MON PROCHAIN GROS TRUC, si j’ose dire.

Mon prochain gros truc est l’adaptation française de The Next Big Thing, un mème viral dans lequel les auteurs exposent leur prochain projet puis invitent d’autres auteurs à faire de même sur leurs blogs respectifs.

C’est à Jean-Basile Boutak, un des auteurs de Historietas (ebook auquel j’ai participé) chez Edicool que je dois d’avoir été « tagué ».

ebook en vente sur Edicool, Amazon.fr et itunes

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L’expression "gros truc" en français me fait sourire, mais je comprends pourquoi cela n’a pas été traduit par grand machin ou grosse chose. ;-)

Je dois avouer que j’aurais sans doute passé mon tour si je ne venais pas de finir un premier jet de mon roman en cours. Je n’aime pas vraiment parler de mes projets – peur de perdre l’énergie et le désir qui me portent. Mais je me suis dit, pour une fois, sois à la hauteur de tes personnages, fais face à tes peurs.


1. Quel est le titre de votre prochain texte ?

Je ne vais pas le dire, je veux faire la surprise !

2. D’où vous vient l’idée principale ?

De mon premier roman Ma mère est une fiction  chez Publie.net, dans lequel j‘ai fait se croiser quatre histoires. J’ai été sollicitée et encouragée sur les réseaux sociaux par des lecteurs (et même un éditeur) à développer l’une d’entre elles en roman, je me suis dit qu’ils avaient peut-être raison et j’ai essayé.

En vente sur Publie.net, Amazon, Bookeen, iBookStore...

En vente sur Publie.net, Amazon, Bookeen, iBookStore…

3. À quel genre appartient-il ?

Je ne pose jamais la question du genre. À tort peut–être ? Je me concentre sur l’histoire, les personnages. Cependant, je sens ce roman au croisement du roman d’anticipation et de l’uchronie.

4. Si votre texte était adapté au cinéma, quels acteurs verriez-vous dans les rôles principaux ?

Cette question me parle pour deux raisons. 1. L’ histoire au départ était une nouvelle de quatre pages. Ma première idée, en la relisant, était d’en faire un scénario de long-métrage, car je voyais le film. 2. J’écris mes romans en utilisant les techniques du scénario. Il faut dire que c’est ma formation. Cependant, je n’ai pas envie pour l’instant de mettre des visages connus sur mes personnages alors que je le ferais si j’écrivais un scénario.

 5. Quel est le synopsis du texte en une phrase ?

Un voyage qui tourne mal, très mal et met en péril la vie du personnage principal. ;-)

6. Allez-vous être publié par un éditeur ou en auto-édition ?

Je n’ai pas décidé, mais l’auto-édition numérique me convient très bien. J’ai déjà publiés deux livres.

7. Combien de temps avez-vous mis pour produire votre premier jet ?

Deux mois. Mais c’est maintenant que le travail le plus long commence.

8. À quel autre livre pouvez-vous le comparer ?

Aucun pour l’instant. Mais je n’ai pas lu tous les livres !

9. Qui ou quoi a inspiré l’écriture de votre livre ?

C’est une histoire que j’avais dans la tête depuis une douzaine d’année. Mais, je ne sais pas pourquoi, je n’arrivais pas à m’asseoir et à l’écrire. Et puis un jour au printemps 2011, j’ai enménagé dans un nouvel appartement et j’ai trouvé sous une latte du plancher qui bougeait, un billet d’1 dollar. Qui avait laissé ce billet ? Les propriétaires avaient-ils connaissance de cette cachette ? Ces questions en ont  apporté d’autres.  À quoi servent les traces ? Le souvenir ? La mémoire permet-elle de nous apprendre quelque chose sur nous-mêmes et sur la nature humaine ? J’ai remis le billet et repositionné la latte et j’ai écrit la première version.

10. Que pourriez-vous dire pour piquer l’intérêt de votre lecteur ?

Une des quatre parties de Ma mère est une fiction est ma matrice et permet une incursion dans le roman .

Pour prendre la suite, et se soumettre à cette pratique virale, j’invite Fabienne Riveyran, , Marlène Tissot, Claire Roig, Camille Philibert-Rosignol, Éric, Dubois, Laurent Bettoni, Olivier Moyano, Florian Rochat, Jean-Christophe Heckers, Adam Molariss. S’ils le veulent, bien sûr.

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1ère mise en ligne et dernière modification le 13 février 2013

Pourquoi en numérique ? Entretien avec Agnès Martin-Lugand, auteure

Agnès Martin-Lugand est l’auteure de Les gens heureux lisent et boivent du café, ebook classé n°2 (ce jour) dans le top 100 meilleures ventes de la Boutique Kindle d’Amazon. Si vous êtes un adepte de la Kindle, vous avez sûrement remarqué sa couverture en première page d’Amazon : une femme seule fume attablée dans un café.

Elle a vendu 3000 exemplaires numériques en trois semaines et se pince tous les jours en se demandant si elle n’est pas tout bêtement au milieu d’un joli rêve. Pour vous donner un ordre d’idée sur l’année 2011 mon premier ebook La couleur de l’œil de Dieu, qui était gratuit, a été téléchargé moins de 2000 fois. Le marché du ebook en France décolle ! ;-)

Son livre enregistre déjà 28 commentaires et son prix est passé cette semaine de 0,89 à 2,68Euros. Si vous aimez la littérature sentimentale, je vous recommande de l’acheter très vite, car le prix du livre risque de continuer d’augmenter !

Les gens heureux lisent et boivent du café est son premier roman et Agnès ne rêve pas. Ce succès immédiat (elle a publié son livre il a à peine trois semaines, le 25 décembre 2012) l’étonne et c’est humblement qu’elle s’est prêtée aux règles de l’entretien.

Je suis heureuse de son succés et heureuse de le partager avec vous. Que son expérience vous inspire, vous encourage à persévérer dans tout ce que vous entreprendrez… Tout est incroyablement possible dans ce monde et ce n’est pas Agnès qui va me contredire.

Mais place à l’invitée qui se résume simplement :

Après six ans d’exercice en qualité de psychologue clinicienne dans la protection de l’enfance, Agnès Martin-Lugand se consacre aujourd’hui à la littérature. Elle analyse et dissèque avec finesse, humour et tendresse les mécanismes de l’âme humaine pour nous livrer des récits qui nous parlent et qui nous vont droit au coeur.

3000 exemplaires en 3 semaines

3000 exemplaires en 3 semaines

Agnès Martin-Lugand répond à cinq questions

1.

Pourquoi l’auto-édition et pas l’édition  ?

Je dois revenir un peu sur mon parcours et mon aventure de l’écriture. J’ai écrit mon roman toute seule dans mon coin une bonne année. Après réflexion, j’ai eu l’envie et le besoin d’avoir l’avis d’un professionnel, de ne pas être ménagée, et d’évaluer mon écriture. C’est là que j’ai rencontré Laurent Bettoni. J’ai eu la chance de suivre un de ses tutorats. Grâce à lui, j’ai retravaillé mon histoire, mon texte, mon style. Au terme de cette ré´criture, j’ai envoyé mon manuscrit à quelques éditeurs. J’ai attendu, attendu, et attendu. Puis, deux réponses sont arrivées, plutôt encourageantes, mais négatives ! Après le coup de bambou, et sur les conseils de Laurent, j’ai repris mon roman pour la énième fois. Et finalement, ce que j’imaginais pénible a été bénéfique. La version finale est ce que j’attendais depuis le début. La question s’est alors posée : devais-je reprendre contact avec les éditeurs qui m’avaient répondu et dont j’avais suivi les recommandations ? Ou bien en solliciter d’autres ? Ayant assisté à l’expérience de Laurent en tant qu’auteur indépendant, j’ai été titillée moi aussi par l’aventure. Et puis, un peu comme un caprice, je n’avais pas envie d’attendre six mois ou plus, qu’un éditeur me refuse, et de me retrouver avec deux manuscrits sur les bras (parce que je suis en plein dans le second !). J’ai ressenti le désir profond d’être lue, de me soumettre à l’avis des lecteurs, d’aller à leur rencontre. Qu’est-ce qui compte lorsqu’on écrit ? Et bien d’être lu ! Ça semble bête et logique, mais c’est comme ça… Quelle solution avais-je ? L’auto-édition. L’aventure de l’indépendance est excitante, terrifiante, on prend le risque de commettre des erreurs de débutants, c’est le jeu. On crée une petite entreprise pour permettre à son histoire et ses personnages de vivre leur vie. Je reconnais que le fait d’être entourée et conseillée par un auteur expérimenté m’a grandement facilité les choses, la découverte de ce milieu, le formatage des fichiers, la couverture…

Je ne me faisais aucune illusion au moment du lancement, je tentais un coup de poker, mais j’allais au bout de ma démarche, au bout de mon projet. Une façon d’assumer mon écriture, mon travail. Aujourd’hui, cela fait trois semaines que mon roman est en ligne, et jamais je ne regretterais mon choix. Je suis émerveillée par le succès rencontré. Comme on dit la sauce a pris, et je mène ma barque comme je l’entends.

2.

Pourquoi en numérique ?

J’ai découvert la lecture numérique il y a un an. Je faisais partie des septiques, accro au papier. Je contemplais ma bibliothèque prête à s’écrouler, et je fermais les yeux en tendant ma carte bleue chez le libraire. Et puis pour voir ce qui se faisait en édition indépendante, je me suis secouée, et j’ai tenté le coup. J’ai commencé à lire avec ma tablette des livres numériques, j’ai trouvé ça d’une facilité déconcertante, de l’achat à la lecture, en passant par le peu de place que cela prend ! En tant que lectrice, je peux découvrir de nouveaux auteurs à moindre coût. Comme beaucoup, j’attends que le prix des livres numériques de l’édition traditionnelle baisse… Les liseuses et les tablettes sont des outils formidables, simples. En sortant mon roman à ce format, j’ai bousculé les habitudes de mon entourage, bien souvent réticent à utiliser ces petites choses pour lire. Certains ont adhéré. Tant mieux !

4e de couverture

4e de couverture

3.

Comment as-tu défini le prix de ton ebook ? Les raisons  ?

C’est un mixte entre le point de vue de la lectrice, de l’auteur-indépendant, de la primo-romancière. À ça, j’ai rajouté le nombre de pages, mon roman est court, 180 pages. Soyons clairs, l’attractivité du prix permet de se rendre visible, le lecteur ne prend pas beaucoup de risques en achetant un livre à 2,68 euros. L’offre de lancement à 0,89 euro, et qui a duré presque trois semaines avait clairement pour but de frapper fort dès le début. Mais au-delà de l’aspect commercial, c’est aussi un moyen de rendre la littérature accessible à un plus grand nombre. Utopiste, me dira-t-on.

4.

Sur quelles plateformes  ?

Amazon, Kobo, Chapitre.com, iTunes.

5.

Combien de temps passes-tu par jour à la promotion de ton dernier livre ? Cela empiète-t-il sur ton temps d’écriture ? Utilises-tu les réseaux sociaux ? Lesquels et comment ?

Il est difficile de quantifier le temps que j’y passe, c’est récent pour moi, et je suis encore dedans. Et je dois reconnaître que je me suis peut-être éparpillée ! Pour résumer, plusieurs heures par jour, pour activer des contacts, et en chercher d’autres, solliciter des personnes susceptibles de faire connaître mon roman. J’ai déjà eu la chance d’avoir un papier dans un quotidien régional, une interview sur le blog de Laurent Bettoni, Écran total, et un passage sur une chaine de télévision locale, sans oublier la présente interview ! Et tout ça, ça prend du temps, mais c’est dans la continuité de la démarche d’indépendance, c’est pour la bonne cause, c’est intéressant, instructif et grisant. On est maître du jeu.

Bien sûr, cela a empiété sur mon temps d’écriture, les deux premières semaines, je n’ai pas écrit un mot. Ce n’est pas dû en totalité au temps consacré à la promo, l’excitation, l’obsession du compteur, des avis y sont aussi pour beaucoup. Depuis, je me canalise, et je m’astreins à me remettre au travail, à écrire, à me concentrer sur mon second roman. Je divise mon temps. Lorsque je suis sur la promo, je ne fais que ça, et lorsque j’écris, je m’enferme dans ma bulle avec ma nouvelle histoire, mes nouveaux personnages.

Au sujet des réseaux sociaux, je n’étais pas une adepte, loin de là. J’avais un Facebook dormant où je ne me rendais jamais, je n’avais pas ou peu d’amis virtuels ! Il a bien fallu s’y mettre. Activer mon compte, être plus présente sur la toile, ne serait-ce qu’avec les gens que je connais. Ça a été aussi l’occasion pour moi d’apprendre à me servir de cet outil, je patauge encore. Je me suis créé un nouveau profil dédié à mon activité d’auteur. Profil qui a permis à quelques lecteurs ou des curieux de rentrer en contact avec moi, j’ai pu recevoir leur ressenti, certains m’ont posé des questions sur l’auto-édition, sur le prix, sur la date de sortie de mon prochain roman. Pour le moment, je ne m’aventure pas plus loin, je continue mon apprentissage, chaque chose en son temps.

Acheter Les gens heureux lisent et boivent du café

4e de couverture

Le livre existe aussi en version papier

 Lire les entretiens précédents d’auteurs auto-publiés :

Entretiens croisés avec Laurent Bettoni

Entretien avec Emily Hill

Entretien avec Fabienne Betting

Entretien avec Florian Rochat

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et acceptent de travailler eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 


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1ère mise en ligne et dernière modification le 18 janvier 2013

Pourquoi en numérique ? Entretien avec Sylvie Lavoie, blogueuse

Je suis tombée sur le blog de Sylvie Lavoie, Je lis en numérique et j’adore, au fil de mes balades sur la toile, naviguant d’un lien l’autre, d’un réseau social l’autre. Le nom m’a de suite interpellé. J’en aime la simplicité et l’excès de la fin.

Je suis toujours à la recherche de nouvelles blogueuses/blogueurs qui lisent en numérique, d’une part pour leur proposer mes ebooks, d’autre part pour les inviter dans cette rubrique, créée pour accueillir toutes celles et tous ceux qui participent à la numérisation littéraire des esprits. ;-)

J’aurais pu rencontrer Sylvie d’une autre manière, car je me suis rendue-compte, après coup, que nous appartenions au même club de lecture numérique ! Club qui lui a donné envie de créer ce blog. Sylvie dirige aussi une librairie virtuelle d’ebooks illustrés pour enfants.

Mystérieuse et franche, simple et byzantine, timide et passionnée, responsable et fantaisiste, Sylvie Lavoie est un personnage curieux et une personne curieuse. Elle ajoute donc à ses nombreuses activités, Je lis en numérique et j’adore, dans lequel elle partage, depuis mars 2011, ses lectures d’adulte, avec un grand appétit et plein d’enthousiasme. Ses goûts littéraires me semblent assez variés. Déjà partenaire avec Onlit, et StoryLab, elle aime la litttérature enfantine (en tant qu’auteure aussi) et la littérature générale. Sylvie s’intéresse particulièrement à la mise en perspective de la lecture et la pédagogie et de la technologie et la littérature :

Éducatrice en petite enfance, praticienne en santé naturelle et ayant toujours écrit ; du simple journal intime à la création de sites web, de livres pratiques sur les plantes médicinales, de livres pour enfants. Toujours à l’affût des nouvelles technologies qu’elle découvre, elle expérimente toutes les possibilités pour transmettre son expérience au service des créateurs du monde littéraire.

C’est ainsi qu’elle arrive au monde numérique.

Blog de lectures

Blog de lectures

Sylvie Lavoie répond à cinq questions

1.

Comment es-tu arrivée dans le numérique ?

J’y ai fait mon entrée sur deux paliers soit en tant que lectrice et en tant qu’auteure jeunesse.

Mon arrivée dans le numérique en tant que lectrice :

La première fois que j’ai lu un livre numérique, c’est en expérimentant un e-lecteur sur mon agenda électronique. J’ai tout de suite trouvé des avantages du livre papier malgré des restrictions sur cet appareil. L’écran n’était pas très large mais lorsqu’on lit, nous n’avons pas besoin de voir la page entière. Une fois cette habitude acquise, j’aimais bien faire descendre les pages avec mon pouce.
De plus, je pouvais adapter les polices d’écriture pour plus de confort de lecture en rapport avec ma vue.

Puis, je me suis procurée une tablette numérique que j’ai expérimentée pour la lecture et comme je voulais lire à l’extérieur, je suis passée à une liseuse à encre électronique qui s’ajuste à la lumière du jour.

Mon arrivée dans le numérique en tant qu’auteure jeunesse :

Depuis quelques années, j’écris des histoires pour la petite enfance. Je m’associe avec des illustrateurs pour réaliser des manuscrits illustrés. J’ai participé également à des projets comme Tandem jeunesse. Chaque projet finalisé, nous nous dirigeons vers les maisons d’édition en leur soumettant notre manuscrit. Malheureusement, cette démarche ne porte pas les fruits espérés. L’attente et la compétition me découragent.

C’est alors que je songe à proposer nos livres sous forme numérique en créant une librairie virtuelle pour enfants. Ce projet m’oblige à étudier les meilleurs formats pour visionner des illustrations numériques afin de les adapter aux différents supports multimédia. Je découvre une autre branche de la littérature jeunesse contemporaine.

Liseuses

Liseuses

2.

Pourquoi en numérique ?

Avec la liseuse, j’ai trouvé mon support idéal de lecture. J’ai recommencé à lire mes classiques, disponibles gratuitement partout sur le web. Je me suis abonnée à une bibliothèque virtuelle où de chez-moi j’emprunte mes " e-books" régulièrement. Ouvrir ma liseuse c’est comme ouvrir une porte sur le Monde avec tous les livres à ma disposition. Quoiqu’il m’arrive encore de lire des " livres papiers", je n’éprouve plus de différences proprement dites avec ma lecture virtuelle. Une fois installée dans l’histoire, on oublie le support qui nous le livre. Ceci dit, j’apprécie davantage le confort de ma liseuse.
 Elle est si légère dans mes mains.

3.

Lis-tu un genre particulier ?

Dans mon aventure avec les livres numériques, je suis privilégiée grâce aux contacts établis par le biais de mon blog. Des lectures en commun, des " challenges" et des propositions de maisons d’éditions m’amènent à lire des genres différents. J’aime les découvrir ainsi que leurs auteurs.

On assiste avec le monde de l’édition numérique à plus de liberté pour les auteurs à publier leurs oeuvres. Il y en a vraiment pour tous les goûts et c’est à nous de chercher dans le vaste choix proposé sur le web.

Liseuse Kindle

Liseuse Kindle

4.

Qui sont tes clients ?

J’écris mes chroniques littéraires pour le plaisir. J’ai débuté mon blog avec cette idée en tête et c’est dans cet esprit qu’il se développe de jour en jour. S’y est greffé de belles rencontres et des propositions de partenariat avec des maisons d’édition numérique qui en échange d’une critique me font parvenir un livre. Il arrive aussi que des auteurs m’en fasse la demande ainsi que des visiteurs qui parfois  me suggèrent des titres.

5.

Quels sont tes souhaits sur l’évolution, le développement de l’édition numérique ?

Je souhaite que les livres numériques pour enfants soient mieux exploités par les parents et les intervenants de l’enfance. Que les créateurs jeunesse trouvent leur place dans ce marché et diminuent leurs réticences à franchir le pas. Ayant expérimenté maintes fois le visionnement d’e-books auprès des enfants, que ce soit sur un ordinateur ou une tablette électronique, je peux vous affirmer que la même magie d’entendre et de voir une histoire est toujours la même pour eux.
 De plus, les livres électroniques sont moins coûteux que les livres papier d’où la facilité à se créer une belle bibliothèque jeunesse touchant des thèmes pédagogiques des différents stades de développement de l’enfant.

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Blog de lectures

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Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc. et acceptent de travailler eux.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 


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1ère mise en ligne et dernière modification le 11 janvier 2013

Entretiens croisés entre Chris Simon et Laurent Bettoni_6. Nouveau statut pour l’écrivain ?

Cette rubrique est née d’une idée de Laurent Bettoni. Il m’a proposé ces entretiens croisés entre son blog Écran total et le mien. J’ai accepté aussitôt.

Nous produisons tous les deux des ebooks. Et si ma carrière d’éditée a pris son envol en numérique, j’ai publié longtemps sur la toile et en revues papier. De même que Laurent a publié chez des éditeurs avant de se lancer dans l’aventure de l’auto-publication numérique.

© @Louise_imagine & ©Laurent Bettoni

© @Louise_imagine & ©Laurent Bettoni

Nous échangerons autour de six questions. Chaque question sera publiée en alternance sur mon blog et sur celui de Laurent Bettoni Écran total. "Croisé" signifie que nous avons établi un véritable cross-over entre nos deux blogs ; les questions 1, 3 et 5 seront traitées sur Le baiser de la mouche, les questions 2, 4 et 6 sur Écran total.

Au-delà du plaisir que nous prenons tous deux à échanger et à partager sur le thème du livre et de l’autoédition numériques – un vrai plaisir littéraire – nous espérons susciter des réactions, des réflexions, des débats. Un engouement, qui sait…

Sans cloisonnement sans préjugé faisons place à la 6e et dernière question :

Lire la Question 6  surEcran Total

Lire les Q1, Q2, Q3, Q4, Q5

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Chris Simon :

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1ère mise en ligne et dernière modification le 6 janvier 2013

Entretiens croisés entre Chris Simon et Laurent Bettoni_5. Démocratie et écriture ?

Cette rubrique est née sur une idée de Laurent Bettoni. Il m’a proposé ces entretiens croisés entre son blog Écran total et le mien. J’ai accepté aussitôt.

Nous échangerons autour de six questions. Chaque question sera publiée en alternance sur mon blog et sur celui de Laurent Bettoni Écran total. "Croisé" signifie que nous avons établi un véritable cross-over entre nos deux blogs ; les questions 1, 3 et 5 seront traitées sur Le baiser de la mouche, les questions 2, 4 et 6 sur Écran total.

Au-delà du plaisir que nous prenons tous deux à échanger et à partager sur le thème du livre et de l’autoédition numériques – un vrai plaisir littéraire – nous espérons susciter des réactions, des réflexions, des débats. Un engouement, qui sait…

 

Q 5

En quoi le numérique peut-il démocratiser l’écriture ?

 

 

Chris Simon(Photo @louise_imagine)

Chris Simon
(Photo @louise_imagine)

Chris Simon. Les blogueuses et blogueurs sont de plus en plus des amateurs, des passionnés d’un sujet et qui écrivent sur celui-ci. Ils découvrent et font découvrir aux autres. Ils partagent leur savoir. Il y a une très forte notion de partage dans le numérique. Ce partage est parfois mal compris et certains pensent que tout devrait être gratuit sur internet. Je ne crois pas. Je peux décider de partager ma connaissance sur les papillons, mais je peux aussi décider d’en tirer un profit pour vivre, de créer mon propre emploi (vu la disparition des emplois dans les pays occidentaux !). Les deux approches sont viables et respectables.

Nous sommes finalement arrivés à créer une société ou la grande majorité des gens savent lire et écrire. On devrait s’en réjouir. C’est un réel accomplissement de société humaine.

Laurent Bettoni

Laurent Bettoni

Laurent Bettoni.

Il est devenu très facile de publier et de diffuser ses écrits sur le Net. C’est en cela que le numérique démocraitse l’écriture. En quoi est-il gênant que très peu de textes ainsi publiés soient « lisibles » ou dignes d’intérêt ? Qui cela embête-t-il ? Et puis, ce qui est inintéressant pour moi sera peut-être captivant pour toi. Les lecteurs sont bien assez grands pour savoir ce qu’ils aiment ou non. On effectue un tri rapide de ce qui va nous plaire ou pas.

Je me réfère encore à la musique et à la video, mais le numérique et le Net ont permis dans ces domains de découvir des talents. Il n’ y a aucune raison pour que cela ne se produise dans l’écriture.

à suivre…

Retrouvez la Question 6 demain 6 janvier 2013 sur Ecran Total

Il vous manque une question ? Lire la Q1, Q2, Q3, Q4

Chris Simon & Laurent Bettoni

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1ère mise en ligne et dernière modification le 5 janvier 2013

Entretiens croisés entre Chris Simon et Laurent Bettoni_4. Numérique et démocratie ?

Cette rubrique est née d’une idée de Laurent Bettoni. Il m’a proposé ces entretiens croisés entre son blog Écran total et le mien. J’ai accepté aussitôt.  Nous produisons tous les deux des ebooks. Et si ma carrière d’éditée a pris son envol en numérique, j’ai publié longtemps sur la toile et en revues papier. De même que Laurent a publié chez des éditeurs avant de se lancer dans l’aventure de l’auto-publication numérique.

© @Louise_imagine & ©Laurent Bettoni

© @Louise_imagine & ©Laurent Bettoni

Nous échangerons autour de six questions. Chaque question sera publiée en alternance sur mon blog et sur celui de Laurent Bettoni Écran total. "Croisé" signifie que nous avons établi un véritable cross-over entre nos deux blogs ; les questions 1, 3 et 5 seront traitées sur Le baiser de la mouche, les questions 2, 4 et 6 sur Écran total.

Au-delà du plaisir que nous prenons tous deux à échanger et à partager sur le thème du livre et de l’autoédition numériques – un vrai plaisir littéraire – nous espérons susciter des réactions, des réflexions, des débats. Un engouement, qui sait…

Sans cloisonnement sans préjugé faisons place à la 4e question :

Lire la Question 4  sur Ecran Total

Lire les Q1, Q2 Q3

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1ère mise en ligne et dernière modification le 4 janvier 2013

Entretiens croisés entre Chris Simon et Laurent Bettoni_3. Papier/numérique, des ennemis ?

Cette rubrique est née sur une idée de Laurent Bettoni. Il m’a proposé ces entretiens croisés entre son blog Écran total et le mien. J’ai accepté aussitôt.

Nous échangerons autour de six questions. Chaque question sera publiée en alternance sur mon blog et sur celui de Laurent Bettoni Écran total. "Croisé" signifie que nous avons établi un véritable cross-over entre nos deux blogs ; les questions 1, 3 et 5 seront traitées sur Le baiser de la mouche, les questions 2, 4 et 6 sur Écran total.

Au-delà du plaisir que nous prenons tous deux à échanger et à partager sur le thème du livre et de l’autoédition numériques – un vrai plaisir littéraire – nous espérons susciter des réactions, des réflexions, des débats. Un engouement, qui sait…

Q 3

Que penses-tu de la rivalité papier/numérique ?

 

 

Chris Simon(Photo @louise_imagine)

Chris Simon
(Photo @louise_imagine)

Chris Simon. La rivalité se trouve au niveau financier. Un livre papier se vend en plus grande quantité (même en auto-publication) qu’un livre numérique. C’est l’état du marché actuel. Seulement l’auteur en numérique gagne autant que l’auteur en papier. Je m’explique : sur un livre vendu 2,99€ sur Amazon, Amazon me reverse 1,98€, c’est plus que les 10% de droits d’auteur pratiqués par la plupart des maisons d’éditions papier sur un livre à 18,00€. Chez un éditeur numérique, l’auteur touchera autour de 30 % et bénéficiera de tous les services d’une maison d’édition à compte d’auteurs. L’éditeur numérique ÉLP reverse jusqu’à 60%. Je le signale car ce tarif est rare.

L’argent, donc. Le numérique remet en cause le partage des revenus et des coûts sur un livre au profit de l’auteur et du lecteur. En effet, le prix des livres numériques des auteurs auto-publiés et des Pure Players est très en dessous du tarif pratiqué par les maisons d’éditions papier. C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

En tant que lectrice j’apprécie de pouvoir lire en abonnement le catalogue (plus de 600 titres) de Publienet pour 95,00€ par an. En tant qu’auteur, j’apprécie de gagner de  30 % à 70 % (en auto-édition) des ventes de mon livre et non pas 10%.

L’argent aura raison de ce débat numérique/papier qui n’en est pas un. Le papier n’est pas mort, mais le ebook ne tue pas d’arbres et n’est pas trop gourmand en électricité sur liseuse.

Laurent Bettoni

Laurent Bettoni

Laurent Bettoni. Opposer le papier au numérique, c’est comme si je disais à un pote : « Écoute vieux, je viendrais bien chez toi, mais tu te chauffes à l’électricité. Et moi, ce que je préfère, c’est le silex et la torche, y a que ça de vrai, tu comprends ? Alors, ça va pas être possible. » Stupide. Proprement stupide.

Le papier et le numérique sont juste deux supports de lecture différents, pour deux usages différents, l’un n’excluant pas l’autre, mais le complétant au contraire. Évidemment, je préfère l’objet livre à une tablette ou une liseuse. Un livre – surtourt ceux de chez Lunatique qui sont des œuvres d’art – est autrement plus sexy, plus charnel, plus sensuel qu’un ordinateur de poche froid et numérique. Je ne suis pas comme ces mecs qui se la racontent en prétendant qu’ils sentent le papier, qu’ils le caressent, qu’ils écoutent la couverture craquer, etc. Perso, je n’ai jamais vu aucun de ceux-là sniffer un livre, ni caresser les pages, ni s’émouvoir d’une couverture qui craque, parce que les livres qu’on achète aujourd’hui ne sentent que la colle qui pue à mort, que leurs pages ne possèdent aucune nervure, vu qu’on édite sur du papier recyclé et archirecyclé, et que les couv. sont cartonnées, voire vernies, et non en vieux cuir, alors pour les entendre craquer, bonjour ! Bref, je ne suis pas comme ces personnes, mais je préfère, quand j’en ai la possibilité, tenir un livre entre les mains plutôt qu’un reader. Seulement, je m’intéresse aussi au contenu, à la quantité et à l’apect pratique. Là, une liseuse est imbattable. Quand je pars en vacances, tous mes livres tiennent dans ma liseuse. Pour les chroniques que je rédige, j’ai besoin de lire pas mal de livres. Les recevoir en numérique éviterait l’encombrement de ma bibliothèque. Et si le livre m’a plu, rien ne m’empêche de l’acheter ensuite en broché.

Il est important de signaler, à cet égard, qu’une des grandes plates-formes d’autopublication numérique propose également les livres en version papier, en impression à la demande, ce qui contente tout le monde. Chez ce libraire en ligne, mes romans sont ainsi disponibles en ebook et en papier.

Enfin, si on pense aux élèves, les tablettes de 150 grammes remplaceront bientôt, j’espère, les kilos de manuels qu’ils se coltinent sur le dos à longueur d’année. Là encore, vive le numérique.

Et le numérique permet le livre enrichi, qui peut trouver tout son sens dans les ouvrages pédagogiques ou pratiques. Mais pas que. Avant, il y avait les livres-disques ; demain, il y aura les livres-films.

à suivre…

Retrouvez la Question 4 demain 4 janvier 2013 sur Ecran Total

Il vous manque une question ? Lire la Q1, Q2

Chris Simon & Laurent Bettoni

Chris Simon & Laurent Bettoni

Bibliographies

Des ebooks de 0,00 à 4,00 Euros

Des ebooks de 0,00 à 4,00 Euros

Chris Simon :

Laurent Bettoni :

GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos © Louise_Imagine, © LaurentBettoni

1ère mise en ligne et dernière modification le 3 janvier 2013

Entretiens croisés entre Chris Simon et Laurent Bettoni_1.

Cette rubrique est née d’une idée de Laurent Bettoni. Il m’a proposé ces entretiens croisés entre son blog Écran total et le mien. J’ai accepté aussitôt.  Nous produisons tous les deux des ebooks. Et si ma carrière d’éditée a pris son envol en numérique, j’ai publié longtemps sur la toile et en revues papier. De même que Laurent a publié chez des éditeurs avant de se lancer dans l’aventure de l’auto-publication numérique.

Nous échangerons autour de six questions. Chaque question sera publiée en alternance sur mon blog et sur celui de Laurent Bettoni Écran total. "Croisé" signifie que nous avons établi un véritable cross-over entre nos deux blogs ; les questions 1, 3 et 5 seront traitées sur Le baiser de la mouche, les questions 2, 4 et 6 sur Écran total.

Au-delà du plaisir que nous prenons tous deux à échanger et à partager sur le thème du livre et de l’autoédition numériques – un vrai plaisir littéraire – nous espérons susciter des réactions, des réflexions, des débats. Un engouement, qui sait…

Sans cloisonnement sans préjugé faisons place à la première question :

Q 1

Quelles sont les raisons qui t’ont conduit(e) à l’autopublication en numérique ?

 

Chris Simon(Photo @louise_imagine)

Chris Simon
(Photo @louise_imagine)

Chris Simon. Une rencontre avec un auteur anglais en 2010. Quelques mois plus tard, il faisait un succès numérique et puis aussi un désir d’aventure. J’ai senti tout de suite que c’était pour moi, même si au début l’aspect technique m’a un peu décontenancée et découragée. J’ai ressenti un sentiment de liberté immense. Je n’ai jamais trouvé très épanouissant d’attendre une réponse par courrier ou courriel de la part d’une maison d’édition pour un manuscrit que j’avais envoyé. J’insisterai même pour dire que depuis que je ne pratique plus ce sport de luxe, je vis beaucoup mieux. Ma vie d’auteur a changé. Je me sens plus sereine et j’ai balayé pas mal d’illusions et de désillusions, celles qu’on se fait quand son manuscrit est refusé sans raison précise ou élaborée.

Laurent Bettoni. Ce que j’écris est rarement consensuel, et je l’écris avec un vocabulaire extrêmement peu châtié. Si bien que mes propos et mes mots peuvent choquer ou heurter. La plupart des éditeurs ne sont pas prêts à, estiment-ils, courir ce risque. Ils ont besoin de choses plus lisses, plus formatées, plus conformes à ce qu’ils pensent correspondre au « grand public ». Un éditeur me fait mentir, cependant : Lunatique. J’ai récemment découvert avec bonheur cette sublime maison à la ligne éditoriale incroyable, osée, moderne, ébouriffante, punk et rock’n’roll. Une maison d’édition… indépendante, évidemment.

Laurent Bettoni

Laurent Bettoni

Chez tous les autres, il faut rentrer dans le moule. Concernant mes deux derniers romans, Écran total et Les Corps terrestres, on n’a pas critiqué l’écriture, mais on a reproché au premier d’être trop violent, trop bizarre, trop sombre, et au second d’être trop pornographique, trop cru, trop choquant. Je ne me compare pas à ces talents, mais les manuscrits de Sade, Miller, Bukowski, Ellis, Palahniuk et Welsh seraient-ils acceptés aujourd’hui par des éditeurs français s’ils étaient présentés par des auteurs français ? Non. Je trouve ce retour à la pudibonderie et à la censure regrettable.

Donc, ce qui m’a conduit à l’autoédition numérique – entre un roman publié chez Robert Laffont et un prochain à paraître en 2013 chez Don Quichotte –, c’est l’amour de la liberté et un rejet de la censure, surtout quand elle confine à l’autocensure de la part de l’éditeur.

Liberté de sortir mon livre à la date qui me convient, en évitant ces deux bourbiers que représentent les rentrées de septembre et de janvier. Encore un mal purement hexagonal. La fameuse exception culturelle française, sans doute.

Liberté de publier des textes dans leur version d’origine, sans lissage, sans vernis, sans édulcorant, pour les proposer aux lecteurs tels qu’ils doivent être lus. En somme, je propose, et le lecteur dispose. Et s’il n’aime pas, tant pis pour moi. Ou tant mieux, l’essentiel étant qu’il réagisse. Pour lui, qu’il aime ou non, ça reste indolore, puisque le prix de mes romans n’excède pas 3,99 euros. J’ai même une nouvelle et deux récits jeunesse à 0,89 euro chacun.

Voilà une autre liberté que m’offre l’autopublication en numérique, celle de ne pas m’enfermer dans un créneau. Je peux aussi bien écrire pour les adultes que pour les plus jeunes, ce qui n’est pas toujours permis par un éditeur, car il ne faut pas « tout mélanger, ça perd le lecteur, et donc ça plombe les ventes ». Et je peux aussi bien publier un roman de 220 pages qu’une nouvelle de 14 pages.

à suivre…

Retrouvez la Question 2 demain 2 janvier 2013 sur Ecran TotalLire la Q2

Chris Simon & Laurent Bettoni

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1ère mise en ligne et dernière modification le 1er janvier 2013

Pourquoi en numérique ? Entretien avec Sabine Lauret, blogueuse.

J’accueille aujourd’hui, Sabine Lauret, propriétaire du Blog Ma Bibliothèque bleue et première blogueuse littéraire dans Pourquoi en numérique ? J’ai croisé Sabine pour la première fois en 2011 dans un groupe de lecture : le club des lecteurs numériques.

Quand je cherchais à faire lire mon premier ebook en mai 2011, c’est tout naturellement que je l’ai sollicitée, elle était une des rares blogueuses littéraires à lire en numérique et n’avait aucun à priori sur l’auto-édition. Elle reste aujourd’hui rare dans la blogosphère à privilégier la pratique de la lecture numérique. Pour cette raison, je tenais à ce qu’elle soit la première blogueuse de la rubrique.

Sabine Lauret lectrice et blogueuse

Sabine Lauret lectrice et blogueuse

Indépendante, curieuse et grande lectrice, Sabine lit entre 80 et 120 livres par an et se définit comme une bouquinovore. Elle a acheté sa première liseuse en 2008. Elle voit le numérique comme une fabuleuse alternative au papier. Elle y trouve de nombreux avantages et aime défendre ce support qui trouve ses détracteurs au sein de non-utilisateurs convaincus "mais pas très convaincants" souligne-t-elle. Depuis un an, elle organise multiples rencontres autour de lectures avec des auteurs de Provence, où elle vit, en collaboration avec les acteurs économiques de la région. Voici comment elle se présente :

Amoureuse des livres depuis mon plus jeune âge et malgré des études littéraires, je travaille aujourd’hui dans la logistique. Je vis ma passion au travers d’un blog, créé en 2004 dans le seul but de découvrir les possibilités du web et partager mes lectures avec mes copines aux quatre coins de la France. Aujourd’hui, c’est en moyenne 300 pages de Ma Bibliothèque Bleue qui sont consultées quotidiennement. Des partenariats avec des éditeurs et des auteurs auto-édités se sont mis en place au fil du temps.

Sabine Lauret répond aux cinq questions + une

1.

Pourquoi le numérique ?

Je dévore les livres et je suis souvent amenée à me déplacer. J’ai vu dans le numérique la solution à mes problèmes de transport de volumes lourds et/ou encombrants. Plus d’arguments sur France Culture 24h du livre

2.

Lis-tu un genre particulier ? Si non, comment choisis-tu les livres sur lesquels tu travailles ?

Je lis des romans, des nouvelles, du polar, de la poésie, des essais, principalement. Je ne sais pas apprécier les romans historiques, de Science-Fiction ou de Fantasy. Je choisis mes lectures selon mes envies du moment, un coup de coeur sur la couverture, une 4ème de couv qui allèche ou encore aux vues de l’actualité qui peut gravir autour d’un titre ou de son auteur.

Tablette

Tablette

3.

À quel moment la bouqinovore a pris le clavier ? Y a-t-il eu un événement particulier?

J’ai  commencé à tenir un blog à un moment de ma vie où j’avais un besoin de m’exprimer, alors que j’étais muselée dans ma vie personnelle et professionnelle. Le blog était le nouveau mode d’expression à la mode (c’était juste après les « pages perso » du début de l’internet en France). À l’époque, mon forfait était de 20h par mois et j’ai dû le changer pour un 50h par mois afin de pouvoir explorer les mises en pages, les différents langages du web, la gestion des photos… j’ai rapidement voulu faire une différence entre ce que je vivais chaque jour et mes lectures.

J’adore le bleu, je voulais parler des livres que j’avais dans ma bibliothèque, voilà comment est née Ma Bibliothèque Bleue. 

4.

Au regard de toutes tes lectures es-tu impressionnée /intimidée par les écrits et les auteurs des livres que tu as dévorés ?

J’aime être surprise par une qualité d’écriture ou l’originalité d’un récit, par les mots qui savent faire s’emballer mon coeur, me donner la chair de poule, me mettre la larme à l’oeil … J’aime les rencontres avec les auteurs qui parlent passionnément de leur travail. J’ai été fortement intimidée par Henning Mankell. Lorsque je l’ai rencontré, malgré l’humilité qui le caractérise, j’avais beaucoup d’appréhension à l’aborder. J’ai bafouillé trois mots en anglais et j’ai eu beaucoup de mal à lui dire ô combien je suis fan de ses livres et en complète adoration devant son personnage Kurt Wallander. Mais c’est bien un cas isolé, car je n’ai éprouvé aucune retenue face à Marc Lévy par exemple.

Je n’écris que sur les livres que j’ai aimés, en partie ou dans l’ensemble. Le but de mon blog étant de donner envie de lire, je ne vois aucun intérêt de fustiger un titre que je n’ai pas apprécié. Si ce n’est pas à mon goût, c’est certainement au goût de quelqu’un d’autre … Tous les titres présents dans mon blog sont des livres que j’ai lus. C’est un principe chez moi. Je ne veux pas écrire mon avis comme un simple « copier coller » d’un site commercial.

La légende de Little Eagle

Liseuse

5.

Comment vois-tu l’avenir de l’édition numérique ? 

L’édition numérique doit passer le cap de la révolution pour s’installer pleinement dans les mentalités et/ou usages de lecture.

Et ton avenir ?

Après des collaborations sur les livres d’auteurs comme avec La vieille dame, le rien… et les autres de Karine Carville ; et des années de blogosphère, j’aimerais, aujourd’hui, travailler dans (la chaîne ?) le réseau du livre, mais je ne sais pas véritablement comment orienter mon action. J’ai un projet qui me tient à coeur et qui verra peut-être le jour en 2013. Ce sera peut-être l’étincelle …

6.

Quels sont tes souhaits sur l’évolution, le développement de l’édition numérique ?

Le développement de l’édition numérique doit permettre de passer outre la simple "copie" du livre papier. Elle doit proposer des versions "enrichies", des bonus au livre qui pourront pleinement justifier les tarifs qui sont pratiqués aujourd’hui.

Suivre Ma Bibliothèque bleue sur Facebook, Twitter

 

Pourquoi en numérique ? est une série d’entretiens avec des auteurs autoédités en numérique, mais aussi d’autres acteurs qui font les corrections, le formatage, etc.

Si vous désirez un entretien veuillez lire les démarches à suivre. Si vous êtes auteur ici , si vous n’êtes pas auteur 


GOINGmobo, the Magazine of the Mobile Bohemian

Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

Photos  ©Coralie Wernberg ©Florian Rochat

1ère mise en ligne et dernière modification le 9 décembre 2012

AllSinnersSerie : retour d’expérience d’écritures en temps réel

Sur mon billet précédent, je vous annonçais la série über interactive AllSinnersSerie de Jeff Balek, projet de « Fiction transmédia et collaborative » en temps réel sur le réseau social Twitter.

Je me suis inscrite pour participer au projet en mon nom, je pensais y participer en tant que l’auteur Chris Simon, mais je ne sais pas comment ç’est arrivé, au deuxième jour deux personnages me sont apparus : un très jeune enfant accompagné de sa gouvernante américaine. C’est donc ensemble que nous avons traversé la tempête s’abattant sur Yumington entre le 28 novembre et le 2 décembre 2012. Je retrace dans ce billet mon experience et publie le texte qui en a résulté (dans lequel j’ai inséré mes intéractions avec d’autres Twitt’actrices/acteurs du projet).

En chiffres ma participation c’est : 80 tweets (dont la majorité sur le dernier jour), 4 intéractions, 3 retweets.

En terme d’expérience : je constate que j’ai mis du temps à démarrer, 1 tweet par jour dans les deux premiers jours, je n’ai pas lu toutes les consignes dès le début sur le site de AllSinnersSerie, ce qui fait que je n’ai pas eu toutes les informations en main dès le départ. Exemple : l’existence du Bar pour rencontrer les autres twitt’actrices et acteurs. J’ai navigué et me suis emparée de l’univers de Jeff Balek à l’intuition et chaotiquement, mais le contexte même du scénario n’était-il pas un chaos !?

Qu’est-ce que ça m’a apporté : j’écris rarement au kilomètre si je puis dire. Je réfléchis beaucoup avant d’écrire et mets sur le papier peu de phrases, ce qui explique mon lent démarrage sur AllSinners. Sur les derniers jours, j’ai écrit au kilomètre, je veux dire sans réfléchir pousser par chaque phrase. C’est un exercice que je pratique rarement. J’ai ressenti une impression  de grande liberté et de spontanéité (mais n’allez pas en déduire qu’il n’y a aucune spontanéité dans mes écrits !) J’ai aussi établi une ponctuation adaptée au format twitter (140 signes maximum) afin de gagner des espaces (chaque tweet devant contenir : #AllsinnersSerie #TwitterFiction) et je publie le texte avec cette ponctuation qui me semble lisible. Et j’ai aussi rencontré de nouvelles têtes sur Twitter et ça c’est cool ! ;-)

Qu’est-ce que j’aimerais voir améliorer : l’interaction avec les autres twitt’actrices/acteurs de manière à faire se rencontrer nos personnages dans les décors de Yumington, même tenter d’agir sur leurs trajectoires indivituelles. Il m’a paru difficile dans le projet tel quel de le faire. J’ai tenté de retweeter certains récits que je voyais passer, m’en inspirer parfois dans mon propre récit, interagir avec d’autres twitt’acteurs… Je dis bien j’ai tenté !

Bilan : Positif. J’ai trouvé cette forme d’écriture très addictive et proche de la performance. Le dernier jour j’ai fait deux fois 1h30 de suite de récit tweeté. Je me suis prise au jeu. J’ai apprécié l’urgence (5 jours), la necessité de répondre en intègrant les news de Yumington et surtout me retrouver dans l’univers d’un autre auteur. Je crois que le fait que tout se déroule en temps réel a été libérateur pour moi. C’est une autre forme d’écriture, il faut fournir, faire appelle à son imagination, écrire tout ce qui nous vient à l’esprit. C’est une technique d’écriture plus scénaristique que romanesque. Je ne rendrais certainement pas public un premier jet de scénario, mais ce texte  dont  je ne suis pas sûre de la légimité de le publier dans son entier puisque les tweets du récit n’ont pas été conçus pour une forme de permanence, je le montre ici et  j’assume le récit abracadabrant de cette écriture effrenée ! Une deuxième forme de libération !

Série transmedia et collaborative ent temps réel

Série transmedia et collaborative ent temps réel

Jour 1 : 28 novembre 2012

Horreur ? L’écrivain n’aimait pas ce mot Il lui fit horreur et il l’effaça

Jour 2 : 29 novembre 2012

Elle ne sait pas quoi faire de ce colis daté de 1897 C’est lourd, encombrant, comme sa tête Aspiriiiiine!

Jour 3 : 30 novembre 2012

Episode 1

Impossible d’appeler YouPS De rendre le colis La route inondée ressemblait au Mekong Ouvrir Ne pas ouvrir

Elle appela son fils Espérait qu’il ne contenait rien de périssable Un enfant irresponsable devant la loi

-Je sais que ce n’est pas Noël Noël en novembre ! -Il est trop gros -Ouvre, c’est pour toi -J’en veux pas

-C’est pas pour toi Ouvre ! Il lui sourit et tira sur la ficelle qui céda vu son grand âge

Il tomba sur les fesses La boîte se désagrégea, nauséabonde Elle recula protégeant l’enfant -Ferme les yeux !

Episode 2

Je retweete une Twitt’actrice :

30 Nov Marlene@marlene_tissot

Va savoir si la tempête saura nettoyer tout ça. Effacer le passé de chacun. Remettre les choses nues et claires #AllSinners #TwitterFiction

Retweeted by Chris Simon

Qui m’inspire le tweet suivant :

Une vague de 5 mètres de haut remonta la carcasse gigantesque et les emporta Elle, le petit, les débris du colis

Le petit se retrouva happé entre les côtes du dinosaure en décomposition Elle ne lui lâcha pas la main

Une autre vague la propulsa à son tour dans la cage thoracique du mastodonte dont la puanteur s’estompait

Chutes d’eau, torrents, cascades Il était impossible de savoir si le petit pleurait, si elle était blessée

Le petit suffoquait le visage bleui, elle aussi Combien de temps tiendraient-ils ?

Sur la vague Hawaïenne le Dinosaure redressa ses vertèbres dorsales, puis cervicales

L’eau lui redonnait vie La gueule surplombant la vague déferlant Il respirait, pétant le feu !

La cavité de ses orbites se remplissaient d’une crème gélatineuse et laiteuse formant des globes oculaires

Une interaction avec un Twitt’lecteur :

Chris Simon@Qrisimon

La cavité de ses orbites se remplissaient d’une crème gélatineuse et laiteuse formant dees globes oculaires #TwitterFiction #AllSinnersSerie

Details

30 Nov sc△lp@scaalpaa

@Qrisimon #TwitterFiction #AllSinnersSerie je mange, sinon.

Chris Simon@Qrisimon

@scaalpaa tu as quoi au menu ?

Tweet text 30 Nov sc△lp@scaalpaa

@Qrisimon demi canard rôti "old bohemian style" pic.twitter.com/KuB3m35g

Ils viraient au noir Des rétines se dessinaient Le gaillard trouva l’équilibre sur l’arête de la vague

Le dinosaure épris d’un râle d’épuisement respira profondément. L’oxygène chaud lui arriva en pleine tête

Elle imagina une fenêtre ouverte sur la campagne, se reprit et serra le petit contre l’oesophage du monstre

Je retweete un Twitt’acteur :

30 Nov H_X_Lemonnier ‏@H_X_Lemonnier

#AllSinners #twitterfiction http://www.youtube.com/watch?v=6WNrDCRjd7k … Deux hommes qui ne savaient plus. Un démiurge insolent. Un navire dérouté. Une femme jetée.

Retweeted by Chris Simon

Jour 4 : 1er décembre 2012

Épisode 1

Une déflagration à rendre sourd le dinosaure éclate Il tourne la gueule de gauche à droite de droite à …

En réponse à un des tweets(non retrouvé) de @marlene_tissot tiwtt’actrice, qui fait part de l’explosion d’une baie bitrée !

Des bouts de verres éclatés lui forment des crêtes sur l’échine dorsale jusqu’à la queue qu’il agite

Il ne saigne pas Il a hérité d’une trombophilie de sa grande tante dragon

Le petit aspire l’oxygène, revient à lui Il ouvre les yeux Vivant Pooky Vivant tu es Vivants nous sommes

Nous nous embrassons Rions Le dinosaure est pris d’une crise d’éternuements Ça lui secoue les tripes

Jour 5 : 2 décembre 2012

Épisode 1

Elle avait faim Pookie aussi Le vent cessa et le dinosaure s’immobilisa contre des troncs d’arbres empilés

Il se secoua vivement, queue, crête dorsale, pattes, une par une Perdit quelques bouts de verre

Il escalada les troncs et marcha Il tomba nez à nez avec un engin rouge qui roulait dans sa direction

Comme il ne savait pas ce que c’était Il marcha dessus Un autre arriva dans l’autre sens

Il entendit des hurlements et -Un diplodocus Un diplodocus Il attrapa le bus et le porta à son oeil gauche

Les passagers sautaient par les fenêtres puisque les portes par sécurité leurs restaient fermées

Le chauffeur criait -Le diplodocus est herbivore. Restez calme -Le diplodocus est herbivore

-Prête-nous ton bonnet Comme la fille refusait, le punk, le plus maigre lui arracha et s’en couvrit le crane

L’autre punk, grassouillet, enroula son foulard comme un turban Le diplodocus le regardait avec intérêt

Arrête de bouger, il t’a repéré Les deux punks pacifistes de nature n’en menaient pas large

Et la fille reprit son bonnet et se planqua sous une banquette Le diplodocus laissa tomber le bus et bu

Une énorme flaque d’eau dans lequel il avança et se vit Devant son reflet, il recula se rapprocha recula

Effaré de rencontrer un animal avec une si petite tête et de si grosse pattes

Pendant ce temps, Pookie ne tenait plus en place et commençait à en avoir marre d’être dans le noir

Sa gouvernante américaine le faisait jouer à Simon says pour passer le temps et le rassurer

Deux bus rouges firent un demi-tour voyant le diplodocus boire sur le bord de la route

Deux autres encore Ces demi-tours intempestifs des deux côtés de la route créaient un embouteillage démesuré

D’autant plus qu’il était impossible de faire une sortie de route Les inondations l’en empêchaient

Pookie refusait de jouer à Simon says Il voulait jouer à What’s for dinner? L’état de son humeur s’aggravait

Le diplodocus se trouvait beau Il continuait de fixer la flaque entre chaque gorgée

Pookie se prit une douche, il s’éloigna de l’estomac et se calma No dinner no dinner criait la gouvernante

Épisode 2

L’embouteillage était à son comble et la police n’arrivait pas Certains disaient qu’il n’y en avait plus

Do you like liver? Pookie ne connaissait pas ce mot Elle lui tendit un morceau marron-rouge

Swallow C’est gluant Swallow C’est visqueux Swallow Pookie ferma les yeux et ouvrit la bouche

Je retweete :

2 Dec Natalia@ARRIBASNatalia

En suis-je capable?Vivre sous un seuil d’alerte perpétuel ? Agir ou guetter ? Tuer ou l’être? Prison ou liberté?#AllSinners #Twitterfiction

Retweeted by Chris Simon

Tandis que la gouvernante se tailladait une tranche de foie avec son coupe-ongles porte-clés

Pookie déglutit, tira la langue et fit sa première phrase complète en anglais. This is not veal!

But Pookie what could it be? Trop tard elle avait avalé la tranche et un doute angoissant l’assaillit…

Elle félicita Pookie lui proposant une autre tranche mais il fit la tronche et bouda Le foie verdissait

Pookie, liver makes you speak English! Take more! Whatever liver! Elle était contente de sa trouvaille

Son apprentissage fonctionnait enfin ! 6 mois de babytalks ! Elle entendit une sirène de Police

Et Pookie enchaîna Tududute Tududute à tue-tête dans le ventre du diplodocus Tududute Tududute

Le diplodocus ressentit un malaise, une sorte de nausée spacio-temporel existencialo

Il avait le mal de mer, détourna les yeux de son reflet et tapa de sa queue aux écailles de verre la route

Quel carambolage ! La route ressemblait à une casse quand 150 CRS atterrirent en parachute sur la chaussée

Ils plièrent leur voile distribuèrent des barres en chocolat à petits et grands et approchèrent le monstre

Quand on est herbivore et qu’on a mal au coeur, le chocolat ça peut blesser ou énerver Et ça l’énerva

Il cracha une flamme d’une longueur de 100 mètres et ça réchauffa l’atmosphère

Tout feu tout flamme la gouvernante, Pookie sur les épaules, jaillit de l’estomac

Elle heurta les dents du mastodonte, tomba sur un tapis rugueux et baveux, y roula

Elle fut propulsée, retombant sur le petit pour finir au volant d’une Fiat 500, new look

Les passagers avaient fuit la voiture dont le moteur tournait toujours

Elle poussa Pookie sur le siège passager et accéléra droit devant traversant les flammes

La chaleur intense avait séché les bas côtés de la route et les champs attenants

Intéraction avec  :

2 Dec Natalia@ARRIBASNatalia

@Qrisimon aurais tu pris des champis ? :o

Chris Simon@Qrisimon

@ARRIBASNatalia Tu n’imagines pas si j’en prenais! ;-O

9:53 AM – 2 Dec 12 ·

Natalia@ARRIBASNatalia

@Qrisimon euh…Je préfère pas l’imaginer non lol

2 Dec Chris Simon@Qrisimon

@ARRIBASNatalia ;-) !

Capturons le monstre hurlaient les CRS fraîchement débarqués

La gouvernante leur fit un sourire et un geste signifiant Good Luck Gentlemen

Pookie brandit le poing par la vitre baissée Hasta la Visa! La 500 longeait des monts étrangement écaillés

Avec son feu, nous sécherons la ville ! répétait le capitaine des CRS, un moustachu Dalinien et dynamique

J’attends les dernières news du soir de Yumington, mais pas de news

Épisode 3

Le mastodonte qui tentait de se débarrasser de son mal, balaya de la queue la 500 qui décolla dans les airs

Vol plané… Pookie et la gouvernante ont la banane. Ils planent puis traversent une baie vitrée

Atterrissent dans un salon bourgeois face à l’écran de télé

Pookie ouvre la portière Une femme de dos dit : Bonne nuit, Stryker ! Two se retourne

Two se précipite dans son salon Voit l’enfant Décidement les enfants aujourd’hui…

La gouvernante américaine reste tête couchée sur le volant Sans vie

Two voit la femme dans la voiture. Morte ? Elle défonce la vitre Hey! Vous m’entendez ?

La gouvernante lève la tête Ça va ? Yes what is your name? Two

I did ask your name! Two ? Two Ce n’est pas un nom, c’est un chiffre

La gouvernante qui n’en était plus à ça près se souvint de son élève, le chercha du regard

2 Dec H_X_Lemonnier@H_X_Lemonnier

#AllSinners #TwitterFiction Ils rigolent. "On dira qu’il était mort ". La portière claque…des flaques… cloaque. Clignote. Crying Raven Bar.

Retweeted by Chris Simon

Where is Pookie ? Il joue sur le tapis dit Two en se servant un whisky je vous en sers un ?

23h35 – FIN

2 DecChris Simon@Qrisimon

@CryingRavenBar je découvre le bar seulement maintenant ! ;-)

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Plus d’infos :

 Liste de toutes les histoires des Twitt’actrices et acteurs sur blogs

Le site de AllSinnersSerie

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Chris Simon _ Licence Creative Commons BY-NC

1ère mise en ligne et dernière modification le 6 décembre 2012.