elle fait ou ne fait pas dans les médias. Elle étonne par sa présence calme, sa facilité à raconter son parcours, sa passion pour l’acte d’écrire et sa capacité à saisir le silence d’où viennent les mots. Elle se raconte le plus simplement du monde et écoute en même temps, même le chat, qui pourtant passe entre les fauteuils d’un pas feutré. Virginie Lou-Nony, qui n’aimait pas l’école, est devenue professeur de lettres ; et comme, elle ne voulait pas enseigner le français comme on le lui avait enseigné, elle a eu l’idée de faire des ateliers d’écriture, puis au début des années 80, elle a fondé l’Aleph, création qui fait d’elle en France, avec François Bon, une pionnière des ateliers d’écriture.

L’épreuve du Silence : http://www.youtube.com/watch?v=K3uXfX0djdE


La soirée avance, Éric Poindron présente deux autres invités, deux auteurs qui participent aux nouveaux ateliers Gallimard.

Le concept d’ateliers d’écriture en France est sujet à polémique. Peut-on apprendre à écrire ? se demande-t-on dans les soirées littéraires ou sur les réseaux sociaux. Si personne ce soir ne s’oppose à la pratique d’un atelier d’écriture, les points de vue sont divergents sur la conception de l’atelier. Un fossé se creuse, énorme. Pourtant, j’ai l’impression que chacun parle bien de la même chose, mais pas sous le même angle. Un peu comme si l’une décrivait le côté pile et l’autre le côté face d’une même pièce.
Habituée des ateliers d’écriture que j’ai pratiqué aux États-Unis, en tant que participante, mais aussi animatrice, je sais que les techniques d’écriture s’apprennent. Aux États-Unis (depuis les années 50), l’écriture s’enseigne au même titre que la peinture, la sculpture, la danse, le cinéma ou la musique. Tous les étudiants en art du pays ne deviendront pas des artistes, mais sans doute feront-ils des carrières dans la publicité, le graphisme… De même pour les étudiants dans les programmes d’écriture.
Aucune polémique pour moi donc. L’atelier d’écriture est une bonne pratique que l’on veuille devenir écrivain ou pas, que l’on se pense déjà écrivain ou pas. Et chaque atelier possède en lui sa propre finalité suivant l’intitulé, mais aussi en fonction de l’attente et désir de ses participants.

Virginie Lou-Nony a en plus de la pratique de l’écriture en atelier, une pratique d’ouverture à l’écriture pour tous :
Les ateliers d’écriture sont un des rares lieux fondés sur le don et le partage, dons et partages qui nous enrichissent et nous arrachent au passage à l’abjecte logique économique, ce qui n’est pas une mince satisfaction » écrit-elle dans la préface de son livre Ce qui ne peut se dire.

Chez Acte Sud
Chez Acte Sud
Au fil de la soirée, elle me parle d’un projet pour aller encore plus loin dans cette quête : offrir un lieu à celle ou celui qui veut se retirer des vicissitudes du monde matériel quelque temps pour écrire. 
Le projet, c’est  La maison de l’écriture :
 » Créer un lieu où cette activité non productive, dont la seule finalité est de donner du sens à l’existence humaine, puisse s’abriter, s’épanouir et prospérer, voilà l’utopie de la petite communauté, née des ateliers d’écriture que Virginie Lou-Nony anime depuis trente ans, et rassemblée dans l’association l’Ermitage. »
Un lieu rêvé par tous ceux qui ont écrit ou ont envie d’écrire.
Virginie Lou-Nony, au travers d’une association L’hermitage, composée d’anciens participants de ses ateliers, vient de léguer un bâtiment et un terrain afin de rénover la première maison de La maison de l’écriture. Pour remettre en état, la bâtisse, l’association fait appel à une participation avec contrepartie (crowdfunding sur Ulule). Les participations commencent à 5,00 euros.

Toi qui en as rêvé comme moi si souvent pendant si longtemps, et même si tu n’en as plus besoin aujourd’hui, d’autres comme toi en rêve et en ont besoin maintenant. Donne 5 euros, 10 euros, 15 euros, 20 euros… Contribue à un projet qui a pour but d’offrir un endroit pour écrire à celle ou celui qui en éprouve l’urgence et n’en a pas les moyens matériels.
La maison de l’écriture est ouverte à toutes et à tous. Elle te sera toujours ouverte.

Vos rêves existent, il suffit d’y contribuer !

Pour Contribuer au projet, c’est sur Ulule

J’ai contribué au projet La Maison d’écriture, parce qu’il vient se placer dans un acte de générosité, il vient répondre à un désir, à un besoin humain, parce qu’il me permet de contribuer à faire un monde meilleur avec cette petite maison dans laquelle des femmes et des hommes continueront de venir y écrire longtemps après que nous y soyons passés.

J’irai un jour à La maison de l’écriture !

 

Une vidéo pour en savoir plus sur la nécéssité d’une Maison de l’écriture :

Suivre La maison de l’écriture sur Facebook

Les ateliers d’écriture de Virginie Lou-Nony :

 

 

 

 

 

 

 

 

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